En vérité : L’échangeur de toutes les attentes

Moïse DOSSOUMOU 29 janvier 2019

Un échangeur au carrefour Vèdoko à Cotonou, pourquoi pas ? La pertinence de ce souhait se passe de commentaires, tant les usagers de la route souffrent le martyre depuis tant d’années. Sous le régime précédent, l’imminence des travaux d’érection de cet ouvrage a été annoncée à plusieurs reprises, mais en vain. Puisqu’il s’agira d’une œuvre aux caractéristiques techniques assez précises, il faudra du temps, beaucoup de temps pour assembler toutes les pièces indispensables à la construction de ce puzzle. Ce n’est déjà pas une mince affaire d’engager des travaux routiers assez simples comme la pose du bitume ou des pavés. S’il faut, dans le cas d’espèce, construire aussi bien sur une surface plane qu’en hauteur avec des passages dans tous les sens, cela va de soi qu’une telle infrastructure ne peut sortir de terre du jour au lendemain. Mais il faut déjà nourrir l’ambition et agir dans ce sens avec réalisme, sérieux et responsabilité.
Depuis quelques temps, le gouvernement manifeste la ferme intention de doter la ville de Cotonou et par ricochet le Bénin, d’un tel ouvrage. Afin de ne pas laisser la démagogie l’emporter, Patrice Talon s’investit avec ses collaborateurs pour que ce projet aboutisse dans des délais réalistes. En sourdine, un travail préalable a été fait. Intéressé par ce projet, le Japon s’est empressé de promettre son appui pour sa concrétisation. Il n’en fallait pas plus pour que le ministère des travaux publics à travers la direction générale des infrastructures accélère le pas. Le lundi 14 janvier dernier, la séance décisive qui a réuni la partie béninoise et celle nippone augure de bons auspices. Les bases de ce partenariat fructueux ayant été jetées, reste aux deux parties, notamment aux cadres béninois de s’investir à fond sur ce dossier. Conscients de cet enjeu, les cadres du ministère des travaux publics sont déjà à pied d’œuvre.
Pour ne pas laisser l’opinion sur sa faim, le mois de Novembre 2019 a été avancé. C’est à ce moment que l’avant-projet détaillé sera disponible. Mais avant cela, les experts locaux ont démarré sur place certaines enquêtes et études préparatoires. En effet, pour que ce projet règle de manière durable et sensible le problème des embouteillages récurrents dans la capitale économique, il a été demandé aux techniciens des ponts et chaussées en charge du dossier d’intégrer dans leurs travaux non seulement le rond point Vèdoko mais aussi ceux de Houéyiho et du stade de l’amitié. L’ouvrage à ériger devrait desservir également les deux carrefours précités afin que la circulation souffre le moins possible de congestion. Les Japonais sont dans l’attente des résultats de cette première étude avant de se prononcer avec plus de clarté et d’engagement. Certes, le calvaire actuel ne s’achèvera pas de si tôt. Mais déjà, quelque chose est en cours pour changer la donne.
Ce projet à l’étape embryonnaire permet néanmoins aux citoyens de se nourrir d’espoir. Les souffrances des populations, les heures perdues dans les embouteillages, les litres de carburant brûlés en vain n’ont pas laissé les gouvernants de marbre. Quelque chose se fait pour que dans les années à venir, cet ouvrage moderne soit érigé au niveau de ce carrefour très souvent engorgé par les automobilistes. Il est clair que le besoin est pressant. Mais le mieux serait d’évoluer avec assurance et sérénité jusqu’à l’aboutissement du projet. Cette option est celle du gouvernement dont la mission est de promouvoir et de défendre l’intérêt général, envers et contre tout. Le rôle qui est celui de l’opinion est d’assurer la veille citoyenne afin que les promesses annoncées se concrétisent. Vivement que chacun joue son rôle dans la Cité.



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