En vérité : La bonne nouvelle des congés prorogés

Moïse DOSSOUMOU 9 avril 2020

Les décisions s’enchaînent. La pandémie du Covid-19 met les décideurs sur des charbons ardents. Au four et au moulin, ils sont en droit de prendre des mesures dont l’application est susceptible de limiter la propagation du mal à grande échelle. C’est ainsi que le Conseil hebdomadaire des ministres d’hier mercredi 08 avril a accouché d’une nouvelle résolution. Après avoir évalué la situation sanitaire actuelle, les congés du deuxième trimestre actuellement en cours sont prorogés jusqu’au 10 mai prochain. Ne voulant pas courir le risque de voir se développer dans les établissements scolaires et universitaires des foyers de la maladie, le gouvernement n’a pas jugé opportun que les cours reprennent le mardi 14 avril comme précédemment annoncé. « En conséquence, les établissements maternels, primaires, secondaires et universitaires, publics et privés, confessionnels et étrangers resteront fermés sur toute l’étendue du territoire national ».
Du coup, le calendrier scolaire connaît des réaménagements de taille. Parents, enseignants et apprenants, surtout les candidats aux examens devront s’y adapter. Le Certificat d’études primaires aura désormais lieu le lundi 6 juillet. Une semaine après, les candidats au Brevet d’études du premier cycle (Bepc) seront amenés à plancher. Les plus grands qui rêvent de décrocher le Baccalauréat attendront le lundi 20 juillet pour confronter leurs connaissances avec les épreuves. Et pour boucler la boucle, les grandes vacances qui annoncent la cessation des activités scolaires débuteront le vendredi 24 juillet. Les écoliers et élèves en particulier reprendront le chemin des cours le lundi 28 septembre pour le compte de l’année scolaire 2020-2021. Telle est la substance de la décision validée par l’ensemble du gouvernement. Les acteurs de l’école informés de cette nouvelle donne n’ont pas d’autre choix que de s’y conformer.
Cette décision vient apaiser les craintes des parents qui redoutaient de voir leurs enfants retourner à l’école alors que la pandémie n’est pas encore maîtrisée. Le gouvernement a vu juste en maintenant fermées les portes de toutes les écoles. Cela dénote du souci des décideurs de préserver la santé des plus jeunes qui ne sont pas épargnés par ce drame qui ôte la vie à des milliers de personnes de par le monde. Maintenant que les pouvoirs publics ont joué leur partition, il est du ressort des parents de prendre le relai. Si les écoles demeurent fermées, c’est pour que les enfants restent à la maison. Par conséquent, il serait inconscient de laisser sa progéniture dans les rues, aux abords des voies pour quelque motif que ce soit. La place des enfants en ces temps difficiles est à la maison. Ce n’est que de cette manière qu’ils seront protégés. La prévention nécessite des mesures drastiques même au niveau domestique.
Certes, ce n’est pas simple de garder les plus petits et les plus jeunes cloîtrés entre les quatre murs des domiciles. Mais c’est le prix à payer pour préserver leur santé et celle de toute la famille. Les parents gagneraient à être plus présents et plus responsables en ces moments où la charge de travail est réduite dans les administrations. Le coronavirus n’est pas une invention, encore moins une vue de l’esprit. Il existe bel et bien. Il faut le savoir et appliquer consciencieusement les gestes barrières. Ce virus a ceci de spécifique que les porteurs vont le chopper eux-mêmes dans la plupart des cas lorsqu’ils banalisent les mesures de prévention. Ce serait suicidaire de continuer à se comporter comme si de rien n’était. Notre survie individuelle et collective est en jeu. A chacun de prendre la réelle mesure de la situation.





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