En vérité : Standing ovation pour le Onze national

Moïse DOSSOUMOU 17 octobre 2018

Ils ont admirablement rempli leur part du contrat. Hier au stade de l’amitié Gl Mathieu Kérékou, les Ecureuils ont assuré. L’objectif était de remporter le gain de la partie. Sans trembler devant le palmarès assez fourni de leurs adversaires, nos vaillants ambassadeurs ont vaincu le signe indien en mettant la balle au fond des filets. Enfin, le Bénin a battu l’Algérie sur le rectangle vert. Le score est certes étriqué, juste un but à zéro. Mais ce résultat est largement suffisant pour relancer notre pays dans la course pour la qualification à la Coupe d’Afrique des nations, Cameroun 2019. Avec dextérité, les Ecureuils viennent de rendre aux Fennecs la monnaie de leur pièce. En effet, vendredi dernier, à Blida en Algérie, nos footballeurs, sans démériter, ont courbé l’échine en encaissant deux malheureux buts. Très vite, le gouvernement et l’encadrement technique ont réagi pour conjurer le mauvais sort. Et cela a payé.
Quelques heures seulement après la rencontre de Blida, les Ecureuils étaient déjà à bord du vol retour sur Cotonou. Un avion a été affrété spécialement pour leur faciliter la tâche. Ce geste de sollicitude à l’actif du gouvernement en dépit de la défaite a permis au onze national de reprendre des forces afin de mieux s’exprimer au pays. Hier à Cotonou, sur leurs propres installations, nos footballeurs ont redonné espoir à tout un peuple. Beaucoup craignaient à raison que les joueurs ne soient plus en mesure de battre leurs adversaires. Même réduits à dix, ils ont prouvé le contraire en tenant bon. La détermination de l’équipe nationale d’engranger les trois points du match n’a été nullement entachée. La rage de vaincre était si forte que les dix longues minutes d’arrêts de jeu octroyées par l’arbitre n’ont pas fait courber l’échine aux formidables Ecureuils.
A aucun moment, en dépit du poids de l’expérience, les Fennecs n’ont réussi à dompter le gardien de but béninois qui a conservé sa cage inviolée du début jusqu’à la fin du match. Que les Ecureuils donnent autant de belles émotions au public sportif, cela n’arrive pas souvent. Leur mérite est d’autant plus grand que c’est la toute première fois que le Bénin bat l’Algérie. Depuis 1983 que les deux pays s’affrontent, il a fallu attendre 2018, soit 35 ans, pour que le Bénin prenne la judicieuse option de vaincre l’Algérie. Maintenant, il faut poursuivre sur cette lancée. Ce serait une erreur que le Bénin dorme sur ses lauriers, car il faut encore batailler dur pour obtenir le ticket gagnant pour la Can Cameroun 2019. Poursuivre les efforts, corriger les défaillances techniques, améliorer les points forts et doper le moral de la troupe, voilà le condensé des tâches à effectuer.
Dans un mois, soit le 17 novembre prochain, le Bénin affronte la Gambie à Banjul. Au match aller à Cotonou, les Ecureuils avaient disposé des Scorpions gambiens par le même score de 1 but à 0. En déplacement, ils devront conserver cet avantage et ne pas se laisser surprendre par un match nul pire par une défaite. Lorsqu’ils auront passé ce cap, l’ultime rendez-vous sera pris pour Cotonou en mars 2019 où les Ecureuils en découdront avec les Eperviers. A Lomé, les deux équipes se sont séparées dos à dos par un score nul et vierge. Il ne sera pas question de perdre la face à Cotonou. Vaincre à tout prix, c’est le mot d’ordre qui doit guider nos joueurs lors de ces deux rencontres décisives. S’ils y parviennent comme ils semblent disposés à le faire, Michel Dussuyer appelé à la rescousse aura rempli son contrat. Comme en 2004, 2008 et 2010, il faut espérer que le Bénin participera une nouvelle fois à une phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations.



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