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Editorial : Le modèle économique de Parakou

Il est féru des choix controversés. Depuis son élection à la tête de la municipalité de Parakou, Charles Toko révolutionne les habitudes. Sans se soucier du qu’en dira-t-on, il s’affiche comme un maire pas comme les autres. Désireux de sortir du train-train quotidien, il pose jour après jour ses marques et indique autant à ses collaborateurs qu’à ses administrés la marche à suivre. Ses idées et actions, quoique pertinentes, ne manquent pas de soulever des vagues. Soucieux d’apporter sa pierre à l’édifice pour le peu de temps qu’il a à passer aux commandes de la troisième commune à statut particulier, Charles Toko fonce comme un buffle. Les états d’âme lui importent peu, l’essentiel pour lui est d’agir, ici et maintenant. Deux de ses récentes décisions consacrées à la promotion de la consommation locale méritent d’être mises en exergue.
Sans coup férir, Charles Toko impose désormais à l’administration municipale le recours aux services traiteurs de la ville spécialisés dans la promotion des plats typiquement locaux à l’occasion de toutes les cérémonies organisées par la mairie. Ainsi, le tchoukoutou, le wassa-wassa, l’igname pilée, pour ne citer que ces repas, remplacent désormais sur les buffets la bière, les petits fours, les sandwichs, les confiseries et autres spécialités culinaires occidentales. Dans la droite ligne de ce bouleversement des habitudes, le maire exige de ses collaborateurs le renouvellement de leurs garde-robes. Ainsi qu’il l’a décidé, le personnel de l’administration municipale se vêtira à partir du 1er avril prochain en tenues locales tout au moins les lundis et vendredis. Libre choix leur est laissé pour les autres jours de la semaine. Si cette décision peut prêter à polémique, il faut néanmoins reconnaître qu’elle met fin au calvaire des cadres dégoulinant de sueur sous un chaud soleil parce que parés de costumes.
Avant même que ses contempteurs ne s’en prennent à ses initiatives, Charles Toko agit. Ces deux décisions ont un grand mérite en ce sens qu’elles font la promotion à grande échelle de l’économie locale. En effet, les services traiteurs contraints au chômage ou à la réduction de leurs chiffres d’affaires du fait de la multiplication des commandes de repas venus d’ailleurs seront désormais viables. Les paysans seront désormais assurés d’écouler leurs récoltes, les grossistes et les détaillants aussi auront une clientèle fidèle et pérenne. La même réalité sera observée du côté des vendeurs de fibres, des tisserands, des merceries, des couturiers et stylistes. Tous ces travailleurs qui vivotaient auront désormais les ressources pour vivre convenablement et prendre soin de leurs familles respectives. Au bout du compte, c’est la commune et le pays qui gagnent. A contrario, lorsque les plats occidentaux et les habits venus d’ailleurs avaient pignon sur rue, nos capitaux, au lieu de renflouer les poches de nos compatriotes, faisaient le bonheur des citoyens d’autres pays.
En dépit de la rudesse qui caractérise les initiatives de promotion de la consommation locale du maire de Parakou, il faut reconnaître qu’elles ne manquent pas de pertinence. Si la plupart des services traiteurs installés au Bénin ont des commandes de plats locaux en majorité, cela se ressentira inéluctablement sur notre économie. Si les tonnes de costumes et autres parures occidentales quotidiennement déversées au port autonome de Cotonou diminuaient sensiblement au profit des créations et des tenues locales, des milliers de familles béninoises seraient à l’abri du besoin et investiront chez eux dans d’autres secteurs comme l’habitat. De fil en aiguille, rien qu’en changeant certaines de nos habitudes, plusieurs corps de métiers insuffisamment sollicités auront de quoi s’occuper. C’est cette dynamique qu’a voulu créer Charles Toko à l’échelle de Parakou. Pourvu que cela dure et qu’à terme, les ministères, sociétés et offices publics s’inscrivent dans cette dynamique de promotion de nos richesses et valeurs. Car, si les Béninois ne se célèbrent pas eux-mêmes, personne ne le fera à leur place.

28-02-2018, Moïse DOSSOUMOU


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