En toute sincérit : L’alibi Fitness !

Naguib ALAGBE 28 septembre 2018

Fitness, on en dit beaucoup de bien. Par exemple, tenir la ligne et demeurer en forme. Et pour ça, elles en raffolent. Dans les clubs, elles sont les plus nombreuses. Mais est-ce seulement pour préserver le cœur et affiner sa silhouette ? Difficile d’y répondre. Alors, allons droit au but. Les clubs, pour la plupart, sont un peu du m’as-tu vu. Et on n’y vient pas que pour perdre du poids. Loin s’en faut. C’est aussi favorable aux rencontres. Et allez-y voir lesquelles.
C’est même à ce qu’il parait, un cercle potentiel de gens en quête d’aventures. Les femmes mariées y compris. Déjà, le contexte s’y prête.
Car toutes sont parées de manière à révéler leurs atouts, sportifs ou non. Cependant, samedi et dimanche notamment ne sont guère des jours ordinaires. Si seulement on s’en tenait au Fitness… On le sait, ce n’est que du leurre. Derrière, il y a d’autres enjeux. Et c’est à cela que servent les fêtes improvisées, les déplacements imprévus et tout le reste. Mais avant, ce fut au coach de se servir astucieusement, comme si de rien n’était. Tripotages à volonté.
Et, ce ne sont pas les arguments qui manquent. C’est entre autres choses, de l’aide à la réussite des exercices sportifs. Les attouchements insidieux, il faut s’y faire si on y tient. Ici, c’est une sorte de norme. Les ‘’droits de coaching’’ vont au-delà de ce qu’on peut imaginer. S’y refuser, c’est comme ne pas être à la mode. Mais quelle mode ?
C’est mon ami vendeur de Cd au stade qui en parle le mieux. Il en sait davantage qu’on peut s’imaginer, mis à part son côté bègue. Patriote, aussi bien dans l’âme que d’apparence, il n’en sait que trop sur ces clubs qui, finissant leur fitness à Cotonou, invitent leurs membres à déjeuner à Ouidah. C’est d’ordinaire. Puis bouffe et beuverie à gogo. En fait, tout y passe.
Voilà comment des femmes mariées se retrouvent à n’être de retour du sport, que l’après-midi, bien des heures après le sport. Entre temps, il a dû se passer des choses. C’est ce qu’on se dit. De là, la plupart des récriminations concernant les clubs. On aurait dit qu’on n’y vient jamais sans arrière-pensée. Du coach aux pratiquants, nul n’est digne de confiance.
D’ailleurs certains ne s’en cachent pas. Vicieux comme pas permis, ils ne sont toutefois pas toujours les plus à craindre. Quoiqu’il en soit, il vaut mieux garder l’œil ouvert. A bon entendeur, salut !



Dans la même rubrique