En vérité : La Police républicaine arrive !

Angelo DOSSOUMOU 24 octobre 2017

Un corps unique pour la sécurité publique. Une police républicaine contre la pègre. En janvier 2018, de l’étape de vision, elle passera à celle de l’action. Mais avant la date butoir, le processus de sa mise en œuvre évolue sans anicroche. La preuve, actuellement, sur la table des députés, il y a deux projets de lois portant création de la Police républicaine et le statut spécial au profit des disciples de Saint André. Avec le vote de ces lois, l’horizon s’ouvrira sur une nouvelle ère pour la sécurité au Bénin. Mieux, un mariage de raison sera scellé. Et certainement, si toutes les équivoques sont, au préalable, levées, il va sans dire qu’à moyen et long terme, seul du meilleur, on parlera.
Là, qui dira fusion de la gendarmerie et de la police nationales dira forcément, symbiose. Tout comme, qui est malade se rend à l’hôpital, qui veut de la sécurité n’aura pas d’autre choix que de s’adresser à la police républicaine. Alors, il faut espérer qu’à partir de janvier 2018, si tout va bien, les Béninois n’auront plus à faire des comparaisons absurdes.
D’ailleurs, désormais, la cartographie sécuritaire serait unique. Et si auparavant, les « Citadins » et les « Ruraux » de la sécurité se disputaient des actions d’éclat pour connaître des avancements, l’option Police républicaine les oblige à nécessairement mutualiser les énergies.
Aussi, une mission, des moyens. En 2018, avec un statut spécial et la détermination du gouvernement à les doter d’équipements modernes, les gardiens de la paix ne devraient plus s’en plaindre. En somme, lentement mais sûrement, le temps des guerres de leadership entre Policiers et Gendarmes connaîtra son épilogue. Conséquence évidente, d’un ministère de l’intérieur renforcé et stratégique pour faire face aux défis de la sécurité sous régionale, le Bénin disposera.
A la vérité, dans un contexte de terrorisme sous toutes ses formes et de perfectionnement des gangs, quoi de plus normal que le renforcement du dispositif sécuritaire, soit dorénavant une priorité ?
Mais, toujours est-il, qu’il y a des non-dits sur la fusion. D’abord, il serait surprenant que sur l’interdiction de se constituer en syndicat qu’induit le nouveau projet de loi devant régir leur corporation, les disciples de Saint André restent les bras croisés. L’autre chose, qui fait grincer les dents, c’est cette disposition où il est dit que quand vous avez 40 ans à la Police, vous ne pouvez plus prétendre passer le concours d’officier ou de sous-officier. En l’état actuel des textes, même à 45 ans, les policiers n’en sont pas privés.
J’imagine que pour des syndicalistes à l’instar de ceux du Synapolice qui, dans leur statut, se sont interdit le droit de grève, il serait surprenant qu’ils se privent, sans réagir, du minimum de se ressembler dans un creuset pour exiger leurs droits. En plus, la Police, fût-elle républicaine ou pas, c’est avant tout un corps paramilitaire. Alors, n’est-ce pas curieux qu’autour d’une telle initiative, il y ait autant à redire ? Au finish, oui à la Police républicaine. Mais, tant que des divergences peuvent encore être aplanies pour des résultats plus probants, j’y souscris et avec moi, sans doute, tous les Béninois épris de liberté et soucieux de leur sécurité et rien que de leur sécurité !



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