A la découverte des objets d’art à la Marina : Un périple mais l’extase est au bout !

Angelo DOSSOUMOU 25 février 2022

Un jeudi pas comme les autres au Palais de la Marina. Le soleil de 16 heures dardait ses rayons sur Cotonou, la capitale économique du Bénin. Malgré la chaleur, une longue file de personnes composée de toutes les races patientait devant la guérite du Palais présidentiel pour l’accès à la galerie improvisée pour l’exposition des trésors royaux et des arts contemporains du Bénin. Il y avait tellement du monde que pendant plus d’une heure, ceux qui étaient à la queue avaient l’impression que le rang bougeait à peine. Pourtant, pas dizaine, ils franchissaient l’étape de la guérite pour un contrôle de routine.
Aux environs de 17h, un des responsables au niveau de ladite guérite a voulu un tant soit peu règlementer l’accès au Palais en privilégiant les visiteurs inscrits en ligne. Erreur. Le rang s’est rapidement disloqué et la pagaille s’en est suivie. Ceux qui étaient proches de l’entrée ont été subitement envahis par les visiteurs venus de la queue. Un couple mixte avec leurs deux garçons en ont fait les frais. Conséquence, les esprits se sont échauffés et des mots pas très catholiques lancés. Dans ce méli-mélo, le couple mixte et leurs enfants se sont retirés sans avoir pu franchir la fatidique barrière de la guérite du Palais de la Marina.

Mais, ceux qui ont fait preuve de patience, ont eu droit à une réorganisation plus commode du personnel posté à la guérite. Cette fois-ci et pour faciliter la tâche à tous, les parents accompagnés de leurs enfants ont été introduits par l’entrée principale après les contrôles réglementaires. Une formule qui a d’ailleurs permis à un groupe d’écoliers venus de Nikki de ne pas y passer la journée sans satisfaire leur curiosité. Cependant, avant l’introduction à la galerie, il faut non seulement sacrifier au lavage des mains mais aussi permettre aux hôtesses de remplir leur devoir de décompte des visiteurs.

Voir et non entendre
En un mot, tout un périple. Heureusement, que ce n’est pas pour rien. Si les photos des objets d’art restitués par la France donnaient déjà envie de faire le déplacement, l’émotion est encore plus grande devant les trônes des rois Glèlè et Guézo. Que dire du talent des artistes contemporains béninois qui vous mettent en extase ? Une dame venue avec ses quatre enfants et qui n’a pas voulu décliner son identité n’a pas caché qu’après le temps perdu dans les rangs, elle en redemande et, sans doute, reviendra se nourrir de la poésie artistique à travers les générations avant la clôture de l’exposition au Palais de la Marina.
D’ailleurs, pour une clôture de la visite prévue pour 18h30, jusqu’à 18H 50, les Forces de sécurité étaient obligés de supplier ceux pris par le charme de l’exposition ou tenant à tout prix à prendre le maximum de pose-photos à rebrousser chemin. 19h passées. Dans le ciel de Cotonou, la nuit se fraie son chemin et il faut affronter la circulation de retour à la maison. Seulement, des chances de revoir les mêmes objets d’art et au même endroit, tous les Béninois et les étrangers qui y vivent en ont jusqu’en mai prochain. Déjà, ce jour et durant tout le week-end, la bousculade à la guérite du palais de la Marina pour la découverte de l’année au Bénin risque d’être monstre. A coup sûr, désormais, personne ne veut se faire conter l’histoire sauf par les merveilleux guides touristiques qui, à gorge déployée, expliquent les moindres détails des objets d’art et des tableaux peints aux visiteurs. Ce qui est sûr, quand une visite ne suffit pas et que la possibilité de revenir dépend de soi-même, le choix à faire est très facile. Alors, imaginons la suite.





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