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Rentrée scolaire 2015-2016 : L’école béninoise ouvre ses portes dès lundi

Dans quelques heures, écoliers et élèves reprendront le chemin des classes. À cet effet, responsables d’établissements, enseignants, écoliers, élèves, parents d’élèves et autres acteurs du système éducatif s’affairent pour assurer une rentrée des classes apaisée mais aussi fructueuse.

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Bientôt le 5 octobre 2015, date fixée par le gouvernement pour la reprise des classes au Bénin. Et déjà les acteurs à divers niveaux du système éducatif mettent les petits plats dans les grands afin de passer une merveilleuse année scolaire. Il sonne 11 heures ce mercredi 30 septembre 2015 et nous sommes au Collège d’enseignement général de Sainte Rita. Ici, l’heure est à l’inscription des nouveaux élèves. L’affluence au niveau du tableau d’affichage des écoliers classés dans l’établissement diminue au fur et à mesure que la rentrée s’annonce. Adrien accompagné de son frère, recherche de manière attentionnée son nom sur la liste. « J’ai déjà parcouru deux collèges et je n’ai pas vu mon nom, alors que mon maître m’a dit qu’avec la moyenne que j’ai eue qu’on doit me classer », dit-il, l’air soucieux. Après un moment de silence, alors que son frère se dirige vers une autre liste, Réthice l’appelle en criant "c’est là, c’est sous mes yeux". « Quand je ne voyais pas ça, mon cœur battait fort parce que mes parents n’ont pas la capacité m’inscrire dans un privé, et puis j’avais envie de fréquenter le Ceg Sainte Rita », confie-t-il, le sourire aux lèvres.
Pendant ce temps, le secrétariat s’attèle à recevoir les dossiers d’admission au collège. Alignés devant la grille du secrétariat, parents et élèves attendent patiemment leur tour pour déposer leurs dossiers. Pour les parents d’élèves, c’est une période de grand stress du point de vue dépenses. « Cela fait quelque temps que je ne dors plus, à cause de la charge que j’ai. Je prépare actuellement le transfert de mon fils pour le Ceg Sainte Rita », déclare Charles, un parent d’élève rencontré dans le collège, tenant en main un sac rempli de fournitures scolaires. « C’est vraiment difficile. Je n’ai pas pu faire tous les achats à cause de ma bourse. J’ai juste pris l’essentiel pour le moment, et on verra comment faire les jours à venir », souligne-t-il.

La rentrée, un casse-tête

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La rentrée scolaire constitue non seulement un casse-tête pour certains parents d’élèves, mais également une période de ‘’colère’’. « Chaque année, quand la rentrée s’approche, mon père est stressé. Il s’énerve très vite. Puisqu’il sait qu’il sera fortement sollicité », explique Herman, candidat malheureux à l’examen du baccalauréat. Mais pour Dame Vanessa, certains parents n’ont pas l’esprit d’anticipation, ils ne préparent pas la rentrée de leurs enfants quelques mois plutôt. « Je sais que mon mari est énervé, surtout quand on commence par l’agacer avec les sujets liés à la rentrée scolaire, car, le nombre des enfants qu’il a en charge est important. Mais quand je lui conseille d’économiser pour ne pas être surpris à la dernière minute, il me rassure », explique-t-elle.
La rentrée scolaire aura sans doute lieu au grand bonheur des apprenants et des parents d’élèves. Mais le bon déroulement de l’année scolaire est encore problématique selon les syndicalistes, à cause des engagements respectés par le gouvernement.

Paroles de syndicalistes
Pascal Todjinou, Sg/Cgtb :
« La rentrée aura lieu. Seulement, ce dont j’ai peur, c’est qu’elle soit perturbée sérieusement »

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En ce qui concerne la rentrée scolaire 2015-2016, la rentrée aura bel et bien lieu. Seulement, ce dont j’ai peur, c’est qu’elle soit perturbée sérieusement du fait du non respect des engagements pris par le gouvernement. Les statuts du personnel enseignant de la maternelle, du primaire et du secondaire ne sont toujours pas prêts et le gouvernement n’est pas pressé de le faire. En ce qui concerne les 10.000 Fcfa en tant que prime transitoire, le Gouvernement a commencé par payer un peu, bien que le paiement soit tardif. La troisième chose est relative à la sédentarisation des enseignants vacataires. Cette question n’a pas été réglée définitivement avant que la rentrée ne démarre. Mais les revendications les plus importantes aujourd’hui, ce sont les statuts et les 10.000 Fcfa.
Cette fois-ci, on ne permettra pas au Gouvernement d’avoir beaucoup de souffle. Nous en avons pour preuve les élections professionnelles. Malgré tous les engagements que le gouvernement a pris, les élections professionnelles n’ont pas eu lieu. Et le gouvernement n’est pas pressé de les organiser. Les statuts ne sont pas à soumettre au parlement. C’est le gouvernement qui doit les prendre par décret en conseil des Ministres. Jusqu’ aujourd’hui, le gouvernement n’a rien fait de tout ça. Voilà autant de choses qui provoquent les syndicalistes.

Paul Essè Iko, Sg/Cstb :
« C’est l’Etat qui a fixé la rentrée au 05 octobre et il a le devoir d’assumer ses engagements »

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Je ne sais pas ce qui fait la polémique. Une rentrée est fixée dans un calendrier scolaire. C’est l’Etat qui a fixé la rentrée au 05 octobre et il a le devoir d’assumer ses engagements. S’il estime qu’il faut reporter à une date ultérieure, il faut qu’il le fasse de façon honnête et qu’il l’assume. Donc, pour moi, jusqu’aujourd’hui, la rentrée est fixée au 5 octobre.
Aussi, je n’aime pas entendre "rentrée apaisée". Qu’est-ce que le gouvernement a fait contre les enseignants, contre les parents d’élèves et contre les élèves pour qu’on exige une rentrée apaisée ? Je pense que l’année scolaire se passe pendant 9 mois. Ce que nous réclamons, c’est d’abord que les enseignants puissent travailler dans de bonnes conditions. Et pour y parvenir, il faut que le gouvernement recrute suffisamment d’enseignants. On ne doit plus faire travailler un enseignant à la place de 3 ou de 4 enseignants. Deuxièmement, la suppression des faux frais, c’est-à-dire que les programmes de l’enseignement primaire à celui supérieur demandent des efforts supplémentaires non seulement aux travailleurs mais aussi aux parents d’élèves. Il s’agit des photocopies et autres frais à l’enseignement primaire, et des contributions exorbitantes au secondaire qui doivent être supprimés. Il nous faut de bonnes conditions pour être en mesure de travailler pour qu’on ait de bons résultats. Les 1,25 point indiciaire ne sont plus à marchander. L’Etat fait des faux fuyants en disant qu’il donne 10.000 Fcfa. Mais ces frais ne sont attribués qu’à ceux qui sont en activité. Si le statut particulier n’est pas pris en compte par l’Etat, si le problème des 1,25 n’est pas réglé, si les vacataires ne trouvent pas une issue à leur situation, s’ils ne sont pas autorisés à voter aux élections professionnelles, si la carrière des enseignants n’est pas améliorée et stabilisée, si les contractuels ne sont pas reversés en Ape, si le statut général des Agents permanents de l’Etat qui a été révisé de façon opportuniste contre les travailleurs n’est pas corrigé, alors l’année scolaire que nous voulons commencer sera perturbée. Il faut que les travailleurs luttent jusqu’au bout afin que nos revendications soient satisfaites.

Dieudonné Lokossou, Sg/Csa-Bénin :
« La rentrée aura bel et bien lieu le 05 octobre »

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Jusqu’à preuve du contraire, dans notre entendement, au niveau de la Confédération syndicale autonome, la rentrée aura bel et bien lieu, si le gouvernement respecte ses engagements. Et on est sur ce chemin-là. Le gouvernement a pris des engagements à l’issue des négociations que nous avons eues et les dispositions, d’après ce que nous savons, sont prises pour que le gouvernement donne satisfaction aux revendications des enseignants qui ont été arbitrairement écartés par rapport à la mesure du relèvement de la valeur du point d’indice de 25%. Ils vont donner partiellement 10.000f Cfa et le reste, on verra. Il ne reste que le ministre pour prendre des décisions. Je crois que le chef de l’Etat est rentré déjà et il n’y a rien d’obscur qui plane sur la rentrée. Il faut que nous cessions de faire peur aux parents d’élèves, aux apprenants et aux enseignants. La rentrée aura bel et bien lieu le 05 octobre.

2-10-2015, La rédaction


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