L'œil du consultant : LA FORCE DU SYMBOLE

La rédaction 5 juillet 2019

Au moment où tout le monde tombe dans les panégyriques, suite à notre historique première qualification pour le 2nd tour d’une CAN, je fais un écart pour mettre en exergue une promesse qui a retenu mon attention. Celle de Osvald Homéky, Ministre en Charge des Sports, faite au nom du Gouvernement Patrice Talon. Pérenniser l’acquis par un symbole indélébile : exposer les photos de nos " héros " dans tous nos stades. Pour la postérité. En ces temps où l’argent est devenu le critère primordial, cette idée maîtresse devrait cheminer dans notre conscient de tous les jours. L’honneur avant tout profit pécuniaire.

L’ATLAS A GRAVIR
Maintenant que nous avons franchi la première étape, nous devons nous réveiller de notre rêve éveillé. Et nous préparer à gravir des pentes sinueuses pour aller affronter les " Lions " dans leur tanière haute perchée, au sommet de l’Atlas dont ils portent le nom. Mais il est de notoriété que l’Ecureuil adore les cimes où il peut s’adonner à son sport favori : bondir de gauche à droite, d’avant en arrière pour dribbler et déjouer toute tentative de l’attraper. Mais ce match contre les Marocains est extrêmement compliqué pour nous, au-delà de toute diversion émotionnelle. Nous allons affronter la meilleure équipe africaine depuis bientôt 3 ans. Même si elle n’est pas récompensée par des trophées ou autres accessits, l’équipe entraînée par Hervé Renard a atteint un niveau de performance enviable par beaucoup de nations extérieures à l’Afrique. Elle est, potentiellement, une gagnante objective du trophée.

DUEL DE FRANÇAIS
D’un côté Hervé, dont le nom prédestiné de Renard, qui a usé de tous les subterfuges de ruse qu’on lui connaît pour imposer ses compétences sur le continent africain. Deux victoires finales avec deux pays différents (Zambie et Côte d’Ivoire) , une présence admirable au mondial 2018 assombrie par des arbitrages suspects . Et un premier tour de CAN impressionnant de justesse dans son jeu et dans son pressing tout terrain, obstiné à ne laisser aucun pouce de terrain à l’adversaire.
En face, Michel Dussuyer qui entre dans la légende béninoise, pour avoir permis une présence au 2è tour d’une nation qui avait frisé le ridicule lors de ses 3 précédentes présences à la CAN.
A priori, le combat semble perdu d’avance pour le poucet béninois, vu la différence de niveau.

UN MAL POUR UN BIEN ?
Tout pourrait se jouer autour de l’absence d’un Steve Mounier fantomatique depuis le début de la compétition. Poté qui brille de mille éclats pourrait en profiter pour jouer avant-centre, son poste de prédilection et nous resquiller un but , synonyme de sésame pour les 1/4 de finale . A condition que nous laissions aux vestiaires la déplorable habitude de ne pas presser haut pour défendre très, très bas. La victoire appartiendra aux plus conquérants, à ceux qui auront plus faim de ballons. A ce niveau les Marocains ont une grosse et grande longueur d’avance sur nous. Au delà des rêves éveillés, il faudra se mettre à cette évidence et jouer en conséquence se battre sur chaque pouce du terrain pour inverser les tendances. Pour jubiler ou ne rien avoir à regretter par la suite, parce que ayant tout donné. A quitte ou double





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