En vérité : L’attraction des évaluations

Moïse DOSSOUMOU 20 juillet 2020

Ils sont aux portes de l’Université. Hier collégiens ou lycéens, on les comptera bientôt dans le lot des étudiants. Une transition presque magique qui s’opère dans la vie de tout apprenant. Les candidats au Baccalauréat ne s’imaginent pas encore la galère à laquelle ils seront exposés sur le campus, ni les péripéties qui les attendent quelques années plus tard au seuil de la vie professionnelle. Ce qui compte maintenant pour eux, c’est de décrocher le précieux sésame. Malgré tout, le Baccalauréat est un diplôme qui vaut son pesant d’or. Certes, ça n’a jamais été facile d’obtenir un diplôme. Il est relativement aisé d’être titulaire du Certificat d’Etudes primaires (Cep), du Brevet d’Etudes du premier cycle (Bepc) ou encore du Certificat d’aptitude professionnelle (Cap). Mais le Baccalauréat, c’est une autre dimension. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien qu’il constitue le premier diplôme universitaire. Ceux qui en sont titulaires gardent en mémoire ces moments stressants de la publication des résultats.
Ce jour, 20 juillet 2020, les élèves de la Terminale iront à l’assaut des épreuves. Pour eux tous, l’objectif est le même. Porter le titre de bacheliers est le rêve du moment. Au cours des prochaines 72 heures, ils vont jeter toutes leurs forces dans la bataille. Ceux qui se sont préparés depuis la rentrée n’auront pas de difficultés pour venir à bout des épreuves. Quant à ceux qui ont paressé ou négligé de s’occuper de leurs études, ils auront fort à faire pour tirer leur épingle du jeu. Pour ceux qui ont pris conscience à l’approche de l’examen, ce ne sera pas une mince affaire. En effet, ce n’est pas le jour de la guerre qu’il faut apprendre à tirer. A priori, seuls les candidats les mieux aguerris passeront les épreuves avec succès. Cette année, comme ce fut le cas pour les autres examens, le Baccalauréat se déroule en pleine crise sanitaire.
La Covid-19 qui bouleverse les habitudes tient tout le monde en respect. Du coup, pour ne pas se retrouver pris au piège de la maladie, la chose la plus simple et la plus sage à faire, c’est d’opter pour la prévention. Et cela passe nécessairement par le respect des gestes barrières. Ils seront encore d’actualité durant toute la durée des compositions. Le lavage systématique et régulier des mains à l’eau et au savon ou au moyen d’un gel hydro-alcoolique, le port de masque facial et le respect de la distanciation sont les mesures les plus en vue. La direction de l’Office du Baccalauréat rassure les candidats et leurs parents des dispositions prises dans ce cadre. Comme ce fut le cas pour les précédents examens, la rigueur sera de mise pour briser la chaîne de la propagation de la Covid-19. Les surveillants, superviseurs, vendeuses et autres intervenants dans les centres de composition sont tout aussi interpellés.
Ce fut une année académique particulière. Vu les dégâts colossaux de ce virus un peu partout dans le monde entier, ce n’était pas évident que les activités académiques aillent à leur terme surtout qu’elles ont été suspendues pendant un bon moment. Lentement mais sûrement, les pouvoirs publics ont œuvré pour qu’il en soit ainsi. Les ministères concernés, les structures techniques et le corps enseignant ont fait de leur mieux afin que l’école ne ferme pas très longtemps ses portes. Maintenant que le bout du tunnel est atteint et en attendant la prochaine année scolaire, il faut décerner un satisfecit à tous les acteurs dont les réflexions et actions ont permis d’en arriver là. Le Baccalauréat qui demeure l’attraction des examens réunit cette année 95404 candidats dont 35049 filles et 60355 garçons, répartis dans 137 centres.





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