En vérité : Un gap qui interpelle !

Angelo DOSSOUMOU 19 mars 2018

7 milliards de gagné en un an. Un encadrement et des balises, à point nommé, pour contrôler les voyages à l’extérieur des officiels, et on tombe des nues. Du triple au simple, comme par magie, les bruits de dettes énormes du contribuable à l’égard des Agences de voyage ont cessé. Depuis octobre 2016 et l’avènement de la Cellule des voyages officiels, une filière d’escroquerie et de dilapidation des ressources de l’Etat s’effondre.
Déjà, en peu de temps, elle a permis d’enregistrer une différence de 7 milliards. Pour ceux qui en doutent, voilà une réforme qui porte ses fruits et qui ne peut que faire l’unanimité. Car, généralement, quand la rationalisation des dépenses publiques est relative à la classe des prolétaires, ça gronde. Et quand des dispositifs sont mis en place pour qu’au sommet de l’Etat, la rupture soit la chose la mieux partagée, ils passent inaperçus, ou très souvent, personne ne s’en préoccupe.
Mais désormais, on sait qu’il est possible qu’avec l’audit de nos méprisables pratiques, qu’on en vienne au triomphe de la bonne gouvernance. La preuve manifeste est qu’avant, le secteur des voyages officiels n’était pas bien structuré et était une vache à lait. Pas de centralisation et un contrôle laxiste. Conséquence, des ministères et institutions de la République se donnaient la liberté de faire des déclarations de voyages que l’Etat s’empressait de valider.
En définitive, trop de voyageurs et de missions inutiles à l’extérieur. Carrément, sur le dos du contribuable, certains cadres en profitaient pour faire leur bain touristique. Et à l’arrivée, nous avons une mafia, avec au centre, les Agences de voyages et des ventes de billets qui, profondément, creusent les caisses de l’Etat.
Aujourd’hui, grâce au ministre Wadagni qui, très tôt a tiré la sonnette d’alarme, et avec l’instauration de la Cellule des voyages officiels, beaucoup de choses ont changé. Dorénavant, on sait qui va où, quand, pourquoi et par quel moyen ? En clair, de façon systématique, au scanner de la Cellule, passent la pertinence et la classe affectée aux voyages des officiels. Ce n’est donc pas un hasard, si très rapidement, avec ce nouveau système, un bénéfice de 7 milliards a été enregistré en un laps de temps.
Aussi, sans doute, le mécanisme Cellule permet-il d’acheter les billets en lot, à temps, et de signer, en toute transparence, des partenariats avec des compagnies aériennes. Tout compte fait, elle gère mieux. Du coup, les résultats obtenus traduisent une rupture radicale. Pas besoin de rappeler qu’en 2017, les voyages officiels, à l’exception de la Cour constitutionnelle et de l’Assemblée nationale, ne s’élèvent juste qu’à 2,5 milliards.
A contrario, sur les cinq années d’avant, la consommation moyenne est de 9 milliards avec un pic de 17 milliards sur une seule année. Quoi de plus normal, que les chiffres parlent d’eux-mêmes, quand le chef de l’Etat donne le bon exemple ? On ne le sait que trop. Depuis avril 2016, l’austérité a lourdement frappé ses voyages officiels au point d’affecter la communication gouvernementale ? Il va sans dire que l’effort de sacrifice demandé au peuple n’est pas l’apanage des travailleurs. Du côté du voyage des élites à l’extérieur, la rupture est passée par là. Et pour le moment, ça fait 7 milliards d’économie. Qui dit mieux ?



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