En vérité : New look à Porto-Novo et Parakou

Moïse DOSSOUMOU 9 juin 2020

Le mystère est levé. Plus de supputations sur les visages des nouveaux dirigeants des communes. Les choses sont allées vite. Après des semaines de suspens, les populations savent maintenant à qui elles auront affaire, selon leur ressort territorial, pour les six prochaines années. Des surprises, il y en a eu et pas des moindres. Des révolutions également. Porto-Novo change radicalement de cap. Bien qu’ayant réalisé un bon score dans les urnes, le Parti du renouveau démocratique (Prd) a été contraint du fait des réformes politiques de s’éclipser au profit d’une autre formation politique. L’Union progressiste à travers Charlemagne Yankoty s’installe dans la capitale. Un nouveau style de gouvernance prendra incessamment forme dans les tout prochains jours. Celui qui aura la responsabilité de diriger l’équipe municipale a du pain sur la planche. Seul contre tous ces dernières années au sein du conseil municipal, il a maintenant l’occasion de démontrer ce dont il est capable.
En dépit de son statut de capitale, Porto-Novo a longtemps végété dans l’indifférence des dirigeants. La ville, plongée dans un statu quo, avait du mal à tenir son rang de ville phare du pays. A la décharge du régime en place, il faut reconnaître que la cité des Aïnonvi commence par présenter un aspect attrayant. Il reviendra au maire désigné et à ses collaborateurs de maintenir le cap. A Porto-Novo comme dans les autres communes, les urgences et les priorités sont au coude-à-coude. Tout est à faire ou à refaire. Ce chantier titanesque qui ne peut d’ailleurs être achevé en six ans a besoin que des hommes et femmes, ambitieux et déterminés, se mettent à l’ouvrage. Tels des tresseurs de corde, ils auront à apporter leur touche en fonction de leur approche. Le développement est tellement exigeant qu’il ne tolère point ni amateurisme ni anarchie. C’est un processus qui requiert discipline et fermeté.
Avec Charlemagne Yankoty, Porto-Novo devrait connaître de profondes mutations. C’est un impératif. Il a les commandes en main. A lui de montrer la bonne direction à ses pairs et à ses collaborateurs. A l’instar de Porto-Novo, Parakou est également une commune à statut particulier. A ce niveau aussi, une mutation radicale a été opérée. En dépit des réformes audacieuses qu’il a opérées en peu de temps, Charles Toko n’a pas reçu l’onction de ses mandants pour poursuivre ses œuvres à la tête de l’hôtel de ville. Il passera bientôt service à Aboubacar Yaya, sociétaire du parti Force cauris pour un Bénin émergent. Après avoir réalisé l’exploit de convaincre les électeurs à sa cause, ce creuset, à travers son porte-étendard, prend le gouvernail d’une ville totalement métamorphosée. Les infrastructures routières récemment érigées dans la commune lui donnent une apparence de modernité. Parakou avait justement besoin de présenter un nouveau visage. C’est chose faite.
Le nouveau maire aux prises avec quelques membres de sa propre famille politique saura arrondir les angles pour transformer ses ambitions en actions. La suite logique à sa désignation, c’est la recherche de voies et moyens pour instaurer l’harmonie au sein de l’équipe municipale. Passé cette étape, il devra s’atteler sur l’immense chantier du développement. Puisqu’il n’a pas droit à l’erreur, il saura s’entourer de toutes les précautions et garanties afin que ses actions soient couronnées de succès. Sur le plan des ressources et des infrastructures, les communes à statut particulier ont de l’avance sur les autres. Aux maires d’en profiter pour accroître leurs ressources afin d’avoir plusieurs réalisations à leur actif. Quand il s’agit de diriger des hommes pour impacter le plus grand nombre, la tâche devient complexe et ardue. Mais dès qu’on prend la décision de se jeter dans l’arène publique, plus aucune excuse n’est de mise pour justifier des contreperformances.





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