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En vérité : Les infractions économiques à la loupe !

« Elle aura de la matière et des clients ». A peine créée, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) sera submergée de dossiers. Témoignage éloquent de la volonté du gouvernement de lutter sans répit contre l’impunité, cette nouvelle juridiction ne tardera pas à entrer en action. Après l’étape législative ayant consacré la création de cette entité judiciaire et la nomination de ses hauts responsables en Conseil des ministres, le président de la Cour suprême vient de jouer sa partition. C’était hier à la Cour d’Appel de Cotonou où les principaux animateurs de ce nouvel instrument judiciaire ont été installés dans leurs fonctions. Les magistrats Cyriaque Dossa et Gilbert Togbonon, respectivement président et procureur spécial près ladite cour ont maintenant les manettes en main. A eux de les actionner avec professionnalisme et objectivité pour mériter la confiance placée en eux.
La mission assignée à cette nouvelle Cour est sans équivoque. Ousmane Batoko s’est fait le devoir de la réitérer à qui de droit. « Qui vole un poulet ou un cabri au Bénin va en prison et qui vole des millions va au palais des gouverneurs ». Allusion faite aux fossoyeurs de l’économie nationale qui parviennent à se faire élire députés pour échapper à la justice parce que couverts par l’immunité parlementaire. Mais le président de la Cour suprême a oublié de mentionner que sur ce plan, les lignes ont commencé par bouger depuis le mardi 24 juillet dernier où trois députés ont perdu ce privilège sur décision de leurs pairs. « C’est dans ce contexte de doute sur la justice, sur sa transparence, la réalité de son indépendance que nous procédons à l’installation du président et du procureur spécial de la Criet », dira encore Ousmane Batoko qui a du mal à cacher son enthousiasme face à cette initiative.
La mise en place de cette Cour est une avancée majeure dans la lutte contre l’impunité et le terrorisme. Pendant longtemps, les gouvernements successifs ont tenté avec des résultats mitigés de lutter contre les pratiques frauduleuses qui font le nid de la corruption. Lorsqu’il fallait maintenir le rythme et agir sans état d’âme, les pressions venant de toutes parts, faisaient céder les décideurs qui ont habitué l’opinion à des volte-face intempestives. Cette fois-ci, tout indique que la mayonnaise a pris. En séparant les infractions économiques du reste, les tribunaux et cours ordinaires se concentreront sur les affaires relevant de leurs compétences. Les animateurs de la Criet pourront se pencher désormais avec lucidité sur les dossiers qui leur seront attribués. De fait, les auteurs des crimes économiques qui passaient facilement entre les mailles de la justice auront fort à faire pour se soustraire aux représailles.
Patrice Talon a réussi le tour de force de matérialiser sa volonté de lutter contre les crimes économiques érigés en pratiques courantes au point de faire partie intégrante des mœurs publiques. Il faut croire qu’à l’avenir, le franc public sera géré avec rigueur et parcimonie. Il y va de l’intérêt de tous que les ressources publiques soient utilisées à bon escient. La politique pénale impulsée par le gouvernement est en marche. Plusieurs personnes sont déjà tombées dans la nasse. La liste ne fera que s’allonger pour le bonheur des promoteurs de la vertu dans la gestion de la chose publique. Il est attendu de la Criet un travail de qualité qui ne souffre d’aucune insuffisance. A ses animateurs d’en faire un instrument sérieux et accepté de tous. Le parcours des deux figures de proue de cette Cour en dit long sur leurs qualités professionnelles. Vivement qu’ils ne s’en éloignent ! Enfin, la lutte contre l’impunité a de beaux jours devant elle.

28-08-2018, La rédaction


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