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Rencontre ministre des sports-Fédérations sportives : Oswald Homeky signe un pacte avec ses « partenaires privilégiés »

Sous la houlette de Julien Minavoa, président du Comité national olympique et sportif du Bénin (Cnosb), le ministre des sports a rencontré dans l’après-midi d’hier à Azalaï Hôtel les responsables à divers niveaux du mouvement sportif béninois. Après plus de deux heures d’échanges, le ministre des sports Oswald Homeky et ses interlocuteurs ont scellé un pacte pour un nouveau départ du sport béninois.

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« Vous êtes mes premiers partenaires, mes partenaires privilégiés. Nous allons repartir à zéro. Ce qui veut dire que nous allons partir de l’existant ». Ainsi s’est exprimé hier à Azalaï Hôtel de Cotonou Oswald Homeky, ministre des sports lors de la rencontre qu’il a eue avec le mouvement sportif béninois. Devant les responsables des Fédérations sportives et sous la houlette du président du Comité national olympique et sportif du Bénin, Julien Minavoa, le patron des sports a exposé la vision du gouvernement du « Nouveau départ » pour le développement du sport béninois. Pour Oswald Homeky, le sport béninois a besoin d’une thérapie de choc pour sortir des sentiers battus. Il s’agira pour le gouvernement actuel de procéder entre autres à la réalisation de la cartographie sportive du Bénin, de définir des programmes de formation et une autre manière de travailler, de faire une planification rigoureuse des activités de chaque fédération, de revisiter les programmes d’activités, etc. Des dispositions qui seront consignées dans un document qui fera office de la politique des sports du gouvernement Talon. Cette vision du gouvernement semble être en phase avec le Mémorandum réalisé par le Cnosb et qui retrace la vie du mouvement sportif au Bénin. Pour Julien Minavoa, il y a nécessité d’amener les communautés décentralisées à s’impliquer dans la gestion du sport, de relire la Charte nationale sur le sport dont la mise en application n’a pas produit des résultats probants. Il n’a pas occulté le Projet de loi sur le financement du sport au Bénin et l’apport de l’Etat aux Fédérations sportives. « C’est désormais un pacte que nous venons de signer pour le rayonnement du sport béninois », a conclu Oswald Homeky.

Quelques extraits du Mémorandum
1. Notre pays, comme nombre de pays à économie modeste, aspire à devenir une « Nation Sportive ». Pour y parvenir, il faudra satisfaire aux indicateurs indispensables que sont :
a) disposer d’un Mouvement Sportif National (Comité National Olympique et Fédérations Nationales) affilié aux Instances Internationales Sportives respectives.
b) organiser régulièrement au plan national, les compétitions majeures de chaque sport impliquant les deux sexes dans les différentes catégories d’âges.
c) participer régulièrement aux compétitions des organisations continentales et internationales sportives ainsi qu’aux réunions statutaires de ces dernières.
d) payer les frais d’affiliation et régulièrement les cotisations annuelles des Organisations Continentales et Internationales Sportives respectives.
e) accueillir régulièrement de grands événements sportifs (compétitions et/ou réunions)
f) disposer de suffisamment d’infrastructures qualifiées pour hautes compétitions
g) être un pays qui compte dans les deux sexes et dans les différentes catégories d’âges :
- des champions continentaux
- des champions du monde
- des médaillés olympiques

2. Nulle part au monde, un budget national ne peut à lui seul subvenir aux besoins financiers pour permettre au sport de prendre son envol. Ce qui est assuré dans les pays où l’on pourrait trouver que non seulement le sport marche, mais qu’il contribue d’une part importante au Produit Intérieur Brut, c’est bien grâce aux conditions favorables et incitatives mises en place pour l’implication d’opérateurs économiques publics, privés, nationaux et internationaux.

3. Il est bon que pendant ses années d’activités sportives intenses, le jeune béninois résidant sur le sol national jouisse du statut d’athlète de l’élite et que l’Etat lui accorde le nécessaire décent. Il doit bénéficier d’une couverture et d’une prise en charge médicale qui le mette à l’abri de toute difficulté fonctionnelle aliénante pour son intégrité physique. Le Centre National Médico-sportif doit pour cela être équipé et rendu fonctionnel.

4. Il n’est pas rare de voir pointer d’un doigt accusateur, le calendrier scolaire et ses emplois du temps respectifs, comme une des menaces contre le développement du sport dans notre pays.
Devant l’impossibilité de changement dans l’immédiat de l’emploi du temps, avez-vous une alternative du genre réintégration du sport comme partie intégrante d’un Ministère d’Etat de l’Education qui porte un Secrétariat d’Etat chargé des Sports avec pour Conseiller Spécial, le Comité National Olympique et Sportif Béninois, organe de régulation et de coordination de toutes actions devant engager le Mouvement Sportif National ?

5. Entrevoyez-vous des dispositions qui permettent de réhabiliter le Mouvement Sportif National dans son rôle légal d’organisateur de toutes manifestations sportives à caractère national et international notamment « les jeux nationaux », « les jeux africains » « les jeux de la francophonie » et « les jeux olympiques » avec l’appui financier de l’Etat ?

6. Ne voyez-vous pas que désormais, notre pays devrait mieux soigner son image de marque sur les champs de bataille sportive à travers l’adoption d’un équipement national pouvant permettre de distinguer tout athlète et/ou équipe béninois en compétition quel que soit le sport ?

7. Que pourrait-on tirer d’un sport quand l’organisation nationale chargée de sa gestion n’est ni dotée de siège et d’adresse physique fixes, ni d’équipement et autres engins nécessaires à sa pratique alors que leur acquisition est régulièrement bien prévue dans la loi des finances de chaque année ? Une fois acquis, lesdits équipements ne sont plus mis à la disposition des fédérations concernées mais plutôt distribués à des fins de propagandes politiques totalement hors du champ des Organisations du Mouvement Sportif National.

8. Le Mouvement Sportif National a été particulièrement frappé d’inhibition sans pareil du fait que les ressources prévues au budget national destinées pour les compétitions sont entièrement régentées par le Ministère des Sports. Elles ne reviennent aux fédérations sportives nationales, dans la portion congrue, que bien après les calendriers de compétitions planifiés aux regards des compétitions continentales et internationales. Alors que le bilan au plan sportif de ce Ministère n’est autre chose que les actions menées par les fédérations malheureusement sur leurs propres ressources.
Pour pallier dès cette année 2016, cet état de fait, le Mouvement Sportif national pourrait-il compter que les ressources destinées aux compétitions sportives fassent l’objet de transfert dans un compte spécifique au nom du CNOSB dès le vote du budget national ? Les fédérations sont plus rassurées de disposer des ressources qui leur sont destinées par le canal de leur Institution mère.

9. Que dire des Directions Techniques Nationales des Fédérations Nationales ?
Pour être véritablement utile au sport national, chaque fédération nationale sportive devra se doter d’une Direction Technique Nationale (DTN) avec une administration performante capable entre autres de produire à tout instant les statistiques nécessaires à l’évaluation tant des athlètes ou équipes composant ladite fédération, tant la fédération elle-même pour sa gouvernance.
Ce qui pose encore une fois ici le problème de siège de chaque fédération et de détachement des cadres près des fédérations respectives pour s’occuper réellement de la Direction Technique.

10. Que les relations entre le Ministère chargé des Sports et le Mouvement Sportif National s’en tiennent aux domaines de politique sportive et des questions strictement administratives, afin que les questions de développement sportif se focalisent entre le Ministre et le CNO. Observer le même traitement vis-à-vis de tous les athlètes et équipes de l’élite sportive béninoise en compétition officielle.

11. Il est peut-être bon de rappeler à votre attention que les responsables fédéraux sont des personnalités qui se sont regroupées d’abord en Associations Sportives puis élues par leurs paires sous de grands regroupements de nouvelles Associations Nationales appelées Fédérations Nationales du domaine de leurs choix respectifs mais qui travaillent à titre totalement bénévole selon leurs expertises. Chaque Fédération Nationale affiliée à l’Organisation Internationale correspondante est la seule compétente pour gérer au plan national l’activité sportive concernée. L’ensemble des fédérations nationales se regroupent au sein de leur institution mère appelée Comité National Olympique (CNO). C’est l’unique instance reconnue qui représente le Mouvement Sportif dans tous les pays du monde auprès de Comité International Olympique (C.I.O.), Organe suprême mondial qui gouverne le sport.
Le Comité National Olympique (CNO) est dans tous les pays l’Institution Conseille de premier ordre de l’Etat pour toutes les questions relatives à la pratique sportive et au développement sportif. Ces actions s’étendent à nombres de secteurs vitaux de la Nation, comme l’Education, la Santé, l’Environnement, les BTP, l’Economie, la Diplomatie, la Mobilisation et la Solidarité Nationale etc. de sorte que, dans le cours normal des choses tout projet voulant s’inscrire dans la Durabilité devrait requérir l’implication et l’expertise du CNO et de ses organes.
Dans certaines nations comme le Sénégal, le Cameroun, et la plupart des pays du Maghreb, le Brésil, les USA, la France, le Canada, l’Allemagne, pour ne citer que ceux-là, le CNO est élevé au rang des Corps Constitués de la Nation.

25-07-2016, Ambroise ZINSOU


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