En vérité : Pas de pitié pour les O% !

Angelo DOSSOUMOU 6 septembre 2017

Relevés de leurs fonctions et rangés au placard de l’incompétence. Depuis l’année scolaire passée et les résultats catastrophiques aux examens du Cep 2016, voilà ce qui sied aux Directeurs 0%. La rupture a tranché. La tradition est respectée. Les contestataires et les polémistes n’y pourront rien. Petit à petit, l’écurie d’Augias sera entièrement et profondément nettoyée. Et dès lors, l’école béninoise retrouvera ses lettres de noblesse. Tant mieux !
D’ailleurs, on a beau se creuser la tête, il n’y a pas d’excuse possible pour nos directeurs dits ‘‘Capés’’ qui, en dépit de leur cahier de charges et des résultats nettement meilleurs au Cep 2017, sont encore tombés dans le piège du 0%. Aussi coupables que nos Directeurs 0%, leurs collègues aux performances en deçà de 20% sur les trois dernières années sont appelés à déposer le tablier. Avant que la liste des cancres qu’ils déversent dans les rues ne s’allonge, ils sont priés d’arrêter le massacre. Quoi de plus normal ? En tout cas, la règle est connue, et désormais, les Directeurs savent à quoi s’en tenir. Ce qui est dit est dit. Pas de dynamisme, pas de résultats. Et sans objectif atteint, pas de promotion mais plutôt, l’incontestable et irréversible sanction aux incompétents.
Et pour cause, mieux que l’année dernière, à temps, les subventions sont tombées et les responsabilités situées. Ainsi, tous les chefs d’établissements étaient conscients que sans résultats probants, ils risquaient gros. En plus, un examen n’est pas un concours. Et, ceux qui proposent les épreuves ne sont rien d’autres que les mêmes enseignants. Alors, il est inadmissible que toute une classe évaluée de façon continue échoue. Cela suppose que les cours ont été mal dispensés et qu’il n’y a eu, tout le long de l’année scolaire, aucun ajustement pour dégager un lot d’écoliers moyens. Tout simplement révoltant !
Maintenant que les contestataires ont compris la pertinence des limogeages, le gouvernement ne doit pas s’arrêter en si bon chemin. Déjà, il serait judicieux que cette salubrité au niveau des chefs d’établissements du primaire s’étende au secondaire. Car, autant la règle est désormais valable pour nos Directeurs au vu de leurs résultats au Cep, autant elle devrait l’être pour ceux des collèges aux piètres scores au Bepc et au Bac.
Si possible, dès la prochaine année scolaire, il faut aussi penser aux établissements privés. S’il y en a d’incapables qui multiplient les 0% ou en deçà de 20% aux différents examens, ce serait un tort fait aux exigences de la formation que de ne pas leur demander des comptes. Je parie qu’ainsi, de moins en moins, les chefs d’établissements, qu’ils soient du public ou du privé, se feront soudoyer pour présenter des cancres aux examens. A contrario, de plus en plus, la compétence des enseignants et la qualité des apprenants seront au rendez-vous. Rigueur et encore rigueur. Pour une révolution positive dans le secteur éducatif, on ne demande pas mieux !





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