En vérité : Le Bénin en exemple !

Angelo DOSSOUMOU 12 avril 2018

Encore positivement cité en exemple. Pionnier et laboratoire de la démocratie en Afrique, le Bénin s’est triomphalement fait enregistrer dans le top 5 des pays modèles au monde, relativement à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) d’ici 2030. Et puisque, à part le Rwanda en Afrique, seul le Bénin mérite les vivats du Fmi, c’est loin d’être anodin. Déjà, cette reconnaissance de l’institution de Bretton Woods est synonyme de la qualité de la gouvernance en place.
Dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’adduction en eau potable pour tous, de l’assainissement pluvial de Cotonou et des finances publiques, j’imagine combien de pays doivent actuellement nous envier. Et quand un tel exploit survient, il faut être fier d’en parler. Forcément, avec cette bonne dose de confiance engrangée auprès d’une institution internationale, le Bénin s’ouvre largement les portes des appuis de toute nature pour financer son développement.
En conséquence, pour ce qui est de l’apport du Fmi, le bon élève Bénin peut compter sur un accompagnement en vue de l’atteinte des ODD. Ainsi, est-il prévu la mise en place d’une stratégie d’évaluation des besoins en dépenses publiques dans les domaines de la santé, de l’éducation et des infrastructures, considérées comme les leviers d’une croissance économique soutenue et inclusive. Et comme le Bénin a donné la preuve de mériter une amélioration des indicateurs de son développement, il va s’en dire qu’avec la bénédiction du Fmi, les ressources additionnelles ne tarderont pas à pleuvoir.
Mais, condition sine qua non pour continuer d’être un modèle pour l’institution de Bretton Woods, la probité et la qualité du service offert par notre administration publique. Alors, si la tendance sur le plan de la gouvernance du Bénin ne change pas, Talon chez lui, a beau ne pas être prophète, il faut reconnaître que les lauriers du Fmi ne sont pas le fruit du hasard.
D’après les regards extérieurs qualifiés, le développement durable du Bénin est sur la bonne voie. Et quand le président Patrice Talon, dans son dernier message à ses compatriotes, appelle à plus d’efforts aujourd’hui, c’est forcément pour un bonheur mieux partagé. Dans un contexte social difficile, ça fait au moins du baume au cœur d’apprendre, des voix autorisées, que la gouvernance du pays n’est pas à la dérive. Peut-être que ceux d’ici qui jouent à faire peur à leurs concitoyens ont d’autres critères de performance.
Mais, sauf arguments contraires, on s’en tient à la bonne nouvelle de l’équipe du Fmi partie du Bénin le 1er Avril dernier. L’essentiel n’est-il pas que le Bénin atteigne les objectifs de développement durable en 2030 et que véritablement, notre croissance économique soit soutenue ? S’il en est vraiment ainsi, aidons-nous les uns les autres à nous délivrer du mal ‘‘Pauvreté’’.
D’ailleurs, cadre financier favorable ou pas, le Fmi de Christine Lagarde ne sera jamais éternellement plein de grâces. Alors notre sacre, dans le gotha des pays émergents, ne dépend d’abord que de nous-mêmes. Pas d’un homme providentiel, mais de tous les Béninois. Certes, la vérité est amère. Néanmoins, acceptons-la pour notre salut !



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