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Mini zoo du Cpa à Cotonou : Un espace de vie sauvage en manque d’attractivité

La ville de Cotonou dispose depuis plus de deux décennies d’un mini parc animalier ouvert au public, au Centre de Promotion de l’Artisanat (Cpa). Cependant, ce zoo est loin d’offrir le meilleur de la vie sauvage au public, du fait d’un manque d’attention de l’Etat et des problèmes infrastructurels.

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Derrière un portail vétuste, couvert de divers dessins d’animaux, s’ouvre au Centre de promotion de l’artisanat à Cotonou, une vie sauvage, passée presque aux oubliettes. Dans cet espace d’environ 0.5 ha, la trentaine d’espèces animales présente retient peu l’attention du public. « C’est vrai qu’il y a un zoo ici. Mais, je ne sais pas si ça fonctionne vraiment. J’ai appris qu’il y a plusieurs années, un lion voulait fuir et ils l’ont tué. Il n’y a pas l’affluence comme cela se doit », déclare Darius, un usager du Cpa. En réalité, au dire du responsable du mini zoo, Sylvain Charles Sanni, l’affluence a commencé à baisser depuis que le roi de la jungle est mort, abattu en 2007 par les forces de sécurité. « C’était un incident qu’on pouvait éviter. J’étais justement en train de faire des courses pour le soin de l’animal quand la scène s’est produite. Depuis ce temps, les gens viennent et demandent si nous avons un nouveau lion. C’est le véritable objet d’attraction du site », explique-t-il. Cependant, l’absence de cette bête qui attire les amis de la faune et des apprenants est loin d’être la véritable cause de la chute des statistiques de visite. En attendant un nouveau lion, une lionne est quand même présente dans le centre, mais n’arrive pas à elle seule à faire grimper les statistiques de visite.

Précarité et vétusté
Lancé avec 2 lionceaux, 2 singes et un âne, il y a plus de deux décennies, le mini zoo de la ville de Cotonou peine à émouvoir. Pour un zoo situé dans la ville phare du Bénin, l’atmosphère est paysanne. Le cri des oiseaux et des volailles est en permanence étouffé par un groupe électrogène de la Sbee qui vrombit derrière la clôture. Les animaux se retrouvent dans des loges peu adéquates, bien que le gestionnaire avoue faire des efforts pour améliorer le cadre. Au lieu d’être fascinant, l’espace en vient à dégouter parfois les visiteurs. « C’est une honte pour moi. Il y a quelque temps, un ambassadeur et sa petite famille sont venus découvrir le zoo. Mais à peine, ont-ils commencé la visite qu’ils se sont étonnés de ce que nous gardions les singes enchainés. La visite a été alors écourtée », confie Sylvain Charles Sanni. Il rappelle les difficultés auxquelles il est confronté depuis la prise en main des lieux, après avoir abandonné l’opportunité de servir dans le zoo du Président Blaise Compaoré au Burkina-Faso. « Le problème qui s’est posé est que l’Etat n’appuie pas le zoo. Il y a des Directeurs du Cpa qui affichent la volonté de nous accompagner, par contre d’autres non. Il arrive des jours où nous n’avons pas de quoi nourrir les animaux », se plaint-il. Et ce n’est pas des projets de restauration du Zoo qui ont manqué à son avis. Cependant, les engagements se sont souvent heurtés à des situations parfois incomprises du responsable du zoo. « Des ministres ont souvent demandé à ce que je fasse des devis pour la restauration du centre. Les quelquefois que cela a prospéré, ça ne nous a vraiment pas profité », fulmine-t-il. Dans tous les cas, le mini zoo de Cotonou n’est pas loin de ressembler à un vulgaire enclos.

Changer de fusils d’épaules
Face à la baisse, d’année en année, de la fréquence des visiteurs, le mini zoo va plutôt à la rencontre du public, au risque de sombrer. « Nous déplaçons les animaux quelquefois dans certaines écoles pour intéresser les apprenants. Ça a intéressé les écoles parcourues et celles environnantes qui avaient pensé que le parc n’existait plus », affirme-t-il. Des actions fortes sont aussi attendues pour redorer le blason du Zoo. « Si la France est allée prêter des pandas en Chine pour animer son Zoo, ça montre l’importance qu’on y accorde ailleurs. Les animaux ont été accueillis comme des vedettes à l’aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle à la descente du "Panda Express", un Boeing 777 spécialement affrété », ajoute-t-il. Des infrastructures modernes et une augmentation du nombre d’espèces sont aussi nécessaires pour rendre plus attrayante la vie sauvage au cœur de la capitale économique du Bénin.
Fulbert ADJIMEHOSSOU

28-04-2017, Karim O. ANONRIN


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