Editorial : Le défi d’une bonne rentrée

Moïse DOSSOUMOU 17 août 2017

Le gouvernement a entendu notre appel. En réponse à notre plaidoyer, la rentrée scolaire a été fixée en septembre. Une décision qui rompt avec les habitudes en vogue jusque-là. Ainsi, le 18 septembre prochain, l’Ecole béninoise va rouvrir ses portes. Et ce sera parti pour 9 mois d’activités académiques. Ce changement non moins important intervenu dans le calendrier scolaire est à saluer car il permettra, entre autres, aux candidats aux différents examens, de se rendre dans les centres de composition sans trop se soucier de la pluie. En effet, l’une des conséquences directes de ce réaménagement est que le mois de mai devient de fait le mois des examens alors qu’auparavant, c’est en juin où il pleut des cordes que les écoliers et élèves étaient invités à composer.
Le ministère des enseignements maternel et primaire d’une part et celui des enseignements secondaire et de la formation technique et professionnel d’autre part s’activent pour traduire en acte cette décision du gouvernement. Les réformes ne sont pas de trop dans cette nouvelle croisade en faveur de l’éducation. Déjà, le processus de recrutement des enseignants vacataires a connu des modifications. Dans la quête de l’assurance qualité dans la dispensation du savoir, de nouveaux critères de sélection ont été définis. Sur cette même lancée, l’enseignement de l’anglais dès le primaire sera effectif dès la rentrée prochaine. Et pour couronner le tout, on assistera au retour des cantines scolaires toujours au primaire dès que le top de l’année scolaire sera donné.
Toutes ces actions tendent à confirmer que le gouvernement est à pied d’œuvre pour que tout se passe comme sur des roulettes. Mais les responsables d’établissement et leur équipe d’encadrement sont-ils sur la même longueur d’ondes que les décideurs ? Que font-ils dès maintenant pour assainir le cadre de vie des apprenants ? Qu’en est-il de l’inscription des écoliers et élèves ? Quid des subventions qui sont souvent payées tardivement ? Ce sont ces petits réglages qui permettent d’assurer une bonne rentrée. Les promoteurs des établissements privés en sont tellement conscients qu’ils mettent les petits plats dans les grands pendant les vacances afin que les cours démarrent dès l’entame de l’année scolaire. Mais dans les cours publics, on traîne les pas.
Le défi pour que le gouvernement, c’est que les cours démarrent véritablement en septembre et ce dès la première semaine de l’année scolaire. Si le dispositif est bien huilé et que les instructions sont suivies à la lettre, il n’y a pas de raison qu’il n’en soit pas ainsi. C’est une question de méthode et d’organisation. Dès maintenant, il faudra mettre les bouchées doubles pour éviter que les cours démarrent deux à trois semaines après la rentrée. Plus les enseignants auront le temps de bien dérouler les programmes, plus les écoliers et élèves pourront mieux assimiler les cours et cela aura indubitablement un impact positif sur les résultats de fin d’année. Mais avant tout ceci, le dialogue permanent avec les partenaires sociaux devra être de mise. Sans quoi, l’Ecole sera sujet aux mouvements de débrayages et ce serait bien dommage.



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