Suivez Canal3 Bénin sur SIRIUS4 ! Position : 5°Est, Fréquence : 12605Mghz, Symbole Rate : 29905Mbauds, Polarisation Verticale.
Banniere publicitaire


Editorial : Une polémique précoce

On les désignera désormais sous le vocable de « sages ». Au nombre de sept, ils officieront pour les cinq prochaines années en qualité de juges constitutionnels. La semaine écoulée, l’Assemblée nationale à travers son bureau et le président de la République, conformément à leurs prérogatives, ont rendu publique la liste des nouveaux membres de la Cour constitutionnelle. Sitôt nommés, à trois semaines de la date de leur prise de service, ils sont déjà exposés aux feux des projecteurs. C’est peu dire que les futurs membres de la juridiction constitutionnelle suscitent avant leur entrée en scène une vive polémique. La nature, l’importance et la délicatesse de leur mission font que l’opinion est sujette à mille interrogations. Sauront-ils se départir de leurs intérêts partisans pour faire le job en toute indépendance ? Résisteront-ils à la compromission ? Telles sont les préoccupations qui assaillent les populations.
Depuis 1993 où la première mandature a été installée, la Cour constitutionnelle béninoise a réussi, en dépit de tout, à s’imposer comme un label, ici et ailleurs. Ses décisions qui ne sont susceptibles d’aucun recours ont fait d’elle une institution vénérée. Une à une, les mandatures qui se sont succédé, ont fait de leur mieux pour renforcer le sacré, le respect et le prestige dus à cette institution de la République. Tout n’a pas été rose, loin s’en faut. Au fil des années, il y eut des décisions un peu tirées par les cheveux qui ont suscité des tollés. Les critiques, parfois virulentes et acerbes, ont contribué à ce que les membres de la Cour se ressaisissent à des périodes où ils donnaient l’impression d’être à la solde d’un pouvoir ou d’intérêts ponctuels. Au lieu de donner carte blanche aux sept sages, les Béninois ont préféré un marquage à la culotte de tous les instants.
Le mode de désignation des membres de la Cour constitutionnelle alimente dans des proportions paranoïaques, la hantise de voir siéger dans cette juridiction des politiciens déguisés en juges. En effet, l’Assemblée nationale est le haut lieu de la politique par excellence. C’est le siège des intrigues et des combines politiciennes. Cette institution par le biais de son bureau désigne quatre des sept membres de la Cour. Et le président de la République qui est au cœur même de la politique pourvoit aux trois postes restants. Bien que respectées, les précautions prises par le Constituant par rapport aux conditions à remplir pour siéger à la Cour ne suffisent pas toujours à garantir l’indépendance de ses membres. Ainsi, des personnalités a priori respectables et modèles peuvent surprendre négativement une fois nommées tout comme d’autres connues comme étant à la solde d’un pouvoir peuvent se révéler exemplaires et irréprochables à tous égards.
Les magistrats Razack Amouda, Moustapha Fassassi et Sylvain Nouwatin, les juristes de haut niveau Joseph Djogbénou et Cécile de Dravo Zinzindohoué, les personnes de grande réputation professionnelle à savoir Rigobert Azon et André Katari seront incessamment face à leurs devoirs vis-à-vis de la République. La qualité du travail qui sera abattu par leurs soins dépendra de leur détermination. S’ils désirent laisser de bonnes empreintes de leur passage au sein de cette prestigieuse juridiction, ils agiront en conséquence, et ce, malgré les pressions qui pourraient venir de toutes parts. Si par contre, ils font le malheureux choix de servir une cause autre que l’intérêt général, l’histoire retiendra d’eux cette image peu glorieuse. L’idéal, c’est que leurs décisions traduisent leurs états d’âme vis-à-vis des pouvoirs exécutif et législatif qui leur ont servi d’échelle en ces termes : « Vous m’avez nommé, mais je ne vous connais plus ».

22-05-2018, Moïse DOSSOUMOU


CHRONIQUES

En vérité : Progressistes et républicains : les défis pressants
11-12-2018, Moïse DOSSOUMOU
L’accouchement a été difficile. Mais au final, c’est une opération plutôt réussie, pour ce qui est de la forme en tout cas. Les frères siamois peuvent (...) Lire  

Editorial : Hélas…encore Lassa !
10-12-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Bloc républicain : une réalité
10-12-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : Les vacataires sur la sellette
6-12-2018, Moïse DOSSOUMOU
Tribune verte : Adieu sublimes lacs !
6-12-2018, Fulbert ADJIMEHOSSOU
Editorial : Jeunes engagés contre corruption (...)
6-12-2018, Angelo DOSSOUMOU




Nous suivre

Suivez-nous sur les réseaux sociaux







 
 

DANS LA MÊME RUBRIQUE

Editorial : Hélas…encore Lassa !
10-12-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Les vacataires sur la sellette
6-12-2018, Moïse DOSSOUMOU
Tribune verte : Adieu sublimes lacs !
6-12-2018, Fulbert ADJIMEHOSSOU
En vérité : Talon change les paradigmes
5-12-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : L’Estonie pour plus de Tic !
4-12-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Il s’appelait Gaston Azoua
4-12-2018, Moïse DOSSOUMOU
En toute sincérit : Femme 3C
3-12-2018, La rédaction
Editorial : Epouvantail IRM !
3-12-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Silence, Mètonou arrive !
27-11-2018, Angelo DOSSOUMOU
C’est le temps des derniers réglages.
26-11-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : Cap sur le sport
21-11-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Une taxe pour booster le sport !
21-11-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Insécurité, période cruciale !
21-11-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : A vos plaques…Partez !
15-11-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : 176 milliards du SNU !
13-11-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Zoom sur le budget 2019
13-11-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Du mieux pour les pompiers !
8-11-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Les Epes à la barre
8-11-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : A vous de jouer jeunes !
7-11-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Un pas vers l’Arch !
6-11-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Le cas Houndété
6-11-2018, Moïse DOSSOUMOU


0 | 30 | 60 | 90 | 120 | 150 | 180 | 210 | 240 | ... | 1500

Dr Martial Ayenon à propos de l’antibiorésistance « Il existe 5 (...)
16-10-2018, Moïse DOSSOUMOU
Très utiles pour lutter contre les bactéries responsables des infections, les antibiotiques ont aussi des limites. En (...)  

Réformes politiques, institutionnelles et économiques : Talon (...)
28-08-2018, Angelo DOSSOUMOU
« Demain, il fera beau… ! ». Cette chanson a bercé et continue de bercer l’enfance d’une bonne génération d’Africains et (...)  

Regain d’activités politiques des Cauris : Les Fcbe refusent de (...)
21-08-2017, Arnaud DOUMANHOUN
Curieuse façon de jaser, d’aller de hameau en hameau pour perturber la tranquillité des citoyens, de jouer les leaders (...)  

Election du 2e secrétaire parlementaire : Le vote en faveur de (...)
26-05-2016, Arnaud DOUMANHOUN
La Renaissance du Bénin (Rb) a voté dans sa majorité pour le candidat du Nouveau départ, soit 6 députés sur les 7 que (...)