En vérité : Concours de retour !

Angelo DOSSOUMOU 29 mai 2018

C’est presque certain. Dès que possible et probablement à la rentrée prochaine, les concours d’entrée dans les universités publiques du Bénin feront leur retour. A n’en point douter, au nombre d’une panoplie de réformes présentées aux acteurs du monde universitaire, la ministre Odile Attanasso y tient comme à la prunelle de ses yeux. Bientôt donc, plus d’étudiants sélectionnés dans les écoles sur études de dossiers. Mais, comme auparavant, des concours pour les départager.
J’imagine qui déjà, applaudissent à tout rompre, cette géniale idée sortie du laboratoire du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesrs). Evidemment, un concours vaut mieux que des études de dossiers avec tous les risques que cela comporte. A priori, de ces concours qui s’annoncent, sortiront les meilleurs et surtout les plus méritants. Et sans doute, le taux d’admissibilité dans les écoles s’en portera mieux.
Mais, sur cette formule, à nouveau envisagée par Attanasso, il y a certainement pas mal d’acteurs du monde universitaire qui trouveront à redire. D’ailleurs, si entretemps, ils sont passés des concours à l’étude des dossiers, c’est forcément qu’il y avait de bonnes raisons. Maintenant, à l’épreuve du temps, entre deux options, Attanasso a certainement fait la part des choses et n’attend que la validation de son ultime conviction.
En un mot, grâce à l’ouverture pour un changement de cap lancée par la ministre Odile Attanasso, probable retour en 2018 des concours dans les écoles, pour une renaissance de l’excellence. Enfin, si au cours des prochaines années, malgré ces va-et-vient, des échecs se font toujours enregistrer dans les écoles, vraiment, on ne saura plus quoi penser.
En attendant d’avoir le cœur net sur les raisons qui motivent réellement ce changement d’option prôné par le ministère de l’enseignement supérieur, aux prochains bacheliers de se tenir prêts. Car, incessamment, seuls les premiers sur la ligne d’arrivée dans les écoles pourront obtenir leur précieux visa pour des études prisées et de qualité.
D’ailleurs, n’entre pas dans les écoles des universités publiques du Bénin qui veut mais qui peut. Et donc, s’il en est ainsi, il ne devrait pas être surprenant que l’ouragan réformiste emporte au loin, un système peu performant et qui boitille depuis 2007. Bientôt morte de sa belle mort, la sélection sur études de dossiers souffrirait d’après l’expertise du Mesrs d’une remise en cause des choix après l’obtention du Bac. Et ce n’est pas tout. Les critères de choix sont jugés peu pertinents. Les matières dominantes encore plus et l’inexistence, en amont, d’une plateforme d’orientation, inadmissible.
En somme, il va sans dire que tenir compte des moyennes obtenues au Bac, pour départager les étudiants, il n’en sera bientôt plus question. Par ailleurs, pour une formation de qualité, Attanasso mise sur une tout autre gouvernance des universités publiques et privées. Désormais, une Agence y veillera. Aussi, il y aura une rationalisation des offres et des coûts de formations. Tout ceci, pour qu’enfin, l’excellence ne soit plus un vain mot. Alors, avec les réformes d’Attanasso, attendons tout simplement que les fruits tiennent la promesse des fleurs. Espérons !



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