Editorial : 176 milliards du SNU !

Angelo DOSSOUMOU 13 novembre 2018

Un Plan cadre pour l’assistance au développement (Pnuad) concocté selon une approche participative, inclusive, et même validé en Conseil des ministres. Un appui financier de 294 millions de Dollars Us soit 176 milliards de FCFA et une signature avec le Pnud qui permet au Bénin d’entrevoir l’avenir avec sérénité. A l’arrivée, au cours de la période 2019-2023, il n’y a plus de mystère pour ce qui est d’un accompagnement espéré du Système des Nations Unies (SNU). Logiquement donc, à travers ses agences, les cinq prochaines années verront encore la contribution du SNU pour l’atteinte des Objectifs de développement durable. Et, c’est à juste titre que ledit Plan cadre est aligné sur la mise en œuvre de l’Agenda 2030 et sur les priorités nationales.
Ainsi, cette manne financière décrochée aidera, entre autres, à soutenir une croissance économique forte et durable, à renforcer le capital humain, notamment dans les secteurs de la santé et de l’éducation, et surtout à la consolidation de la démocratie, de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance. En somme, un cocktail assez rafraîchissant pour donner du tonus aux gouvernants et les inciter à œuvrer davantage à l’amélioration des conditions de vie des populations, particulièrement les plus vulnérables. Mais, entre valider un Plan avec des incidences financières juteuses qui, en principe, ne font qu’encourager les efforts du gouvernement et sa mise en œuvre, il y a un grand fossé, et il faut le traverser.
D’où, toutes les attentes à combler autour d’une opérationnalisation qui démarre dès Janvier 2019. Déjà, dans le délai, les objectifs doivent être atteints. Et quand il est dit et démontré que certains d’entre eux sont intimement liés au Programme d’actions du gouvernement (Pag), au Plan national de développement (Pnd) ainsi qu’au Programme de croissance pour le développement durable (Pc2d), alors là, il est clair que le passage vers 2023 ne sera pas de tout repos.
Et donc, pour ne pas trébucher sur ce long parcours qui nécessite 5 bonnes années, tous les sens doivent être éveillés et ceci, de façon permanente. D’ailleurs, mieux que quiconque, les acteurs qui devront être impliqués dans la mise en œuvre du Plan cadre pour l’assistance au développement ne tarderont pas avant d’apprendre qu’ils ont l’obligation d’une gestion saine et transparente des fonds alloués.
Maintenant, pour ce qui est des grands axes pris en compte par le Pnuad 2019-2023, à mon avis, le renforcement du Capital humain me paraît très capital. En vérité, il n’y a de richesse que d’hommes et sans les compétences requises et disponibles en quantité suffisante, point de solutions immédiates ni pérennes à nos nombreux problèmes. En plus, on aura noté qu’à la suite de l’accompagnement du SNU pour la période 2019-2023, il y aura probablement du mieux dans les domaines de la santé et de l’éducation. Et ça, c’est toujours bon à prendre.



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