En vérité : L’année du social

Moïse DOSSOUMOU 8 janvier 2019

2019, l’année du social. C’est ce qu’a décrété le chef de l’Etat qui, à travers son gouvernement, a prévu un certain nombre d’actions dans ce sens. Objet de critiques pour le peu d’initiatives prises dans ce sens depuis bientôt trois ans, Patrice Talon s’est résolu à changer de fusil d’épaule. Le 27 décembre dernier, lors de son traditionnel discours sur l’état de la Nation, il annonçait la bonne nouvelle à ses compatriotes. Quelques jours plus tard, à l’occasion de la Saint Sylvestre, il a remis ça. A cette occasion, le chiffre de 430 milliards a été évoqué par le premier serviteur de l’intérêt général. Ce montant faramineux est censé servir la cause des plus faibles et des plus marginalisés au cours de cette année. Les bénéficiaires de cette manne peuvent se frotter les mains. Ils espèrent maintenant après les effets d’annonce que cette promesse soit concrétisée. C’est à cela que doit s’atteler le gouvernement.
La loi de finances, exercice 2019 a été approuvée par les députés. C’est dire que, convaincue de la pertinence des mesures proposées par l’Exécutif, la Représentation nationale lui a donné carte blanche pour disposer du budget de l’Etat pendant les 12 prochains mois. Il ne lui reste plus qu’à passer à l’action. Au titre des mesures sociales prioritaires, figurent le maintien et le renforcement des cantines scolaires. Ce programme initié pour favoriser la scolarisation des enfants des ménages défavorisés, connaîtra encore de beaux jours. La cagnotte misée en 2018 sera revue à la hausse pour le bonheur des parents et de leurs progénitures. Idem pour les micro crédits dont l’objectif est de permettre aux couches vulnérables notamment les femmes de bénéficier de ressources financières pour mettre sur pied des activités génératrices de revenus. Cette mesure qui n’est pas nouvelle a fait ses preuves par le passé. Raison pour laquelle elle n’a pas été supprimée.
Désireux d’impacter à la base la vie des communautés, le gouvernement a également fait l’option de prendre en compte le secteur de l’éducation. Il est prévu à cet effet la construction de nouvelles salles de classe en vue d’augmenter les capacités d’accueil des écoles primaires. Cette bouffée d’oxygène qu’attendent impatiemment les enseignants va régler un tant soit peu le problème de la précarité des infrastructures socio-éducatives. Cerise sur le gâteau, plusieurs stades seront construits et le plus grand, le stade de l’amitié de Cotonou pourra être réhabilité. Dans l’optique d’offrir aux plus jeunes de meilleures conditions d’entraînement en vue de hisser l’étendard du Bénin dans les disciplines sportives, Patrice Talon s’est décidé à moderniser les aires de jeu dont l’état laisse à désirer. Ainsi, les sportifs les plus talentueux ne pourront plus brandir l’argument du déphasage existant entre la plupart de nos stades et les standards internationaux.
Qu’en est-il du domaine de la santé ? L’amélioration de l’offre de santé aux populations passe par la construction, la réhabilitation et l’équipement des hôpitaux et centres de santé publics. A cela, il faut ajouter la disponibilité d’un personnel compétent et motivé. Le projet dénommé « Assurances et réassurances du capital humain » s’attèlera à répondre à ces préoccupations. Mais déjà, les populations peuvent se réjouir du maintien de la gratuité du kit de la césarienne ainsi que du traitement du paludisme aux femmes enceintes et aux enfants de moins de cinq ans. Le gouvernement a sans doute fait le tour d’horizon qu’il faut en prenant en compte les secteurs vitaux qui requièrent de lourds investissements. C’est bien beau que ces actions salutaires aient été inscrites dans le budget de l’Etat, exercice 2019. Au-delà de l’annonce et des promesses, il faudra que Patrice Talon et son équipe respectent leurs engagements en passant effectivement à l’action. Les populations vulnérables ont besoin d’être impactées positivement et ceci, de manière durable. La pauvreté est un fléau à combattre vigoureusement.





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