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Ne louez pas, créons notre numérique

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L’informatique est un océan dans lequel peuvent s’immerger toutes les compétences béninoises et bien au-delà. Les siècles précédents nous ont permis d’acquérir des compétences techniques afin de comprendre et de maîtriser certains mécanismes liés à notre nature. Les possibilités qu’offre l’informatique n’ont pas de limites. La digitalisation à elle seule a su briser les lois de la répétition. Cultiver l’informatique est devenu une nécessité d’ordre primaire pour toutes les sociétés en quête de prospérité. Longtemps, nos sociétés ont été régies suivant les règles de la sélection naturelle. Pourtant, il y a de la culture partout, seulement certaines nous servent mieux que d’autres. L’ère que nous abordons nous pose des défis qui nécessitent des instruments nouveaux, capables de corréler, d’analyser et de sélectionner l’effort des meilleurs d’entre nous afin d’assurer convenablement une place pour chacun de nous.
Nous nous devons de comprendre chaque paramètre et de ne laisser au hasard que ceux que nous ne connaissons pas. Si l’informatique devient une des premières ressources de notre nation, sa culture nous ouvrira des portes encore jamais visitées. L’informatique est un art initié par Alan Turing capable de décrire notre Être, nos Avoirs, et si elle est bien maîtrisée, permet de prédire notre Devenir Instantané après avoir analysé notre passé factuel. Ce n’est un secret pour personne que nous souffrons. Et nous souffrons de beaucoup de maux que nous devons déjà commencer par enregistrer, diagnostiquer puis identifier afin d’y apporter, chacun dans son contexte, le remède adéquat.
Notre Jeunesse, principalement souffre de n’avoir aucun idéal à suivre. Il est devenu presque un rythme naturel que celui d’entamer sa croissance ici au pays, trouver les astuces afin de finir son éducation en Occident, servir de main d’œuvre là-bas avant de revenir mourir ici une fois la retraite atteinte. Notre terre a du mal à prospérer suivant cette logique. Notre administration a été mise en marche avec l’aide de nos maîtres d’entre-temps, et elle est restée comme figée dans le temps comme si aucune amélioration n’était capable de lui redonner la saveur de vie dont nous rêvons tant, mais que nul ne s’autorise à engager. Nous connaissons tous au bout des doigts les maux qui la rongent et que nous n’avons plus le temps d’énumérer.
De même, nous savons tous que les données que génère notre administration finissent pour la plupart leur cycle de vie au moment même de leur établissement ; que les données, même numérisées sont éparpillées un peu partout et parfois dans des ordinateurs particuliers ; que souvent les gentilles personnes tentent bien de nous satisfaire, mais ont autant peur de se tromper ou d’enfreindre des situations mal comprises qu’elles préfèrent ne donner aucune suite à nos requêtes ou à un rythme d’une lenteur qu’on ne devrait pas juger trop vite.
Notre Diaspora est dotée d’un savoir-faire externe, qui pourrait redonner plus qu’une bouffée de vie à notre chère patrie. Néanmoins, les mésaventures accumulées à tenter d’établir des ponts avec le bled poussent ses membres les moins chanceux à la ruine ou à se dénaturaliser. La grande majorité attend sa fin de vie avant de rentrer au bercail. Notre terre a du mal à prospérer suivant cette logique. Tous ces Symptômes emblématiques de notre époque nous rendent vulnérables et nécessitent des instruments nouveaux afin de nous réconcilier dans un premier temps avec notre Être et nos acquis, avant de nous projeter vers un avenir meilleur. Lorsque Nous allons chez un expert chargé de guérir nos maux, la première Vision qui nous pousse vers lui est principalement celle d’une guérison.
Un expert est précisément celui qui est apte à ordonner une recommandation après avoir analysé vos maux. Nous sommes convaincus que si le Bénin se dote lui-même d’un axe robuste en informatique, ses enfants boucheront petit à petit les trous de la jarre. Lorsque nous traversons notre pays, c’est avec étonnement que nous nous rendons compte du savoir-vivre de la grande majorité des habitants de notre nation. Aussi, on se rend compte du potentiel et du génie de chacun de nous. On peut se demander ce qu’attendent ces îlots de talents afin de communier leurs efforts.
Imaginons ce qui adviendra s’ils avaient le minimum de moyens à leur disposition. Notre Université est certainement le premier endroit que nous devons à tout prix développer. Si nous redéfinissons, ensemble avec nos frères de la Diaspora les standards nouveaux qui gouvernent le monde actuellement, afin de baser dès la sortie de l’université nos étudiants, ce sont des îlots de mutations que nous envoyons tout droit se déverser dans notre mer de compétences. Ces étudiants, armés de nouvelles manières d’aborder les choses que nous gérons et qui nous sont chères sauront trouver les meilleures solutions à tous nos maux.
Le Registre de la population est le premier chantier que nous allons bâtir afin de mettre en place un instrument fiable capable de recenser chaque fils et fille du Bénin. Une gestion totalement informatisée de la population nous permet d’anticiper sur nos attentes. Ainsi, nous pourrons par exemple réduire les faramineux coûts liés aux recensements périodiques ou bien envoyer à chacun de nos enfants un exemplaire de leurs droits et devoirs la veille même de leur majorité.
Les retombées positives du registre de la population dans tous les secteurs de notre nation sont innombrables. Notre administration à elle seule est constituée en grande partie de données liées au Registre de la population. Nos Ambassades, nos Hôpitaux, notre Police entre autres sont fondés principalement sur la base des données centralisées liées au Registre de la population. L’informatique, lorsqu’elle est bien maîtrisée, offre des possibilités inouïes qui peuvent faire de notre nation, un exemple exceptionnel en Afrique et dans le monde.
Ne serait-ce que dans des domaines dans lesquels les mathématiques appliquées et les analyses liées à la perception humaine entrent en jeu. Notre jeunesse est avide de savoir et une nation qui se veut prospère, se doit de former sa jeunesse afin qu’elle puisse faire face aux contraintes liées au développement. Aujourd’hui, nous, Béninois, avons la capacité de nous saisir de l’informatique comme ressource ; de l’expérimenter et d’en faire bon usage afin de mieux maîtriser la plupart des choses qui nous entourent.

Ulrich Vladimir Tevi, architecte Informatique

12-08-2016, La rédaction


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