Editorial : Pour le vote…Nos cartes !

Angelo DOSSOUMOU 17 décembre 2018

Dans les chapelles politiques, la fièvre monte. A grand pas, mars 2019 approche avec, de part et d’autre, de grosses attentes pour les prochaines élections législatives. Mais, si pour l’heure, l’enjeu pour la mouvance et l’opposition est de resserrer les liens pour mieux attaquer l’électorat, il y a cependant une négligence qui peut leur être fatale. Elle s’appelle tout simplement : ‘‘Carte d’électeur’’. Sans ça, les possibilités de prendre part au vote devant sanctionner la représentativité du peuple à la 8ème législature sont quasi nulles. Alors, peine perdue pour les candidats dont les potentiels électeurs ne disposeraient plus de leur précieux sésame. Tout comme, on pourrait dire, que si certains n’y prennent garde, un oubli leur ferait totalement perdre la joie du devoir accompli.
Heureusement, nous n’en sommes pas encore là. Toutefois, pour que certains citoyens échappent à un piège qui les guette, il faut déjà qu’ils s’assurent qu’ils ont toujours sur eux leur carte d’électeur. Autrement, ils ont intérêt à prendre en compte le communiqué du Cos-Lépi en date du 13 décembre 2018. Conformément à l’article 134 du code électoral, son président Janvier Yahouédéou rappelle à tous ceux qui sont concernés par des cas de perte de s’activer, et ceci avant le 24 prochain, pour la demande d’un duplicata. Car, il est clairement annoncé, dans ledit communiqué, que seuls les nouveaux majeurs et les personnes nouvellement enrôlées dans la base de données pourront se faire établir une carte d’électeur.
Pour ce qui est des citoyens qui veulent prendre part aux législatives de 2019 et qui ne l’ont plus en lieu sûr, la procédure est très simple. D’après le Cos-Lépi, ils devront d’abord faire une déclaration de perte. Ainsi, il leur suffira juste de se rapprocher soit du siège de l’institution à Agblangandan ou du Coordonnateur communal d’arrondissement ou encore du chef quartier en vue de remplir un formulaire spécial. Téléchargeable en ligne et donc disponible, il suffit que les citoyens concernés s’exécutent avant le deadline pour ne pas avoir des regrets. Là, il reste exactement une semaine et ça passe très vite. Alors, pas de temps à perdre pour se faire établir le fameux duplicata qui, aux électeurs, donnera également droit à l’isoloir en mars prochain.
Maintenant, pour que cette phase qu’on pourrait qualifier de repêchage connaisse un large succès, cela dépendra surtout de l’implication de la classe politique dans le travail d’information et de sensibilisation. Mais visiblement, jusqu’ici, elle est beaucoup plus préoccupée par ses stratégies de conquête du terrain. Sauf, qu’il ne faut pas qu’ils ignorent qu’avant d’aller à la chasse, il ne suffit pas d’avoir son fusil. Plus de balles vous avez, plus de gibiers vous avez la possibilité de ramener. En clair, priorité à la carte d’électeur. Avant les empoignades et la grande effervescence autour d’une législature qui s’annonce stratégique, assurons-nous de l’avoir. Sinon, si vous avez choisi le camp des spectateurs, tant pis pour vous. Pour ma part, je suis d’avis avec l’ancien président Jacques Chirac pour vous dire : « Le droit de vote, ce n’est pas l’expression d’une humeur, c’est une décision à l’égard de son pays, à l’égard de ses enfants ». Alors, vivement nos cartes d’électeurs.





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