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Vente des articles d’occasion : des pacotilles emballées dans des vases d’or

L’acquisition des produits d’occasion généralement appelés ‘’ venus de France’’ suscite beaucoup d’engouement au sein de la population. Des portables aux appareils électroménagers en passant par les meubles, tout se retrouve sur le marché noir, à des prix défiant toutes concurrences, mais au risque du client parce que l’achat de ces biens n’est assorti d’aucune garantie,

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En cette matinée du lundi 21 août 2017, Jean, un vendeur d’articles d’occasion va se faire rattraper par un client à cause d’une vente effectuée depuis plusieurs jours, dans sa boutique située à quelques encablures de l’échangeur de Godomey. « J’ai acheté cette télévision Ecran plat à 70 mille FCfa chez ce vendeur, mais ça n’a marché que quelques jours et depuis, elle est restée irréparable », confie presque au bord des larmes, François Azehoungbo, un instituteur de la place, victime des risques que comporte l’achat de ces appareils d’occasion. Est-ce la faute du vendeur ? La règle de ce marché noir est connue, et c’est en connaissance de cause que l’acheteur s’y aventure. Mais pour François, il s’agit purement et simplement et purement d’un abus de confiance. Impossible de le raisonner. Un dialogue de sourds s’installa entre lui et le vendeur.
Comme François, nombreuses sont ces personnes qui se trouvent déçues après ce pari risqué. Pourtant, ce marché est bien en vogue car les articles sont moins chers, et si la chance vous sourit, vous repartez gagnant. Sauf que bien souvent les appareils sont défaillants car après tout il s’agit de matériels usagés. Certains sont obligés de les revendre après achat afin de récupérer une partie de leur investissement. « Après l’achat de mon ordinateur de bureau, je n’ai cessé d’aller chez le dépanneur. Chaque fois, ce sont des pièces à rechanger. Alors, j’ai dû le vendre à mon dépanneur », déclare Jean-Paul. A en croire Armel Bakpé, un importateur de ces marchandises, ce sont généralement des produits qui, après acquisitions passent de manière récurrente chez des techniciens, des réparateurs et des mécaniciens en vue d’une réfection. Il estime que, c’est la quête du gain qui le guide, sinon qu’il est conscient des défaillances présentées par ces produits mis en vente. « Je sais très bien que ce sont des produits qui présentent en majorité des défauts, cependant, moi je cherche de l’argent donc je ne me préoccupe pas de la qualité des produits » a-t-il laissé entendre.
En effet, il s’agit des produits déjà utilisés par les occidentaux qui alimentent ce commerce dans les pays sous-développés notamment au Bénin. En réalité, ce sont des mini-chaînes, des lecteurs Dvd des postes téléviseurs, des matériels électroménagers, des véhicules de toutes marques, des téléphones portables et beaucoup d’autres appareils usagés. Certains citoyens ont tôt compris cet état de chose et ont opté pour l’achat des produits neufs « j’ai acheté un véhicule d’occasion il y a 5ans, je vous assure que j’ai dépensé énormément d’argent pour le réparer, mais à la fin, le véhicule n’a pas fonctionné. C’est là que j’ai pris la résolution, et je ne paye que des véhicules neufs maintenant ».a affirmé Jean Paul un agent comptable
Selon Pamelo Honfo un juriste, la véritable raison qui fait perdurer ce commerce est la morosité économique qui servit au Bénin depuis plusieurs années. Il estime que la majorité des citoyens béninois sont dans une situation de pauvreté ; « c’est la pauvreté qui dicte sa loi aux personnes qui achetent ces produits puisque celui qui s’adonne à ce commerce. Puisqu’une personne qui dispose de moyens financiers va toucher chercher à s’offrir des matériels neufs » ,a-t-il affirmé.
Pourtant plusieurs pays de la sous-région ont mis fin à ce commerce qui ne cesse de ruiner les populations. Donc les autorités béninoises doivent prendre l’exemple sur ces pays pour mettre un terme à l’escroquerie dont font montre ces importateurs.
Mickaël VOGBE (Stag)

24-08-2017, La rédaction


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