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Sommet mondial contre la corruption à Londres : L’économiste-financier Bernardin Akitoby du Fmi inspire encore les leaders mondiaux

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« Corruption : costs and mitigating strategies » (Corruption : coûts et stratégies de lutte). Tel est le titre d’une vaste étude rendue publique par le Fonds Monétaire International (FMI) sur son site www.imf.org dans le cadre du sommet mondial sur la corruption qui a eu lieu à Londres le jeudi 12 mai dernier. Ce sommet a réuni de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement, le secrétaire général des nations-Unies et les responsables d’institutions financières internationales, telles que le FMI et la Banque Mondiale et le président de l’ONG Transparency International, José Ugaz. C’est un Béninois qui a dirigé cette étude du FMI, à la tête d’une équipe d’une vingtaine d’éminents économistes et de juristes de l’institution. Il s’agit de Bernardin Akitoby, seul cadre noir au département des finances publiques du FMI. Pour un sujet aussi complexe et d’intérêt pour le monde entier, l’institution financière internationale la plus puissante au monde qui regroupe 189 pays membres a décidé de faire confiance à un africain, un Béninois, Bernardin Akitoby. Et ce n’est pas pour rien. Notre compatriote, économiste-financier de renommée mondiale, a une expérience internationale et fait des publications scientifiques qui forcent l’admiration. En effet, son expérience pratique au niveau mondial dans le redressement des Etats, la gestion des crises internationales tant sur le continent africain et ailleurs comme en Europe et ses productions scientifiques sur l’économie et les finances publiques sont de notoriété mondiale. Le FMI lui a déjà confié plusieurs études qu’il a réalisées avec brio au cours de sa carrière fulgurante au sein de cette institution. Déjà en 2005, en tant que jeune économiste principal, il faisait partie d’une équipe qui a défini pour la première fois la politique du FMI en matière de partenariat public-privé. Il a d’ailleurs été coauteur d’une étude sur la question, une étude traduite en plusieurs langues. De 2010 à 2012, il a réuni une équipe d’experts internationaux et de professeurs d’université pour collaborer à un ouvrage collectif sur les richesses pétrolières en Afrique centrale intitulé « Oil Wealth in Central Africa : Policies for Inclusive Growth » traduit en Français sous le titre « Richesses pétrolières en Afrique Centrale : les moyens d’une croissance solidaire ». L’ouvrage a reçu les félicitations de deux lauréats du prix Nobel d’Economie, Michael Spence et Georges Akerlof.

Bien avant la crise financière mondiale, Bernardin Akitoby a été un visionnaire qui s’est attaqué avec son coauteur à une question qui a taraudé l’esprit des économistes pendant longtemps : Comment prouver empiriquement que la politique budgétaire, notamment le déficit budgétaire, a un impact sur les marchés financiers ? Il a résolu ce casse-tête dans un cahier de recherches cosigné avec le professeur Thomas Stratmann de l’Université Américaine Georges Mason. En décembre 2008, ils publient l’article dans la première revue économique britannique "The Economic Journal", de la Royal Economic Society, sous le titre évocateur "Fiscal Policy and Financial Markets". Juste après sa publication, l’article a été vite remarqué par l’éminent professeur Olivier Blanchard, qui était en ce moment Directeur du département de recherches du FMI, Paul Collier de Oxford University et bien d’autres esprits avertis. Récompense ultime, il a été cité par le Prix Nobel d’économie Michael Spence.
Après cette publication, survient la crise financière mondiale qui a remis au sommet des préoccupations économiques mondiales la question de l’impact des politiques budgétaires sur les marchés financiers, notamment avec la crise de la Zone euro. Il s’ensuivra une explosion des citations de l’article qui a ainsi posé les fondements des articles scientifiques sur la question publiés dans les meilleures revues économiques mondiales. Sur la base des citations de ses articles scientifiques, Bernardin Akitoby est classé dans le top 5 du réseau mondial des chercheurs en Sciences sociales (Social Science Research Network (SSRN) ).

Une magistrale démonstration sur la corruption
L’étude démontre de façon définitive qu’en réduisant fortement les poches de corruption, les Etats pourraient améliorer leur stabilité économique et booster leur croissance et leur développement de façon durable. « Alors qu’on connait assez bien les coûts économiques de la corruption, ses coûts indirects pourraient être encore plus substantiels et plus régressifs qu’on ne le dit, conduisant à une croissance faible et à de grandes inégalités de revenus », a affirmé Christine Lagarde, Directrice générale du FMI. Elle a un large impact corrosif sur la société et dégrade la confiance du public vis-à-vis des gouvernements, a-t-elle ajouté. Interrogé ce vendredi à Washington, Bernardin Akitoby a souligné le rôle de son institution qui est d’aider les « pays membres dans la conception et la mise en œuvre des réformes économiques, y compris les stratégies de lutte contre la corruption ». Pour pallier ce fléau, l’étude a dégagé les stratégies les plus pertinentes. Ce sont la transparence budgétaire et financière, le renforcement de la primauté du droit à travers la consolidation des moyens de poursuite, la simplification des procédures ainsi que la mise en place d’institutions efficaces. « Dans ce cas précis, l’objectif primordial du développement des institutions doit être la mise en place d’une fonction publique compétente qui est fière d’être indépendante de l’influence privée et de l’ingérence politique », a indiqué Bernardin Akitoby.

Bio express : Qui est Bernardin Akitoby ?
1981. Passe son Bac en classe de première. Nanti de deux baccalauréats scientifiques avant son entrée à l’université.
1985 : Diplômé de l’Institut National d’Économie, cycle I. Major de promotion
1988 : Maîtrise ès-Sciences économiques. Major de promotion
1990 : Seul Béninois à avoir réussi au concours mondial pour la bourse de la Banque mondiale et du Japon
1992 : Master of Sciences en sciences économiques. Major de promotion Université de Montréal, Canada
1997 : Ph.D en sciences économiques. Major de promotion. Classé parmi les 5 meilleurs étudiants du département de la décennie. Université de Montréal.
1997 : Entre au département de recherches de la Banque Mondiale
1998 : Entre au Fonds Monétaire international

18-05-2016, La rédaction


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