En toute sincérit : Grossesse sans auteur !

Naguib ALAGBE 2 novembre 2018

Pour chaque bébé, une mère mais également un père. D’ordinaire, c’est le cas, enfin, Sauf miracle. Mais, de plus en plus, on en enregistre qui certes, ont une mère mais pas toujours un père. Pourtant, cela fait un bon bout de temps déjà que le saint esprit est entrée en andropause. Alors, comment l’expliquer ? Déjà, parlons de ce qui est courant, et de ce bout de phrase qui a fait fuir plus d’un. Chéri, j’ai pas eu mes menstrues. Il s’en est suivi bien souvent, une débandade inexplicable. L’auteur ne s’y est pas toujours reconnu, alors, il nie tout en bloc, à tort ou à raison. De là, tout peut arriver. Mais, bien souvent, la grossesse finit par rester sans père. Ou tout au plus, avec un auteur présumé. L’auteur désigné est-il le vrai ? On ne le saura peut-être jamais. Toujours est-il que si tout se passe bien un enfant naîtra d’une mère connu et d’un père probable.
Tel n’est pas entièrement le cas du père convaincu, qui contrairement à l’autre, ne nie rien, mais n’en veut pas. Il a certainement ses raisons, et cela se peut être l’âge de l’aventure. Car, si tout peut arriver en quelques semaines, tout ce qui arrive en seulement quelques semaines n’est pas toujours le bienvenu. Et les choses pourraient davantage se compliquer si l’on ne se sait pas seul potentiellement. Avis donc aux femmes qui aiment à entretenir la concurrence entre plusieurs prétendants. Cela pourrait bien se retourner contre elles.
Et, il est un cas, moins probable jadis, mais de plus en plus fréquent, par ces temps qui courent, dans lequel, l’auteur est inconnu de la femme enceinte elle-même. Et quand bien même elle a pu en avoir des idées vagues, elle en vient à se convaincre de ce que rien n’est moins sûr. C’est quand, en l’espace de quelques heures, elle a pu multiplier inconsidérément les partenaires. Et Dieu seul sait tout ce dont les contemporaines sont capables.
Après, la voilà dans le dilemme, ne sachant à quel saint se vouer et cherchant désespérément pour son bébé, un père parmi un certain nombre. Tant mieux si le premier à qui elle l’attribue ne fait pas d’histoire. Et le choix se fait généralement parmi les pères potentiels les plus nantis. Instinct de survie oblige. Il y a cependant que parfois, ça tourne au drame. Et il faut aller d’un père possible à un autre avec espoir et optimisme. Il finit par en avoir un pour s’y faire en attendant la venue au monde du gosse et ses trait les plus visibles pour en situer plus d’un. Il faudra surtout ne pas s’y méprendre, cela arrive plus souvent qu’on ne l’imagine. Hélas !



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