Editorial : Pour un foot au top !

Angelo DOSSOUMOU 28 août 2019

Un an de gestion de la Fbf, des exploits de l’équipe nationale à la Can en Egypte et surtout un championnat sans grande polémique et qui est allé à son terme. De la première à la dernière journée, la ligue 1 version de Chacus a vécu. Sur nos différents stades, le ballon avait roulé. Certes, le niveau de jeu n’était pas très appréciable, la ferveur des supporteurs a beaucoup manqué et les limites des arbitres étalées mais, pour un Nouveau départ, c’était déjà bon à prendre. Demain, un nouveau championnat s’ouvre avec l’espoir que notre football marquera davantage les esprits et que les exploits de nos internationaux expatriés ne sera pas l’arbre qui cache la forêt.
On ne le dira jamais assez. Le meilleur soubassement du football dans un pays, c’est la régularité et la qualité de son championnat. Tout part de là et ensuite, pour les compétitions internationales, les équipes fanions jouissent pleinement des révélations arrivées à maturité. De même, nos clubs qualifiés pour la Ligue africaine des champions et la Coupe de la confédération ne seront pas des faire-valoir. Somme toute, le deuxième championnat de l’ère de Chacus ne devrait, en principe, rien avoir de comparable avec le tout premier. Après une première phase qu’on pourrait qualifier d’essai, il est impérieux de viser plus haut et ne plus se contenter du minimum. Car, s’il est vrai que les différentes subventions octroyées ont largement aidé les clubs à ne pas s’essouffler financièrement, l’oxygène a plutôt manqué à bien de niveaux pour prétendre à un championnat qui tutoie les sommets.
D’ailleurs, quand tout est lié et qu’ici, des paramètres de réussite sous d’autres cieux font défaut, on ne devrait plus traîner les pas avant d’aller à la bonne école. Ainsi, le premier critère sur lequel la Fbf doit s’appesantir est la formation des formateurs. Sans de bons entraîneurs de football, et ceci en quantité suffisante pour couvrir le besoin qui ne se limite pas seulement aux clubs d’élite, c’est clair qu’un certain nombre de talents mourront de leur belle mort. La faute à un suivi défectueux ou inexistant. Toujours dans cette même dynamique, les uns et les autres doivent savoir que la Direction technique nationale, avec toutes les composantes nécessaires, n’est pas un luxe et que traîner les pas pour son avènement est suicidaire.
En fait, les solutions pour rapidement gravir les échelons et rendre notre championnat attractif et plus profitable au pays et aux acteurs footballistiques ne sont pas étrangères aux férus du cuir rond. Du reste, seul le nectar de la fleur attire les abeilles. C’est pourquoi, tant en ce qui concerne l’organisation du championnat que le traitement des athlètes, le professionnalisme doit être au cœur des pratiques. Sinon, les jours de matchs de la ligue 1 et des divisions inférieures sur nos stades, il n’y aura jamais du mieux. Et soyons en sûrs que pour nos Ecureuils, la filière des binationaux ne nous sauvera pas pour très longtemps.
De surcroît, qui n’a pas semé ne doit point s’attendre à toujours récolter. Alors, il va sans dire que les dirigeants de la Fbf par leur dynamisme et leur approche n’ont d’autre choix que de nous rassurer que très rapidement, notre championnat sera capable de rivaliser avec les meilleurs. Et donc, à l’instar de ceux de la Rdc, de la Côte d’Ivoire et des pays du Maghreb, de sortir des stars. Autrement, ce ne sera pas la peine d’applaudir des saupoudrages de championnats en série.





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