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Editorial : Dialogue social en panne

Le dialogue social est en souffrance. Et pour cause ! Les centrales et confédérations syndicales viennent de claquer la porte au nez du gouvernement. Au nombre de six, les signataires de la charte nationale du dialogue social et leurs représentants ont pris leurs distances avec les décideurs. Les secrétaires généraux de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin), de la Confédération des Organisations syndicales indépendantes (Cosi-Bénin), de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb), de la Centrale des syndicats unis du Bénin (Csub) et de la Centrale des syndicats du privé et de l’informel du Bénin (Cspib) accusent le gouvernement de perpétrer des actes de violation de la charte du dialogue social.
Installé seulement le vendredi 4 août dernier, ce Conseil national n’a pas pu tenir ses promesses avant d’être contraint à marquer un coup d’arrêt. Depuis le vendredi 15 décembre dernier, à travers une déclaration, les partenaires sociaux ont formellement annoncé leur volonté de se retirer de cet organe. Les syndicats s’offusquent contre « le manque de considération affiché par le gouvernement » à leur égard et le « mépris » avec lequel leurs « légitimes doléances » sont considérées. Pour eux, l’Exécutif excelle dans une « parodie » de dialogue social. Très remontés contre le pouvoir, Christophe Houéssionon, Anselme Amoussou, Noël Chadaré, Emmanuel Zounon, Moudassirou Bachabi et Christophe Dovonon dénoncent également « la persistance du gouvernement dans la multiplication des actes attentatoires aux libertés syndicales d’expression et d’association ».
Au banc des accusés, clairement indexé par les partenaires sociaux comme l’auteur de leurs malheurs, le gouvernement est appelé, non pas à monter au créneau pour se dédouaner, met plutôt à rassurer. C’est parce que la crédibilité des gouvernants est en cause que les représentants des travailleurs ont pris cette décision. Demandeurs permanents du dialogue social, les syndicats n’ont vraiment pas intérêt à tourner dos au gouvernement. S’ils en sont arrivés à cette extrémité, c’est que le malaise ne permettait pas que le dialogue tant recherché se fasse dans la sérénité afin que les solutions idoines soient trouvées aux revendications des travailleurs. Ces derniers de leur côté sont aussi appelés à mettre un peu d’eau dans leur vin. De gré ou de force, tôt ou tard, ils seront bien obligés de discuter avec le gouvernement. L’idéal serait de mettre la balle à terre, ici et maintenant.
Trouver un terrain d’entente afin d’éviter que les positions se radicalisent, telle doit être la préoccupation des deux camps en conflit. Si par contre, chaque partie reste campée sur sa position, il y a des risques que les mouvements de débrayages tant redoutés soient encore à l’ordre du jour. Les partenaires sociaux autant que le gouvernement ont intérêt à fumer le calumet de la paix dans des délais raisonnables. S’ils décident par contre d’aller au pourrissement, ils seront en ce moment contraints de se parler pour trouver une porte de sortie. Le mieux serait de limiter les dégâts dès maintenant afin que les brèches soient colmatées. Mais encore et on ne le dira jamais assez, la balle est dans le camp du gouvernement. C’est au chef d’Etat de présenter un bilan qui sera apprécié par ses concitoyens. C’est lui qui a pris le soin de choisir ses collaborateurs. Vivement qu’il leur montre la voie afin que le dialogue ne soit pas rompu avec les syndicats. Lorsque ceux-ci décident de sortir des muscles, c’est tout le pays qui en pâtit.

19-12-2017, Moïse DOSSOUMOU


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