Suivez Canal3 Bénin sur SIRIUS4 ! Position : 5°Est, Fréquence : 12605Mghz, Symbole Rate : 29905Mbauds, Polarisation Verticale.
Banniere publicitaire


Editorial : La croisade de tous les instants

L’affaire continue de faire des vagues. Elle suscite indignation, frustration et révolte. Comme si l’opinion vient d’être tirée d’un long sommeil, elle se demande comment cela a pu se passer, au vu et au su de tous, sans que les auteurs de ces actes ignobles ne se sentent inquiétés. Ces pratiques qui font jaser ces jours-ci, ce sont bien évidemment les crimes crapuleux que l’on peut assimiler aisément, au vu des faits et de la finalité recherchée, à des crimes rituels. Selon une idée largement répandue au sein de la couche juvénile en perte de repères et de modèles, pour se faire une place au soleil, il faut d’abord attenter à la vie de ses semblables. A ce jeu immoral, tous les coups sont permis. Désireux coûte que coûte de s’afficher aux yeux de la société comme des personnes vivant dans l’opulence, des hommes et des femmes, des jeunes pour la plupart, n’hésitent pas à faire feu de tout bois pour avoir du sang sur leurs mains.
« Peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse ». C’est la devise de ces personnes sans foi ni loi qui ne reculent devant rien au nom de l’argent. A travers ce fait de société, ce qui choque et interpelle, c’est l’âge des mis en cause. Des adolescents et des jeunes pour la plupart, refusant de bâtir leur existence sur du solide, pactisent avec le diable, tout juste pour paraître. Rien que ça. Sans maîtriser eux-mêmes les tenants et aboutissants de leurs pratiques, ils s’enfoncent dans la compromission jusqu’au bout. Si au moins, ils atteignaient leurs objectifs sordides sans porter préjudice à la société, ils auraient seulement des comptes à rendre au tribunal de leurs consciences. Mais, dans le cas d’espèce, ce sont des familles entières qui sont plongées dans le deuil et le désarroi du fait des disparitions d’enfants et des sacrifices humains. Embarqués dans des rites occultes qui les dépassent, ils sont obligés, pour se tirer d’affaire, de faire couler du sang humain.
Comment peut-on expliquer le fait qu’un conjoint puisse égorger sa compagne, mère de ses enfants, tout juste pour offrir son sang en sacrifice à un fétiche ? Comment des adolescents peuvent pousser la témérité jusqu’à kidnapper des enfants afin de les vider de leur sang ? Des pères et mères de famille ont ainsi perdu précocement leurs enfants disparus sur le chemin de l’école ou dans le quartier des suites d’un rapt. Indifférents aux peines suscitées par leurs agissements, ces jeunes ne jurent que par l’argent. Du jour au lendemain, des personnes démunies, vivant dans la précarité, ont commencé par rouler carrosse. Et cela n’a inquiété personne. Dans les bars, restaurants, maquis et boîtes de nuit, ils affolent les serveurs et les promoteurs de ces endroits qui leur dressent le tapis rouge sans se poser la moindre question sur la provenance de cette richesse suspecte. Pendant des années, la société et les pouvoirs publics ont laissé faire.
Fort heureusement, le réveil est intervenu. Il fut brutal, mais salutaire. Le parquet de Cotonou s’est montré ferme. Avec l’implication de la police républicaine, des arrestations tous azimuts ont commencé. Pourvu que ces affaires soient conduites avec rigueur et professionnalisme jusqu’à leur terme afin que les coupables reconnus comme tels au terme d’un procès équitable soient punis. Ce combat, c’est celui de la société toute entière. Dans les Saintes Ecritures, il est mentionné : « Tu mangeras à la sueur de ton front ». C’est une vérité universelle. Désormais, chaque citoyen se fera le devoir d’alerter les forces de sécurité publique sur des cas suspects dans son entourage. Décourager à tout prix ces promoteurs du crime et du deuil est la mission de tous les Béninois et Béninoises. La justice a donné le ton. A elle de demeurer inflexible le plus longtemps possible. Au nom de la facilité et de la cupidité, on ne peut réinventer le monde.

27-03-2018, Moïse DOSSOUMOU


CHRONIQUES

Editorial : A vos plaques…Partez !
15-11-2018, Angelo DOSSOUMOU
L’axiome est sans équivoque. Qui veut rouler à moto, doit avoir sa plaque d’immatriculation. Défaut longtemps toléré au Bénin, mais défaut bientôt (...) Lire  

En vérité : Transport en commun : le grand (...)
15-11-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : 176 milliards du SNU !
13-11-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Zoom sur le budget 2019
13-11-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Du mieux pour les pompiers (...)
8-11-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Les Epes à la barre
8-11-2018, Moïse DOSSOUMOU




Nous suivre

Suivez-nous sur les réseaux sociaux







 
 

DANS LA MÊME RUBRIQUE

Editorial : A vos plaques…Partez !
15-11-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : 176 milliards du SNU !
13-11-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Zoom sur le budget 2019
13-11-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Du mieux pour les pompiers !
8-11-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Les Epes à la barre
8-11-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : A vous de jouer jeunes !
7-11-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Un pas vers l’Arch !
6-11-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Le cas Houndété
6-11-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : La réplique de l’opposition
5-11-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : Le pressant appel de l’Eglise
31-10-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : L’eau qui sauve les Collines !
31-10-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Fmi-Bénin, logique intacte !
30-10-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Le couple bénino-nigérian
25-10-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Enfin, que ça démarre !
25-10-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Formalités express au Pcj !
24-10-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Vivement les travaux !
22-10-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Appui diplomatique pour Pag !
22-10-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Médiateur : acte 3 ou stop ?
18-10-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Encore Biya, bêtise continuelle !
18-10-2018, Angelo DOSSOUMOU


0 | 30 | 60 | 90 | 120 | 150 | 180 | 210 | 240 | ... | 1500

Dr Martial Ayenon à propos de l’antibiorésistance « Il existe 5 (...)
16-10-2018, Moïse DOSSOUMOU
Très utiles pour lutter contre les bactéries responsables des infections, les antibiotiques ont aussi des limites. En (...)  

Réformes politiques, institutionnelles et économiques : Talon (...)
28-08-2018, Angelo DOSSOUMOU
« Demain, il fera beau… ! ». Cette chanson a bercé et continue de bercer l’enfance d’une bonne génération d’Africains et (...)  

Regain d’activités politiques des Cauris : Les Fcbe refusent de (...)
21-08-2017, Arnaud DOUMANHOUN
Curieuse façon de jaser, d’aller de hameau en hameau pour perturber la tranquillité des citoyens, de jouer les leaders (...)  

Election du 2e secrétaire parlementaire : Le vote en faveur de (...)
26-05-2016, Arnaud DOUMANHOUN
La Renaissance du Bénin (Rb) a voté dans sa majorité pour le candidat du Nouveau départ, soit 6 députés sur les 7 que (...)