Editorial : Après Uyo, la relance !

Angelo DOSSOUMOU 14 novembre 2019

Un but matinal, une flamme d’espoir allumée par le capitaine Stéphane Sessegnon puis à la fin, beaucoup de regrets. Au Godswill Akpabio stadium de Uyo, les Ecureuils ont longtemps entretenu l’illusion d’être capables de tenir tête au Super Eagles du Nigeria mais, une fois encore, la montagne était trop haute. Sur un penalty juste avant la mi-temps, le géant voisin de l’Est a rattrapé son retard avant de clore le débat à l’heure de jeu. A l’analyse, au fil du match, nos ambassadeurs ont manqué du jus pour résister aux assauts des Aigles. Sans vouloir leur trouver des excuses, la gestion du périple pour Uyo a certainement pesé dans la balance. Pour nous autres supporters béninois, un nul arraché au favori du groupe, surtout à l’extérieur et après l’avoir fait sérieusement douter, aurait été parfait.
Mais, le mal est fait. A l’issue de cette première journée des éliminatoires de la Can Cameroun 2021, le Bénin occupe la dernière place. Justement, la seconde journée, c’est déjà pour dimanche à Porto-Novo et l’erreur à ne pas commettre, c’est de se focaliser sur la défaite d’Uyo en oubliant que le rendez-vous avec la Sierra Leone est très imminent. Alors, avec la possibilité de récupérer les cadres absents d’hier du côté du Nigeria, apprenons de cet échec et soyons prêts à rendre la vie impossibles à nos prochains hôtes au stade Charles de Gaule de Porto-Novo. Et comme les Lone Stars ne viendront pas en victimes expiatoires, attendons-nous à une opposition de qualité et à redoubler d’ardeur avant de nous défaire de l’adversaire.
En réalité, depuis de nombreux match et on ne le dira jamais assez, l’attaque des Ecureuils pêche beaucoup devant les buts. Même à Uyo, face au Super Eagles du Nigeria, elle avait la possibilité de tuer tout espoir de l’adversaire mais, elle ne l’a pas fait. Et quand il en est ainsi, vous êtes punis. C’est ce qui est arrivé. Alors, sur nos installations, nos attaquants n’auront pas droit à l’erreur. Car, non seulement la victoire pour se relancer dans le groupe est important mais, on ne sait jamais, le goal average peut être décisif à l’issue des éliminatoires. A cet égard, ne sous-estimons pas les Lone stars et mettons le peu de temps à profit pour renforcer tous les compartiments de jeu.
Face aux Super Eagles, troisième de la dernière Can, c’était un match très redouté et pourtant, le Bénin a réussi à bousculer l’ogre nigérian. Devant la Sierra Leone, a priori, ce ne serait pas la mer à boire. Cependant, mettons en tête que c’est l’affiche de la finale du groupe en vue d’une place qualificative. Ce qui est sûr, avec la soif d’un retour sur la scène continentale après de longues années d’absence, la motivation est plutôt de leur côté. Et c’est à nous, dès dimanche, de tuer en eux, cette ambition légitime. Maintenant, pour y arriver, il faut sérieusement suer en défense, au milieu et en attaque et pour ça, on peut compter sur Michel Dussuyer et son staff.
En définitive, Uyo, c’est désormais du passé. Porto-Novo, c’est déterminant pour la relance. Mais avant le jour J, tous les ingrédients doivent être réunis. Du douzième homme, à la qualité de la pelouse en passant par l’aspect technique de la préparation d’avant-match de l’équipe, rien ne doit faire défaut. De toute façon, je compte sur les Aïnonvi, pour faire goûter aux Sierra Léonais, l’enfer du stade Charles de Gaule de Porto-Novo.





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