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Réseaux sociaux au Bénin : De la perte de temps à une occupation utile

Connectés sur leurs smartphones ou ordinateurs, les réseaux sociaux sont devenus le passe-temps favori de beaucoup d’internautes. Ils y consacrent plusieurs heures par jour sans pour autant maitriser tous les avantages qui y sont liés.

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C’est déjà les vacances, Wilfried qui vient de finir son examen doit occuper son temps. Son point de chute favori est un cybercafé, sis à une centaine de mètres de son domicile. Il y passe la plupart de son temps. Le jeune, bientôt bachelier est très souvent l’un des premiers clients du cybercafé, et ce n’est pas pour y faire des recherches sur ses prochaines études universitaires. Dès qu’il se connecte, le premier site visité est Facebook, la seconde page est consacrée à Twitter et ensuite Instagram. ‘‘Je poste des photos, je commente celles de mes amis, et mon plus grand plaisir est de discuter avec des abonnés également en ligne, surtout les filles’’, laisse-t-il entendre avec un sourire timide. Comme Wilfried, beaucoup de Béninois sont enregistrés sur ces réseaux.
En effet, Facebook, Twitter et Instagram sont aujourd’hui, des médias sociaux incontournables. Selon une étude réalisée par le site internet américain ‘‘We are social’’, les internautes passent en moyenne 5H d’horloge par jour sur les réseaux sociaux qui ont comme un effet additif sur les utilisateurs. Et cela n’est pas sans conséquence, notamment dans l’administration où les agents négligent le travail et passent plus de temps sur internet. C’est encore pire chez des jeunes comme Wilfried qui délaissent les cours et exercices, souvent accrochés à leurs smartphones. Pourtant, aujourd’hui, l’accès à internet et faire partir d’un groupe social virtuel sont devenus indispensables. Mais, le défi reste l’utilisation efficiente de l’internet.

Un plus pour l’économie numérique
D’ailleurs, selon un gérant de cyber café, il existe plusieurs façons de surfer utile. « Lorsqu’un internaute est passionné de tourisme, il peut faire photographier les plus belles destinations du Bénin, les mettre en valeur avec des légendes toutes aussi attrayantes et publier le plus souvent ces genres d’images sur ses profils. Des touristes du monde entier auront accès aux profils concernés, prendront contact et si possible projeter des voyages sur les différentes destinations mises en avant », dit-il. Aussi, note-t-il que non seulement, il fait découvrir le Bénin sous un autre jour mais, la probabilité qu’il devienne de ce fait guide touristique amateur et qu’il gagne de l’argent est grande. Par ailleurs, en dehors du tourisme, la mode, la communication, la nutrition ou encore l’information sont des domaines qui peuvent être explorés.
Toujours est-il que d’après les statistiques révélées par Marck Zuckerberg, Facebook compte 1,65 milliards d’utilisateurs, Instagram, 500 millions, messenger 900 millions et whatsapp touche le milliard. Il s’agit donc d’une grosse communauté de consommateurs. Un groupe auquel, appartenir offre plusieurs avantages ludiques mais aussi financiers. Fawaz Tairou, responsable des formations au campus numérique Francophone d’Abomey Calavi qui a su tirer profit des avantages du web social livre ici son expérience : « Ma présence sur les médias sociaux est à la fois personnelle et professionnelle. Au début, c’était plus personnel que professionnel. Cela constituait un prolongement de ma vie sociale réelle. Progressivement, le côté professionnel a pris le dessus ».
Aujourd’hui, il gère plusieurs pages de communication digitale sur Facebook et est de ceux qu’on appelle généralement les community managers. Et si au Bénin, ce phénomène n’est pas développé, en Côte d’ivoire, il l’est. C’est donc à juste titre que les internautes ivoiriens sont les premiers dans la sous-région francophone qui ont très tôt compris les avantages qu’offrent les médias sociaux, à part publier des photos et faire des commentaires qui n’apportent aucune plus-value à l’utilisateur. C’est par conséquent, le pays de la zone Cedeao possédant le plus grand nombre d’abonnés sur les plates-formes virtuelles : Plus d’un million rien que sur Facebook. Toutefois, bien que l’exploitation utile et à bon escient des médias sociaux au Bénin soit encore un domaine vierge, certains internautes s’y aventurent déjà avec succès. Reste maintenant que le grand nombre d’internautes béninois prennent exemple sur ce qui se fait de mieux ailleurs pour une utilisation rationnelle de l’internet.
Marvine OUMEYOUTI (Stag)

19-07-2016, La rédaction


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