Loeil du consultant : Tactique, volonté et intelligence de jeu

La rédaction 27 juin 2019

On ne le dira jamais assez. Le football africain progresse relativement bien. Mais le distinguo doit être de mise. En vertu des images que nous véhiculent nos télévisions, au quotidien, nous avons appris à monopoliser le ballon. A bon ou mauvais escient, le problème est à ce niveau. Faire la passe à 11, gardien de buts compris, est très aisé et ne requiert que peu d’initiatives gagnantes. La routine. Le lot des équipes africaines, en somme. Mais, au moment de créer le surnombre dans le camp adverse et prendre des initiatives, tout se complique. Faute de génie créatif qui nous différencie des meilleurs
Le football africain est conçu pour ne pas perdre. C’est-à-dire ne pas gagner. La culture de la conservation stérile du ballon, tout en passes latérales et retropasses est devenu un rituel. On plagie les différents systèmes théoriques sans en approfondir la mise en application. Entre défense individuelle ou de zone, la tendance est plus à la folle course individuelle qu’au glissement collectif pour combler les espaces et endiguer le danger. Les attaquants oublient, presque toujours, leurs rôles de premiers défenseurs pour empêcher une bonne relance adverse et permettre une montée de leur bloc équipe.
De l’autre côté, les joueurs se passent et repassent la balle qu’ils balancent précipitamment vers l’avant, pour des courses folles de leurs attaquants, vers l’avant.

Le Mali et l’Egypte en exemples
Pour l’instant, seuls l’Égypte et le Mali sont parvenus à allier panache et efficacité. La qualité technique et la vivacité de leurs joueurs ont permis de temporiser ou accélérer, à bon escient. Mais l’une des équipes les plus dures à jouer est et sera, à mon humble avis, l’Ouganda. La générosité de ses joueurs dans le harcèlement de l’adversaire, tout terrain, et leur explosivité, vers l’avant, dès le ballon conquis, pourraient créer des désagréments aux futurs adversaires. Surtout si leurs qualités physiques et athlétiques accompagnent leur volonté.
Béchir MAHAMAT



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