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Où va le Bénin après 25 ans de démocratie ?

Valentin Agon, fait un appel pour un consensus national innovateur afin de construire la boussole contenant les grandes priorités nationales pour mettre le Bénin sur la voie du développement et cesser d’attendre un messie développeur !

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Ouf ! Il y a longtemps que j’ai commencé par dire de diverses manières au peuple béninois que nous avons opéré une grande Rupture en 1990 par la conférence nationale des forces vives de la nation, mais elle n’a traité qu’un pan de notre problématique de développement, autrement de la rationalisation de notre existence en tant que nation autodéterminée. En réalité, la conférence a construit une boussole pour conduire le pays dans la paix en instaurant la démocratie et en balisant l’ordre démocratique par la constitution avec un conseil constitutionnel, garant de cette démocratie qui ramène le pouvoir exécutif dans le bon chemin s’il s’en écarte.
Cependant, la conférence nationale de 1990 n’a pas tracé un chemin pour le développement du Bénin, elle a laissé la question du développement à la merci du hasard et elle a ainsi condamné l’avenir du Bénin à se perdre dans une attente d’un messie développeur ou une hypothétique surprise hasardeuse de développement par qui je ne sais ! Depuis lors, le Bénin tourne en rond en ce qui concerne son développement. Le Conseil économique et social qui devait être le conseil national du suivi-évaluation du développement national n’est qu’un organe qui n’émet que des avis consultatifs, il ne détient pas un pouvoir pour ramener l’Exécutif dans le chemin des grandes priorités nationales, ces dernières n’existent même pas. Ainsi de 1990 à 2015, les régimes se sont succédés sans grande obligation de développement, sans boussole de développement et le résultat évident est qu’il n’y a aucun consensus national sur les réels impacts de développement mesurables sur tous les plans. Les uns ont réussi à laisser des traces dans un domaine, les autres ont marqué les esprits par d’autres actions plus ou moins tangibles et cela au bon vouloir du dirigeant qui n’a aucune obligation de résultats en matière de développement et n’a de compte à rendre à personne pour sa gestion de l’État.
Par ailleurs le deuxième pouvoir national qu’est la représentation nationale, l’Assemblée Nationale, est achetable et les députés ne vont faciliter la vie à l’Exécutif si ce dernier détient un pouvoir d’argent pour les convaincre c’est-à-dire les corrompre avant qu’ils ne lui permettent d’avancer dans « son programme de développement ». La République du Bénin est en réalité dans un blocage où nous ne pouvons que régresser. Chaque organe userait de son pouvoir pour bloquer ou manipuler les autres, d’où la "manipulocratie", le vrai visage de la démocratie à la béninoise. Où va le Bénin ?

Le navire Bénin évolue au gré du vent et navigue vers le port du développement sans aucune boussole de développement.
Il nous faut nous réunir une fois encore pour achever la belle innovation de 1990 en donnant un contenu de développement à notre démocratie, sinon les 25 ans d’expérience nous ont montré que c’est une démocratie à coquille vide en matière de développement.
En cette année 2015 nous faisons un quart de siècle pour la démocratie après notre conférence souveraine de 1990. La question principale est : 25 ans pour quel développement ? Nous sommes tous d’accord que les régimes qui se sont succédés ont mouillé leur maillot et les dirigeants ont tous une ambition pour le Bénin. Mais quel est le résultat de leurs efforts au chapitre du développement du Bénin ? Nous ne pouvons pas dire que les gens n’ont rien fait, ils ont beaucoup fait. Mais allons-nous continuer sans faire un bilan général pour les questions de développement ? Nous devons marquer un arrêt et décider ensemble le développement par consensus comme nous avions décidé la paix par la démocratie consensuelle. En fait, démocratie ne signifie pas développement, elle offre un contexte de paix favorable au développement si ce dernier est un choix collectif. Mais il faut alors une boussole nationale pour le développement.
Notre débat permettra d’analyser l’opportunité qu’offre la démocratie pour établir un consensus pour le développement afin qu’ensemble les Béninoises et les Béninois puissent d’un commun accord bâtir un projet d’avenir issu de la réflexion des forces vives de la Nation.
Le développement n’est jamais un fait de hasard, mais il est toujours le produit de toute une organisation. Et au Bénin, on parle plus de croissance économique, on ne s’entend pas autour de cet essentiel sur lequel les générations futures nous jugeront.
Au Bénin la politique se fait à outrance et crée un ombrage au développement. Et les Béninois espèrent toujours un messie qui viendra développer le pays à coup de baguette magique. Nous oublions que comme d’un commun accord nous avons décidé la démocratie nous pouvons lui donner un deuxième contenu qu’est le développement. Nous avons passé 25 ans de paix dans l’errance en matière de développement et cela ouvre la porte à tous les magiciens qui se préparent à nous plonger dans des rêveries et égarements pour des décennies encore si nous ne prenons pas au sérieux le destin du Bénin. Nous devons nous retrouver autour de la même table non pas pour juger les régimes mais pour donner un nouveau contenu à notre démocratie désormais fondée sur le développement. Des questions qui nous préoccuperont, seront : quel Bénin pour les 15, 25, 30, 40, 50 ans à venir ? Quels moyens avons-nous pour faire quoi ? Quel avenir pour chaque commune ? Quel avenir pour chaque département ? etc.
Nous tracerons le chemin du développement du Bénin et tout candidat à la Présidence du Bénin, doit pouvoir innover en exécutant le projet commun du développement du Bénin et nous devons évaluer son niveau de réalisation chaque année. Nous n’aurons plus besoin d’un messie développeur mais d’un homme ou d’une femme capable d’utiliser ses compétences à construire la maison commune, le Bénin.
Nous proposons que cette souveraine conférence ait lieu à l’orée de 2016 ou après les élections de 2016 pour marquer un arrêt après un quart de siècle de celle de 1990 et pour ne pas donner l’idée que c’est le procès d’un quelconque régime qu’on veut appliquer. Mais c’est pour innover à nouveau en Afrique pour continuer de servir de modèle au reste des Africains. Ne pas le faire, c’est accepter continuer notre manipulocratie africaine sans lendemain pour le développement du Bénin et de l’Afrique.
Nous ne devons pas continuer à vouloir faire la démocratie à l’occidentale, nous devons user de notre liberté à inventer notre forme de démocratie, celle du développement. L’Occident ne s’est pas développé avec la démocratie, il s’est développé pour s’imposer la démocratie, les USA ont inventé leur forme de démocratie, la Chine a son modèle, nous ne devons copier aucun modèle, nous devons inventer le nôtre. En copiant le modèle démocratique de l’Occident, nous en avons fait une monstrueuse machine de manipulation d’où la manipulocratie généralisée. Pourquoi la manipulation est devenue un outil démocratique et politique en Afrique ? En Occident, le peuple sait lire et écrire, en Afrique 80% du peuple ne sait ni lire ni écrire, le lit de la manipulation est dressé et le plus fin manipulateur gardera longtemps son pouvoir en s’érigeant en messie pour les 80% des béni oui-oui et comme c’est la majorité qui compte, il sera élu « démocratiquement », il peut tout avec sa majorité en proie à la manipulation. Stop ! Ça suffit !
Organisons la conférence nationale pour le développement du Bénin pour orienter notre nation vers un avenir certain et sortons des voies du hasard. Cette conférence n’est pas une conférence économique, ni une conférence pour décider avec les partenaires techniques et financiers, ni une conférence de jugement des régimes, mais la conférence souveraine pour définir le Bénin du futur pour construire la boussole nationale du développement qui sera intégrée à la constitution du Bénin et qui servira de gouvernail aux futurs gouvernements. Ainsi, le peuple pourra évaluer ceux qui le dirigent. Chaque régime qui passe doit être évalué par rapport à ses réalisations en lien avec les grandes priorités du Bénin, s’il s’en écarte le Conseil national du développement le ramènera dans le bon chemin, les décisions de ce conseil seront aussi sans recours. C’est un choix radical, à l’instar de Singapour ou de la Turquie, à développer le Bénin par nous-mêmes et pour nous-mêmes. Désormais un candidat à la Présidence du Bénin doit réfléchir par mille fois avant de se décider car il sait qu’il subira les sanctions positives comme négatives (affres) de l’évaluation de son mandat au vu et au su de tout le peuple et en tant que Président, il ne fera pas ce qu’il voudra pour le développement du Bénin mais il innovera à partir de la volonté collective de se développer.
Si nous ne faisons pas la Rupture avec le système pernicieux de sous-développement avec lequel nous évoluons « démocratiquement » et qui met le Bénin à évoluer sans aucun plan, sans vision objective de développement mais qui parle de décollage imminent à l’orée de 2025, nous nous trompons. Quand on parle de décollage, prenons l’exemple de l’avion air bus A 380, il consomme au décollage 2500 litres environ de carburant en une fraction de minute, cela signifie que le décollage exige la consommation de grande quantité d’énergie, et cet avion ne décolle pas sans plan, sans pilote adéquat, etc. et voilà pour la destinée de notre Bénin, nous voulons décoller sans plan, sans évaluer notre capacité énergétique et surtout nous voulons le faire par hasard avec un messie que le bon Dieu nous enverra. Soyons rationnels, le développement s’organise et ne se fait pas par hasard, ni par miracle. Si nous ne quittons pas très vite le chemin du hasard, la bombe de la jeunesse nous emportera à coup sûr dans une révolution violente tôt ou tard, et ce sera regrettable !

La Rupture et la Révolution
La rupture et la révolution semblent apparemment désigner le même phénomène alors qu’elles sont différentes dans la forme et le fond. Les deux aboutissent aussi apparemment et vraisemblablement au même résultat c’est-à-dire un changement à l’issue duquel rien n’est comme avant. Cependant, les deux notions sont de nature opposée et sont profondément différentes de forme et de fond.
La rupture suit une procédure bien étudiée et bien maîtrisée, elle n’est pas spontanée, elle est organisée, elle est voulue, elle est méthodique, elle est conduite par un noyau décidé à changer les choses de manière douce, rationnelle, convaincante. Elle s’organise à l’aide d’un noyau qui utilise la persuasion et l’éclairage nécessaire qui met en grande lumière les dysfonctionnements qui posent problème au sein d’une société ou d’un système et ce noyau propose des solutions adéquates qui rencontrent progressivement l’adhésion du grand nombre. La rupture est un feu de braise, elle prend du temps pour s’allumer et quand elle prend, elle ne s’éteint pas vite, elle brûle en profondeur et durablement, elle atteint souvent sa vision et ses objectifs. Elle suscite la réflexion et l’opposition constructive et non destructive. La conférence des forces vives de 1990 au Bénin, par exemple, est une rupture.
Par contre, la révolution s’impose par manque de rupture, elle est spontanée, violente, non maîtrisée, elle est une explosion, elle casse tout sur son passage, elle fait plier en un temps record le système moteur qui s’oppose à tout changement, elle fait des martyrs sur son passage, elle n’est pas l’aboutissement d’une décision bien murie, ni bien étudiée. Elle a un noyau qui réfléchit et qui décide par la violence, son processus ne dure pas longtemps, elle est un feu de paille, elle prend vite et s’étiole et elle retrouve souvent à sa tête un conducteur non préparé, impulsif, à la limite, dictateur. Son caractère brusque et violent fait d’elle un phénomène social qui reste le dernier recours pour inverser le cours de l’histoire d’une société prise en otage par un groupuscule qui ne répond plus à l’aspiration collective d’un vivre ensemble apaisé. La révolution s’impose quand la masse critique d’une jeunesse mécontente et désemparée atteint son point, culminant et explosif, de non retour. La révolution n’atteint souvent pas complètement sa vision et ses objectifs. Elle appelle à une autre révolution qui naît des cendres de celle qui s’étiole. Le changement conduit par notre grand camarade de lutte Mathieu Kérékou de 1972 en 1989 fut révolutionnaire. Le phénomène qui a chassé Blaise Compaoré du pouvoir au Burkina Faso est par exemple un processus révolutionnaire.
Organisons une rupture démocratique pour le développement au Bénin pour mettre le Bénin sur l’orbite du développement, sinon la précarité ambiante poussera la jeunesse diplômée sans emploi à la révolution et nous régresserons. Nous sommes capables de RUPTURE, nous en avons l’expérience !
En tant qu’innovateur connu et salué dans le monde entier et en tant qu’auteur du livre la RUPTURE, je refuse laisser mon pays aller à la dérive ou laisser mon pays à sacrifier ses Présidents qui vont toujours courir, courir et se retrouver seul comme un messie à développer le Pays. Non il n’y aura pas de Messie développeur pour le Bénin, il faut une rupture pour le développement du Bénin sinon la Presidence au Bénin sera toujours l’autel de sacrifices des Hommes et Femmes et de leur bonne volonté.
Arrêtons-nous pour REFLECHIR ET DECIDER OU NOUS ALLONS ET COMMENT Y ALLER, c’est cela la rationalité ! TRANSFORMONS LA DEMOCRATIE MANIPULOCRATIE EN DEMOCRATIE RATIONELLE, sinon continuer sans opérer une rupture, nous ferons la révolution soit pour remettre de l’ordre ou pour finir dans le désordre !
Au finish, les Béninois diront un jour « Ah, même Haïti ne s’en sort pas mieux que nous après plus de 200 ans d’indépendance ...! ». Voilà ce contre quoi je voudrais prémunir nos générations futures, en nous conseillant de nous réunir autour de l’essentiel du Bénin pour décider de notre destin, le prendre en main et non le subir, moi je fais mon devoir : le penser, le dire, l’écrire et essayer d’être un modèle pour la génération montante. Le chemin vers la démocratie est long mais celui vers le développement est à la fois long et surtout rationnel. La démocratie et le développement font appel à la raison et surtout à l’ordre et à la discipline. L’un n’est pas le fruit de l’autre mais plutôt les deux s’offrent mutuellement un contexte réciproquement favorable.
Malcom X disait « nous avons fait un beau projet pour libérer l’homme noir, mais nous avons oublié un détail que ce peuple dormait, ronflait et qu’avant le projet, il aurait fallu au préalable réveiller ce peuple ». Ce document fait office de stimulant pour le réveil du Bénin et de l’Afrique car le génie africain sommeille et le Béninois est distrait et rêve d’un Bénin imaginaire où la raison serait absente. Réveillons-nous car il sera tard !
Le Bénin avec une démocratie sans boussole de développement sera toujours voué à la prétention d’une horde incalculable de messies avec baguette magique qui s’inviteront à présider à la destinée du pays tous les cinq ans et le jour où la masse critique de jeunes éclairés sera atteinte, le peuple se réveillera aux cris stridents et déferlants de révolutionnaires du développement, des jeunes déchaînés car trompés par l’école, trompés par les politiciens, trompés par les plus âgés, trompés par une démocratie trompe œil ! Je nous préviens !

Quel Président pour le développement du Bénin ?
Il semble qu’au Bénin il y a des spécialistes de la politique d’un côté et de l’autre, il y a des amateurs de la politique, il y a aussi ceux qui sont génétiquement politiques et d’autres qui deviennent politiques par hasard, il y a aussi des expérimentés et des non expérimentés en politique. En Afrique comme au Bénin, l’arène politique est désignée comme une maison dont les étrangers sont appelés des intrus par ceux de la maison. Mais en réalité, avons-nous besoin d’un gène "biologicopolitique", ou d’être habitant d’une arène, pour penser et agir pour le développement de notre cité ?

Pour le développement du Bénin et de l’Afrique, de qui avons-nous besoin et pour quelle utilité ? Arrêtons-nous un instant et répondons à cette double question. Au Bénin, nous avons besoin de chaque citoyen béninois capable de quelque chose pour sa nation.

Et pour réussir le développement national, nous avons besoin non d’un sauveur messianique mais des hommes et des femmes :
- capables de grandeur pour rendre le Bénin Grand ;
- capables de mettre le Bénin au travail ;
- capables d’instaurer l’ordre et la discipline pour tous sans distinction ;
- capables de changer le système de gestion très politisée du pays ;
- capables de rendre le système éducatif producteur d’apprenants et de cadres curieux - créateurs - entreprenants pour mettre en valeur la première ressource du Bénin : les Béninoise et les Béninois ;
- capables d’unir les citoyens et les citoyennes autour des valeurs de patriotisme, de solidarité organique et non de solidarité mécanique ;
- capables de rompre avec toute forme de politique de ventre et de politique ethnocentrique ;
- capables d’interpeler les pesanteurs socioculturelles qui handicapent le développement ;
- capables de semer le Bénin d’entreprises de transformation de nos ressources ;
- capables de promouvoir les produits de chez nous ;
- capables de transformer nos différences en atouts ;
- capables de transformer nos problèmes en opportunités ;
- capables d’intégrer le Bénin à l’Afrique ;
- capables de mettre en valeur la deuxième ressource naturelle du Bénin qu’est le Nigeria ;
- capables de faire respecter le Bénin au plan international ;
- capables de mettre nos terres en valeur ;
- capables de mettre en valeur la vallée de l’Ouémé, nos vallées ;
- capables de création de synergie entre l’État, les chercheurs, les inventeurs, les entrepreneurs, les bailleurs et les consommateurs ;
- capables de vendre les valeurs locales partout au monde ;
- capables de ressusciter l’économie du palmier à huile ;
- capables de ressusciter l’économie de l’arachide, etc. ;
- capables d’honorer nos paysans qui nous nourrissent ;
- capables de rendre l’homme et la femme égaux à tous égards ;
- capables de compétences interculturelles, interreligieuses ;
- capables de créer de pont sur les différences pour unir les Béninoises et les Béninois pour le développement du Bénin ;
- capables de respecter la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire afin que ces institutions de la République fonctionnent de manière indépendante ;
- capables de conduire le Bénin à sortir du chemin du hasard pour organiser un consensus national autour des grandes priorités pour le développement rationnel et organisé du Bénin afin qu’un système de suivi et d’évaluation de chaque régime soit installé, etc.

Notre pays, le Bénin, n’a besoin que des femmes et des hommes de cette trempe et nul ne sera de trop, nul ne sera un intrus. Nous avons besoin de gestionnaires compétents et intelligents en politique de développement et non en politique politicienne. Nul ne sera considéré comme intrus. En réalité, dans le corps humain, chaque partie est utile, aucune partie n’est inutile à moins qu’elle soit cancéreuse. Et il ne revient pas à chaque partie d’inventer son utilité, c’est la tête qui commande et rend utile chaque membre du corps.
La tête, c’est l’État et c’est pourquoi il nous faut des gestionnaires intelligents et compétents pour mettre le Bénin ensemble et au travail et tout cela avec rigueur de l’ordre et de la discipline.

Pour finir, je veux vous rendre conscients de trois choses :
- la première : pour gagner de gros salaire ou s’enrichir, ce n’est pas en politique qu’il faut aller, il faut plutôt créer une entreprise pour répondre qualitativement et quantitativement aux besoins des Béninois, des Africains et même du monde. Ton entreprise pourra te payer plus de dix ou cent fois le salaire d’un homme politique. Ne le sais-tu pas ?

- la deuxième : on va en politique pour l’une des trois raisons distinctes : soit par amour de sa patrie ou soit pour gagner de l’argent ou soit pour avoir l’honneur et la gloire. Quand on y va par patriotisme c’est-à-dire par amour pour sa patrie, on a fait le bon choix et tout le reste peut suivre. Mais quand on y va pour l’argent ou la gloire, le résultat est connu de nous tous, on est apatride et patricophage.

- La troisième chose est une question : l’État gère quel argent et d’où vient-il ?
L’État gère les taxes fiscales, des taxes douanières, des crédits, des subventions, etc. Les deux derniers ne me préoccupent pas ici, mais l’impôt et les taxes douanières proviennent d’où ? Je tiens à souligner que mes enquêtes au Bénin me révèlent que la majorité des Béninois donne de réponse injuste à cette question, les gens pensent que, comme l’État prélève en grande partie ces taxes sur des commerces des importateurs (et le plus souvent la plupart des grand importateurs au Bénin sont des étrangers), ces grosses sommes d’argent proviennent de l’extérieur. Vous vous êtes trompés !

Quand un importateur achète à l’extérieur un container de marchandises à cent millions, il peut payer pour le transport jusqu’au Bénin un à deux millions, il dédouane sa marchandise à son arrivée à la frontière du Bénin (port, aéroport, etc.) et là il paye selon le produit 15 à 49 millions environ, il peut payer des taxes fiscales que nous supposons à 20 millions environ, ses propres charges courantes (salaires, IPTS, VPS, publicité, etc.) pour vendre ses marchandises, peuvent aller à 5 millions et plus, il cherchera son bénéfice autour de 15% minimum donc 15 millions. Au total, les marchandises achetées à cent millions valent deux cent millions environ lorsqu’elles sont vendues aux consommateurs. C’est le consommateur, l’acheteur de la marchandise en détail qui paye tout, mais à qui ? Prioritairement aux fabricants étrangers, ensuite à l’État et enfin à l’importateur.

Les importations, quelques soient les taxes qu’elles génèrent à l’État, précarisent l’économie nationale. Et c’est pourquoi, je déduis que l’économie du Bénin est une économie trouée de laquelle tout s’écoule vers ailleurs parce que nous ne produisons pas à l’intérieur nos besoins. Chaque fois que vous avez un produit dans vos mains, regardez bien là où il est fabriqué, c’est là où vous avez envoyé votre argent. Les intermédiaires que sont l’État et les importateurs gagnent quoi et de quel lieu ? Ils n’ont fait que prélever l’argent des citoyens et si les importateurs sont des étrangers tout est perdu à jamais. Vous n’avez pas besoin de faire de grandes écoles d’économie pour comprendre.

Quelle solution pour ce problème ? « Produisons ce que nous consommons et consommons ce que nous produisons », ces propos de SANKARA résonneront pour toujours dans la tête des Africains. Obéissons à l’ordre de SANKARA et notre économie sera dopée et bombée.

Maintenant conscients de ces trois choses fondamentales, nous devons opérer un choix d’hommes et de femmes capables et intelligents pour boucher les trous de notre économie. Il n’est donc pas question d’intrus, de non intrus, de savants en politique, d’anciens politiciens, de nouveaux politiciens ou de connaisseurs de la maison. Quoi ? La maison c’est le Bénin, nous le connaissons tous bien. Mes frères et sœurs, notre maison, le Bénin vacille, tangue, unissons-nous autour des valeurs pour le développer. Nous pouvons le développer, nous devons le développer, ensemble c’est très sûr et ce sera rapide ! (extrait revu du livre LA RUPTURE paru en 2010).
Valentin AGON

E-mail : agonvalentin@yahoo.fr

Le document complet sera publié après les élections de mars 2016 pour proposer ce chemin rationnel de développement au nouveau Président et s’il le met en pratique, il s’inscrira dans l’histoire du Bénin développé.

23-02-2016, La rédaction


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