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Chronique judiciaire : Jean Agbantchémey condamné à 6 ans de réclusion pour coups mortels

Manœuvre au Port Autonome de Cotonou, Jean Agbantchémey a été condamné le vendredi dernier à 6 ans de réclusion criminelle, par la Cour d’assises. Il est reconnu coupable de coups et blessures volontaires qui, sans intention de donner la mort, l’ont pourtant occasionnée.
Les faits remontent à décembre 2011, où Jean Agbantchémey et Abel Daï ont été sollicités par le nommé Elias Boya pour le déchargement de marchandises. A la fin du travail, Elias Boya qui avait déjà reçu pour leur compte les frais de déchargement, soit 20.000 francs, et qui devrait les payer était absent. Ce n’est que le 14 janvier 2012 que ce dernier a été retrouvé dans l’enceinte portuaire par les manœuvres. Au cours de la dispute survenue sur le champ, Elias Boya a été atteint et blessé à la tête par un morceau de pavé lancé par Jean Agbantchémey. Evacué d’urgence à l’hôpital, la victime est décédée le 20 janvier 2012.
A la barre, l’accusé a reconnu les faits, puis se justifie : « Etant donné qu’il était plus fort que moi, j’ai juste réagi à la paire de gifles qu’il m’a donné ».

Le Ministère public accuse…
Dans son réquisitoire, le ministère public représenté par Emmanuel Opita a démontré que les circonstances, les éléments légal, matériel, et moral conduisent à conclure à l’infraction de coups mortels puni par l’article 309 du code pénal. Il s’appuie d’ailleurs sur quelques propos de l’accusé pour convaincre les jurés et la cour présidée par Georges Gbaguidi, avec comme assesseurs Jacques Hounsou et Abdoul Latifou Akim. Pour lui, l’accusé a reconnu avoir soif de vengeance et cette volonté de porter de coups et d’occasionner des blessures a assisté.
Emmanuel Opita rejette par conséquent la possibilité d’une légitime défense puisque, dit-il, il faut que d’une part l’agression soit injuste et que surtout la défense soit proportionnelle à l’attaque. « En l’espèce, la réaction de Jean Agbantchémey est disproportionnelle aux gifles. Le motif de légitime défense ne peut prospérer ». Le Ministère public a donc demandé que l’accusé soit reconnu coupable de coups et blessures volontaires qui, sans intention de donner la mort, l’ont pourtant occasionnée et a requis par conséquent à son encontre 7 ans de réclusion criminelle.

La défense touche les sensibilités
La défense assurée par Me Hounkpatin a aussitôt réagi en soulignant que « 7 ans de réclusion, c’est excessif ». Néanmoins, il ne plaidera pas l’acquittement pour, dit-il, tenir dans la vérité, mais fera ressortir des circonstances atténuantes. « Jean Agbantchémey a travaillé toute la nuit, sous le froid de janvier au bord de l’océan pour décharger deux conteneurs. Il avait exprimé une certaine méfiance de ne pas être payé, mais il a été rassuré », commença-t-il, avant de demander à la cour de tenir compte de la dimension humaine de la personne de Jean Agbantchémey. Après une démonstration des traits des personnes impulsives comme l’accusé, Me Hounkpatin souligne que Jean A. reconnait son acte et qu’il est d’ailleurs réadaptable. « Il a assez payé pour sa faute. Sa femme l’a abandonné et est tombé enceinte d’un autre. Il n’a pas eu la chance de porter sur ses genoux sa fille. Son garçon ainé squatte chez les voisins et vit de petits boulots. L’accusé est un homme qui aime travailler. Je vous prie de lui donner une nouvelle chance ».
Après quelque temps de suspension, la cour et les jurés reviennent du délibéré avec une décision qui condamne Jean Agbantchémey à 6 ans de réclusion criminelle. L’accusé ayant déjà purgé la peine, recouvre sa liberté.

16-04-2018, Fulbert ADJIMEHOSSOU


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