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« La rentrée sera effective, mais pas forcément apaisée »

Martin Bakary et LiafissiAyélo étaient hier les invités del’émission Le grand rendez-vous de Soleil Fm. Les deux acteurs syndicaux des enseignements maternel et primaire ont été unanimes : la reprise des classes sera effective, mais la non-satisfaction de certaines revendications cruciales pourrait perturber le bon déroulement de l’année scolaire.

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« Une rentrée effective n’est pas synonyme d’une année scolaire apaisée ». C’est par cette nuance,révélatrice del’insatisfaction des acteurs du système éducatif béninois, que Martin Bakary et LiafissiAyéloont résumé l’état d’esprit des enseignants à la veille de la reprise des classes. Martin Bakary est leSecrétaire général national de la Confédération des syndicats engagés du Bénin (Cseb) et membre du conseil des sages du ministère des enseignements maternel et primaire. LiafissiAyélo est, pour sa part, le Secrétaire général national du Syndicat du collectif national des enseignants pour une crédibilité de l’éducation au Bénin (Cneceb). Les deux syndicalistes s’accordent à dire que la rentrée 2016-2017 a été mieux préparée que celles des années antérieures. Cependant, ils ont tous évoqué des revendications qui constituent des menaces pour le bon déroulement des activités pédagogiques au cours de l’année scolaire prochaine.

Des revendications qui risquent de perturber l’année scolaire
L’une des revendications qui tiennent à cœur aux syndicalistes et dont la non-satisfaction pourrait perturber l’année scolaire, c’est le problème de la gestion des carrières des enseignants contractuels d’Etat. Une revendication érigée au rang d’exigence par les syndicats, au regard des nuisances causées par cette situation qu’ils qualifient de « bâtarde ». En effet, les enseignants contractuels passent sous la tutelle du Fonds national des retraites, lorsqu’ils deviennent des agents permanents de l’Etat. Malheureusement, cette transition entre la Caisse nationale de la sécurité sociale (Cnss) et le Fonds national des retraites se révèle être un véritable parcours du combattant où les 25 mille enseignants concernés souffrent le martyre, malmenés par les administrations des institutions.Un problème qui perdure au Bénin depuis les années 1990, alors que les autres pays de la sous-région (Togo, Côte d’Ivoire) y ont déjà apporté des solutions durables. Les invités ont fait remarquer qu’il existe au Bénin, depuis 1998, un avant-projet de décret pour régir les relations entre la Cnss et le Fnr ; un projet de texte sur lequel l’ancien régime a travaillé. Ils ont insisté sur le fait qu’il est primordial que le gouvernement actuel finisse le travail entamé et prenne le décret sinon, ce serait de la « mauvaise foi » ; une mauvaise foi qui va engendrer une « année troublée ». Ils ont aussi recommandé au gouvernement de réinstaurer le guichet unique à la Cnss et d’organiser les élections professionnelles pour en finir avec la « tricherie syndicale » des centrales syndicales qui ne sont plus représentatives des travailleurs.

Les mesures du gouvernement globalement approuvées
MeartinBakary et LiafissiAyélo ont diversement apprécié les mesures prises par le gouvernement ces dernières semaines. Il s’agit, entre autres, du redéploiement des « enseignants sédentaires », du limogeage de certains directeurs pour insuffisance de résultats, de la suppression de certains lycées.Si pour Martin Bakary, ces mesures visent à renforcer le système éducatif, Monsieur Ayélo, tout en soutenant le gouvernement, estime que les directeurs d’école déchargés de leurs fonctions et les enseignants sommés de « retourner à la craie » auraient pu bénéficier d’un moratoire pour plus de sensibilisation.
Globalement, les deux syndicalistes trouvent judicieuses les décisions concernant le retour de la dictée du Ci au Cm2 ; la nouvelle carte scolaireavec les « écoles compressées » ; le recrutement prochain de 3 601 enseignants ; le retour des 219 « enseignants sédentaires » ; le redéploiement des 3 361enseignants induit par la redéfinition de la carte scolaire. Autant de mesures qui vont réduire le déficit d’enseignants de 15 mille à 2 mille et permettre un suivi plus rigoureux des écoles par les inspecteurs et les conseillers pédagogiques à la retraite. LiafissiAyélo a fait observer que si le dernier concours des enseignants n’avait pas été annulé, il aurait pu régler le problème de déficit des enseignants, car les candidats avaient postulé avec des diplômes professionnels.
Les deux acteurs syndicaux ont vivement exhorté le gouvernement à œuvrer pour le renforcement de la formation dans les écoles normales des instituteurs (Eni), aussi bien dans le secteur public que privé,en maintenant le retour de la dictée au test d’entrée à l’Eni et en veillant à une sélection plus rigoureuse des candidats, même ceux qui y vont à titre payant, car le niveau des enseignants aussi baisse.
Fawaz AYAH (Stg)

3-10-2016, La rédaction


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