En vérité : Un développeur pour Ouidah !

Angelo DOSSOUMOU 13 juillet 2017

Elle cherche un Sauveur ! Exit Sévérin Adjovi, Ouidah, la belle croise les doigts et implore Dieu qu’enfin, il le lui envoie. Une vingtaine d’années de décentralisation et, pour la cité des Kpassè, le développement semble être une chimère. Ville pourtant promise à un avenir touristique radieux et à une urbanisation féconde, elle a souvent jeté son dévolu sur des maires fanfarons. Le développement entre parenthèses, Ouidah marque le pas, et pour s’ouvrir son paradis sur terre, multiplie les combinaisons. Longtemps, les Gléxwénou ont cru que la clé se nommait Sévérin Adjovi.
D’ailleurs, ils n’en reviennent toujours pas que le soi-disant ambitieux pour leur ville, le fortuné au parcours politique bien rempli leur ait vendu du vent. En dehors d’un séduisant hôtel de ville, le bilan de Sévérin Adjovi, en presque dix ans, serait famélique. Sa gestion, une catastrophe. La sentence du collège des conseillers, depuis plus d’une semaine, on la connait déjà.
Mais demain vendredi pour Ouidah, devra être un grand jour. Tous les Gléxwénou en rêvent. A la limite, après la destitution de Sévérin Adjovi, ils jubilent et croient, dur comme fer, à un Nouveau départ avec un maire rassembleur et développeur. Et pour ça, il faut trouver la bonne combinaison et le maire parfait pour bâtir Ouidah. Pas un vendeur d’illusions. Tout simplement, un chef à la tête d’une équipe compacte et solidaire.
Et si, pour évincer Sévérin Adjovi, la large majorité des conseillers l’étaient, depuis lors, on aura compris qu’ils ont mené le combat sans un véritable leader. Même si vraisemblablement, Célestine Adjanonhoun a jeté l’éponge et que Bruno Adjovi n’a pas la faveur des pronostics malgré qu’il soit issu de la liste majoritaire, il ne faudrait pas être surpris que Venance Gnigla se fasse doubler par un troisième larron. Demain donc, il faut s’attendre à tout. Rien n’est gagné d’avance. Même pas pour le favori Gnigla.
Toujours est-il que la succession de Sévérin Adjovi est ouverte, et le défi du prochain maire, c’est de faire mieux que son prédécesseur. Sinon, pourquoi le conseil communal se serait-il donné tout ce mal pour le déboulonner ? Adjovi parti, encore quelques heures, pour s’assurer que les frondeurs ne sont pas des plaisantins. A leur solidarité, vision et capacité à ouvrir de nouveaux horizons pour le développement de la capitale touristique du Bénin, on les jugera. Mais avant, Ouidah retient son souffle. A genoux et en union de prière, elle se donne la main pour conjurer le sort des maires incapables.
Mais pour moi, il n’y a aucun doute. C’est ensemble que Ouidah relèvera le pari du développement. Barack Obama l’a dit : ‘‘Des institutions fortes et non des hommes forts’’. En réalité, il est impossible de bien gouverner en étant chahuté et lâché. Tout comme, il est impossible d’être intelligent tout seul et de penser réussir en fonçant tête baissée. Sévérin Adjovi ne l’a peut-être pas compris et l’a appris à ses dépens. A son successeur de ne pas tomber dans les mêmes pièges !





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