En toute sincérit : Enfant Maltraité

La rédaction 19 juin 2020

Cette semaine, l’enfant africain était à l’honneur. Il a été célébré à l’occasion d’une journée qui lui est dédiée, la journée de l’enfant africain. A travers ces quelques lignes, nous mettons nos écrits aux services des enfants pour dénoncer un problème mondial dont ils sont victimes, la maltraitance.
Les différentes sortes de violences et de négligence envers toute personne de moins de dix-huit ans nous interpellent. Il s’agit de toutes les formes de mauvais traitements physiques et/ou affectifs, de sévices sexuels, de négligence et autres entraînant un préjudice réel ou potentiel pour la santé de l’enfant, sa survie, son développement ou sa dignité, dans le contexte d’une relation de responsabilité, de confiance ou de pouvoir.
Les actes de maltraitance d’enfants sont légion autour de nous. Pas la peine de chercher bien loin les auteurs, c’est un ami, un voisin bref des hommes et des femmes que nous côtoyons au quotidien et pour se dire toute la vérité, c’est parfois nous-mêmes.
J’en veux pour cas de figure et à titre d’illustration, le contenu de cette vidéo devenue virale sur la toile, il y a quelques jours. Un garçon de six ans, maltraité par sa marâtre, dans des conditions indescriptibles. Il est orphelin de mère, son papa s’est remarié à une nouvelle femme en qui le garçon doit pouvoir retrouver l’affection, l’attention et la tendresse d’une mère. Malheureusement, c’est tout le contraire. La nouvelle maman est tout sauf une mère pour l’orphelin. Dans la vidéo qui circule, le garçon de six ans a le corps entièrement couvert de plaies et se nourrit de matières fécales. Loin de tout entendement, il s’agit d’un fait réel qui est survenu au quartier Yénadjro à Womey, dans la commune d’Abomey-Calavi. Le petit a été délivré suite à l’alerte des populations. Il est sorti d’affaire grâce à la dénonciation de l’entourage qui a joué son rôle citoyen.
Aujourd’hui, il bénéficie des soins adéquats au Centre hospitalier universitaire de la mère et de l’enfant-lagune sur instruction de la ministre des affaires sociales. Les médecins renseignent de ce que le garçon présente une fracture osseuse, des œdèmes des membres et une anémie sévère. A noter que l’enfant ne parle pas depuis sa naissance. Le Parquet de Cotonou s’est saisi du dossier, la marâtre est en détention provisoire en attendant son jugement.
Comment comprendre qu’une femme puisse se permettre de nourrir un enfant avec des matières fécales même si elle n’est pas sa génitrice. C’est simplement inconcevable et cela sort de l’entendement. Imaginez le nombre de jeunes garçons et filles, des innocents qui subissent de pareils actes de maltraitance au quotidien. Chaque jour qui se lève est pour eux un enfer et nous avons tous notre rôle à jouer pour leur offrir un avenir meilleur.
La réussite de la lutte contre la maltraitance des enfants dépend de chacun de nous. De vous à moi, les auteurs ne sont jamais loin, quand ce n’est pas nous-mêmes, c’est toujours le frère, la sœur, la cousine bref le parent de quelqu’un.
Zakiath LATOUNDJI





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