En vérité : Lassa, l’épidémie maîtrisée

Moïse DOSSOUMOU 24 janvier 2019

Ils sont tous guéris. Les malades souffrant de la fièvre hémorragique à virus Lassa ont recouvré la santé. Naguère hospitalisés et mis sous contrôle médical, ils ont suivi le traitement avec succès. Extraits des griffes de cette maladIe mortelle qui fait des victimes en série, ils sont en passe de retrouver leurs familles. Le dispositif mis en place par le gouvernement à travers le ministère de la santé a produit ses effets. Cette affection qui met en branle pour la énième fois le système sanitaire national a été une fois de plus maîtrisée. La synergie constatée entre les pouvoirs publics, Les agents de santé et Les populations a été déterminante quant à cette heureuse issue. La bonne nouvelle portée à l’attention de l’opinion il y a quelques jours est le signe que les acteurs intervenant dans la chaîne de la détection et la guérison de cette redoutable maladie ont convenablement accompli leur mission.
Le premier cas diagnostiqué le 7 décembre 2018 a révélé d’autres les jours qui ont suivi. Au total, 7 malades porteurs du virus ont été déclarés positifs après les tests effectués au laboratoire. Les deux cas de Natitingou et les cinq de Parakou ne constituent plus une menace pour leur entourage et la communauté nationale. Ils peuvent à présent rejoindre leurs domiciles et vaquer à leurs occupations, car la menace a été enrayée, du moins pour l’instant. Toutefois, la fin de l’épidémie n’est pas encore déclarée, car selon les normes de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), il faut attendre un certain délai avant de crIer totalement victoire. Ce qui est certain au Bénin, c’est que tous les cas déclarés sont guéris. Plus personne n’est porteur de cette maladie sur le territoire national. Du coup, la psychose qui s’est emparée des populations il y a peu n’a plus sa raison d’être. Les autorités sanitaires veillent au grain.
Ce coup de chapeau tiré au gouvernement dont la promptitude a permis de circonscrire le mal et de l’enrayer trouve sa pertinence quant à l’imminence d’une autre fièvre, cette fois-ci électorale dans laquelle le Bénin sera embarqué dans quelques semaines. Les législatives, c’est dans trois mois. Ici comme ailleurs, les consultations électorales déchaînent les passions et les foules. A l’occasion de la campagne électorale, une période propice aux meetings géants comme modestes, les populations se déplacent par milliers pour aller à la rencontre de leurs leaders respectifs. Ces regroupements de personnes sont de potentiels nids de contamination et de propagation, si la maladie était toujours d’actualité. Si elle n’était pas contenue et maîtrisée, cette fièvre éminemment contagieuse qui donne du tournis au personnel médical risquait de s’étendre dans tout le pays. A partir de cet instant, la contrôler deviendrait un véritable casse-tête. Heureusement que le gouvernement a joué avec succès sa partition.
La campagne électorale imminente peut donc se dérouler en toute sérénité. Le défi qui doit être relevé à présent, c’est au gouvernement de faire en sorte que cette fièvre ne resurgisse pas de si tôt. Les facteurs favorisant la répétition de l’épidémie étant connus, il faille prendre les mesures idoines à cet effet. Une veille sanitaire accrue en ces périodes de mobilisation de masse et les sensibilisations sont à renforcer. Dans cet ordre d’idées, la vigilance des citoyens quant aux cas suspects est requise. Ceux-ci doivent être orientés vers les centres de santé et non traités à domicile ou chez un guérisseur. Le traitement en la matière est gratuit. Le mieux est d’alerter dès qu’un parent présente des symptômes de fièvre persistante. A tout ceci, il faut ajouter évidemment la stricte observance des règles d’hygiène et l’abstinence pour ce qui est de la consommation de la viande des rongeurs. La santé, c’est la préoccupation de chacun et de tous.



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