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Restauration des Cantines scolaires : Maintenir l’apprenant à l’école pour de bons résultats

Les conditions de vie des apprenants sont peu reluisantes aussi bien en campagne qu’en milieu urbain, ce qui déteint sur les résultats scolaires. Face à cette situation, le gouvernement entend investir à nouveau dans les cantines scolaires. Cette mesure, quand bien même salutaire, suscite des appréciations diverses dans le rang des acteurs du système éducatif.

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Bientôt, les cantines scolaires seront restaurées pour le bien-être des apprenants. La nouvelle réjouit plus d’un. Pour bon nombres des acteurs, le ventre affamé n’a point d’oreille, et lorsque la faim s’empare des apprenants, ces derniers sont présents de corps mais absents d’esprit, et même totalement absents. Basile Kinifo, enseignant à la retraite, décrit la situation de certaines écoles dans la commune de Bopa : « Des élèves ne mangent pas vraiment pendant la récréation. Il y en a qui abandonnent les classes à cause de la faim ». Tout comme lui, Tibéri Ahouangbanou, ancien Directeur d’école, explique que la cantine motive la présence de l’enfant à l’école. « C’est vrai qu’en matière de nourriture, les parents font le champ et les enfants sont pris en charge, mais ce qui est donné à l’école est plus qu’un stimulus. », laisse-t-il entendre. A en croire Raymond Houngbo, enseignant à l’école primaire publique Dodo groupe B, il y a des enfants qui restent presque à jeun à la récréation. « Je vois des apprenants qui consomment du gari à 10 heures et même à 12h. Des fois, ce gari-là se fait rare », dit-il. Les propos de ces acteurs montrent la nécessité d’aller au secours de ces âmes innocentes et constituent un cri de cœur certainement entendu par le gouvernement de la rupture qui vient de renforcer le programme Cantines scolaires qui aura pour corollaires la réduction de la déperdition scolaire et l’augmentation du taux de réussite.

Ouf de soulagement !
Selon le ministre des enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, « si l’enfant ne trouve pas à manger à la maison, il faut qu’il puisse en trouver à l’école ». Il explique que seulement 1 milliard Fcfa étaient prévus par an pour ce programme par le passé y compris les frais de fonctionnement. Ce montant serait réparti sur les 1574 écoles, et ne couvre que 20 jours de repas. Mais, avec le Président Patrice Talon, cette subvention passe à 7 milliards Fcfa par an, non compris le fonctionnement du comité de suivi. Un programme estimé à plus de 27 milliards pour les quatre années à venir et pour couvrir 1574 écoles dès la rentrée prochaine. Dans le débat qui se mène, Dieudonné Yekpeheton, conseiller pédagogique se rappelle l’engouement de Boni Yayi à aider les enfants avec l’appui des partenaires techniques et financiers. « L’alimentation scolaire apparaît comme une des mesures essentielles visant à corriger les faibles taux de scolarisation et de rétention », dit-il.

Les repas, source d’énergie…
Pour le nutritionniste Blanchard Oboubé, il y a des milieux où les familles trouvent difficilement à manger. Conséquence, les enfants sont mentalement et physiquement faibles au cours. Il explique que la nourriture permet d’avoir de l’énergie. L’enfant est fier quand il mange. Il montre par ailleurs que l’enfant malnutri pourrait être demain un taré. Mettant l’accent sur la bonne alimentation, il dit que la cantine, en plus d’être une source de motivation, doit respecter les normes dans le temps.

Gestion des cantines !
L’exécutif prévoit qu’il y aura dans chaque département des entrepôts pour recevoir les vivres. Pour plus d’impact direct sur les apprenants, il pense à une efficacité dans la gestion du programme. D’où, l’expertise du Programme alimentaire mondial est sollicitée. « C’est toujours mieux de confier les choses à celui qui réussit, car l’Etat n’a pas été capable de le gérer à bien. Nous avons pris nos dispositions pour accompagner le partenaire. Il y aura dans chaque école, un comité de gestion qui sera formé par le Pam. C’est prévu qu’on fonctionne sur les 165 jours que dure l’année académique », indique Salimane Karimou.

Non à la cantine…
Alors que ce programme tient à cœur certains acteurs du système éducatif, Hermann Kékéré, président d’Ong, prend le contre-pied de cette action gouvernementale. Il trouve que la réouverture des cantines pourrait rendre les parents davantage moins responsables face à leur devoir de nourrir les enfants. Il souhaite en lieu et place de la cantine, l’autonomisation des familles à travers le renforcement du capital humain. Pour lui, il vaut mieux apprendre à pêcher du poisson à quelqu’un que de lui en donner.
Prévert DJOSSOU (Stag)

28-07-2017, La rédaction


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