Suivez Canal3 Bénin sur SIRIUS4 ! Position : 5°Est, Fréquence : 12605Mghz, Symbole Rate : 29905Mbauds, Polarisation Verticale.
Banniere publicitaire


Editorial : L’œuvre salvatrice des 7 sages

Elle était très attendue sur ce dossier. Compte tenu de la délicatesse du sujet, d’aucuns avaient tôt fait de la placer face à un dilemme. En réalité, il n’en était rien. Faisant fi de la polémique, du déchaînement des passions et du bruit des vagues mugissantes, la Cour constitutionnelle a tranché. Sans état d’âme, les gardiens du temple ont remis l’Assemblée nationale à sa place. Cette institution, la deuxième du pays, qui du jour au lendemain, s’est découvert des pouvoirs qui ne lui sont pas dévolus, au point de développer des élans liberticides, est désormais priée d’agir dans la stricte limite de ses attributions. Les députés, dont la majorité avait cru devoir agir à leur guise, savent à présent qu’il y a des limites à ne pas franchir. Par le jeu démocratique de l’équilibre des pouvoirs, la DCC 18-001 du 18 janvier 2018 est venue, fort heureusement, remettre les pendules à l’heure.
Si la Cour avait opiné dans le sens contraire, la porte des dérives et des restrictions des libertés aurait été largement ouverte et certains se seraient cru tout permis. Les élus du peuple, dont le premier d’entre eux a avoué qu’ils ont agi avec un pincement au cœur, sont maintenant appelés à rectifier le tir, en ayant la tête sur les épaules. La décision rendue par la Cour est d’autant plus salutaire qu’elle vient renforcer le socle constitutionnel de protection des droits fondamentaux. En effet, le droit de grève est sur le même palier que le caractère inviolable du domicile, la liberté de presse, la liberté d’aller et de venir, la liberté de réunion, de cortège et de manifestation. Valider la suppression du droit de grève à certaines corporations reviendrait à remettre en cause, à un moment ou à un autre, tout ou partie des autres droits fondamentaux énumérés supra.
Maintenant que les pendules sont remises à l’heure, au-delà de la définition des conditions de jouissance du droit de grève, le moment est venu pour que les gouvernants et les partenaires sociaux tiennent un discours de vérité. Un gouvernement sincère, crédible et responsable ne peut susciter chez les syndicats des sentiments d’hostilité. C’est parce que très souvent les décideurs refusent de tenir leurs engagements, c’est parce qu’ils renient leurs signatures, c’est parce qu’ils refusent d’assumer leurs responsabilités, que les travailleurs, longtemps tournés en bourrique, ont recours à la grève. Or, sans l’adhésion des agents publics aux initiatives gouvernementales, aussi pertinentes et impérieuses soient-elles, elles n’aboutiront jamais. Aujourd’hui plus que jamais, le gouvernement devrait travailler à être sur la même longueur d’onde que les travailleurs en renforçant son capital confiance.
Dans le même ordre d’idées, les travailleurs qui viennent d’obtenir une victoire historique, devront mettre un peu d’eau dans leur vin. S’il est vrai qu’ils font de leur mieux pour capter en vain l’attention des dirigeants quant à la satisfaction de leurs revendications, il faut aussi reconnaitre que certains syndicats et centrales et confédérations syndicales abusent du droit de grève. Désormais, l’opinion ne sera plus réceptive aux mots d’ordre de cessation de travail lancés pour un oui ou pour un non. Encore que « dans l’absolu, aucun droit n’est absolu puisqu’il peut être limité quand il entre en conflit avec un autre droit de même valeur juridique ». Aux syndicats qui ont toutes les raisons de crier victoire de savoir raison garder. Il est des moments dans la vie des peuples où la justice l’emporte sur l’abus. C’est ce qui est arrivé à travers le 18 janvier dernier à travers la DCC 18-001. Dans un mouvement d’ensemble orienté vers la satisfaction de l’intérêt général, faisons en sorte de ne plus tirer le diable par la queue.

22-01-2018, Moïse DOSSOUMOU


CHRONIQUES

Editorial : 176 milliards du SNU !
13-11-2018, Angelo DOSSOUMOU
Un Plan cadre pour l’assistance au développement (Pnuad) concocté selon une approche participative, inclusive, et même validé en Conseil des (...) Lire  

En vérité : Zoom sur le budget 2019
13-11-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Du mieux pour les pompiers (...)
8-11-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Les Epes à la barre
8-11-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Intérim en détresse à Cotonou (...)
7-11-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : A vous de jouer jeunes !
7-11-2018, Moïse DOSSOUMOU




Nous suivre

Suivez-nous sur les réseaux sociaux







 
 

DANS LA MÊME RUBRIQUE

Editorial : 176 milliards du SNU !
13-11-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Zoom sur le budget 2019
13-11-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Du mieux pour les pompiers !
8-11-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Les Epes à la barre
8-11-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : A vous de jouer jeunes !
7-11-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Un pas vers l’Arch !
6-11-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Le cas Houndété
6-11-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : La réplique de l’opposition
5-11-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : Le pressant appel de l’Eglise
31-10-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : L’eau qui sauve les Collines !
31-10-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Fmi-Bénin, logique intacte !
30-10-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Le couple bénino-nigérian
25-10-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Enfin, que ça démarre !
25-10-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Formalités express au Pcj !
24-10-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Vivement les travaux !
22-10-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Appui diplomatique pour Pag !
22-10-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Médiateur : acte 3 ou stop ?
18-10-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Encore Biya, bêtise continuelle !
18-10-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Un plus pour l’état civil !
15-10-2018, Angelo DOSSOUMOU


0 | 30 | 60 | 90 | 120 | 150 | 180 | 210 | 240 | ... | 1500

Dr Martial Ayenon à propos de l’antibiorésistance « Il existe 5 (...)
16-10-2018, Moïse DOSSOUMOU
Très utiles pour lutter contre les bactéries responsables des infections, les antibiotiques ont aussi des limites. En (...)  

Réformes politiques, institutionnelles et économiques : Talon (...)
28-08-2018, Angelo DOSSOUMOU
« Demain, il fera beau… ! ». Cette chanson a bercé et continue de bercer l’enfance d’une bonne génération d’Africains et (...)  

Regain d’activités politiques des Cauris : Les Fcbe refusent de (...)
21-08-2017, Arnaud DOUMANHOUN
Curieuse façon de jaser, d’aller de hameau en hameau pour perturber la tranquillité des citoyens, de jouer les leaders (...)  

Election du 2e secrétaire parlementaire : Le vote en faveur de (...)
26-05-2016, Arnaud DOUMANHOUN
La Renaissance du Bénin (Rb) a voté dans sa majorité pour le candidat du Nouveau départ, soit 6 députés sur les 7 que (...)