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Obtention obligatoire du Bepc avant le passage au 2nd cycle : Une mesure mettant les acteurs au défi

Les candidats au Bepc doivent désormais retrousser les manches. Non seulement ils doivent obtenir le diplôme qui sanctionne la fin du 1er cycle, mais ils devront totaliser une moyenne supérieure ou égale à 10. Cette mesure, bien que salutaire, suscite des réactions tant dans le rang des élèves que des enseignants et des parents d’élèves.

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L’une des mesures fortes prises par le gouvernement, dans son arrêté N°002/Mestfp/Dc/Sgm/Igm/Dipiq/Dec/Desg/Sa/95sgg16, c’est l’obtention obligatoire du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) et 10/20 de moyenne annuelle avant le passage au second cycle. Lundi 19 janvier 2017. Il est 7 h 45mn. Au Collège d’enseignement général Le Nokoué, tout le monde sacrifie à la traditionnelle cérémonie des couleurs. Après l’hymne national savamment exécuté par l’un des classes, le Directeur du Ceg Louis Dochamou saisit le micro : « A vous qui allez à l’examen ! Le passage en classe de 2nde est désormais conditionné par l’obtention du Bepc et de la moyenne de classe supérieure ou égale à 10 ». A peine au terme de ses propos que les élèves poussent des cris d’étonnement. Dans le rang des candidats au Bepc, une panique s’installe. L’on ne se donne plus la peine d’écouter la suite des propos du Chef d’établissement. Les commentaires autour du sujet se sont multipliés d’un cran. « C’est impossible ! le Gouvernement ne peut aller à cette extrémité. A cette allure, je risque d’abandonner l’école », lance tout froid un élève en langue locale.
D’après quelques enseignants, la loi est dure, mais c’est la loi. A en croire le Conseiller pédagogique, S. Abdou Zakiou Takpara, les responsabilités sont partagées. « Lorsque les notes sont sexuellement transmises, lorsque le professeur n’évalue pas convenablement ses apprenants ou qu’il attend le dernier moment pour faire deux interrogations en même temps, lorsque l’enseignant sait qu’il a mal fait son examen sommative et qu’à la fin il est obligé d’arranger la note des apprenants, il y a de fortes chances qu’il y ait un écart important entre la moyenne obtenue au Bepc et la moyenne de passage. Si en tant qu’enseignants, nous prenons toute la mesure de cette décision et que nous faisons les choses dans les normes, nous devons nécessairement arriver à un résultat positif. Mais, lorsque les résultats sont biaisés par des comportements indignes des enseignants, cela conduit à des problèmes », déplore-t-il. Louis Dochamou trouve non seulement que les enseignants sont comptables des mauvais résultats enregistrés, mais aussi les élèves. « Aujourd’hui, contrairement à ce que nous avons connu, le niveau de conscience n’est pas le même. On a affaire à des élèves qui manquent de volonté. Nous avons des élèves qui ont plus la propension à aller vers la télévision et les réseaux sociaux. Ce qui me scandalise le plus, c’est que le phénomène prend de l’ampleur et pas seulement chez les apprenants, mais au niveau de toutes les catégories sociales », fustige-t-il. Il a également indexé les parents d’élèves qui, pour lui, ont failli à leur mission.

Le Bepc, une panacée ?
L’obtention obligatoire du Bepc n’est pas, selon les parents d’élèves, une fin en soi. Pour le Président de la Fédération nationale des associations des parents d’élèves du Bénin, Epiphane Azon, le Bepc ne saurait être une condition pour continuer ses études. « Je connais un doyen de la Faculté des sciences juridiques qui n’a pas eu le Bac, mais qui a pu être un professeur agrégé », confie-t-il. Même si le gouvernement prend des dispositions pour assainir les résultats, dit-il, il faut faire la part des choses. « Les gens n’ont pas le Bepc, mais arrivent à avoir le Bepc d’un coup. Il arrive que les premiers échouent, pourtant, ils n’ont pas démérité au cours de l’année scolaire », argue-t-il. Louis Dochamou pense, pour sa part, que, cette mesure a favorisé des gens, mais l’on ne saurait dire que c’était une situation normale. « Ceux qui en ont bénéficié ne l’ont pas fait de gaieté de cœur. Je ne vois aucun élève aller au second cycle, sans le Bepc, à cœur joie. C’est toujours avec des états d’âme. L’idéal, c’est que l’élève obtienne son Bepc depuis la classe de 3ème. Ainsi, il aura les coudées franches pour poursuivre le baccalauréat » déclare-t-il tout en concluant que, obtenir le Bepc au second cycle, c’est poursuivre deux objectifs à la fois.

27-01-2017, Patrice SOKEGBE


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