Arouna Guindo, Danseur professionnel au sujet du spectacle “Tindjan” : « C’est une manière pour nous de raconter comment nous exécutons le zinli »

La rédaction 22 octobre 2020

Arouna Guindo, est danseur professionnel et chorégraphe autodidacte d’origine Bénino-Malienne. Il sera une fois encore sur la scène de l’espace culturel le Centre pour présenter son spectacle intitulé "Tindjan". Il revient dans cette interview sur les détails de ce spectacle.

Vous avez initié le chaos élégant. De quoi s’agit-il ?
Le chaos élégant est une plateforme de création de hip hop expérimental. On utilise le hip hop pour pouvoir créer des pièces qui parlent des situations réelles et des expériences du quotidien. Cette plateforme contient les processus de création, mais aussi des pièces de la diffusion de performance.

Existe-t-il une différence entre chaos élégant et Dreamkeys ?
Le chaos c’est la plateforme, l’événement que nous produisons, tandis que Dreamkeys c’est une compagnie avec laquelle je travaille. Une compagnie d’hip hop expérimental dont je suis le directeur artistique. Ma propre compagnie à moi est trip-all et nous faisons toujours dans le hip hop expérimental.

Le samedi prochain vous serez sur la scène de l’espace le centre pour présenter une nouvelle pièce intitulée "Tindjan". De quoi s’agit-il ?
Tindjan est en référence à la sauce mantindjan du Bénin. Une sauce légume dans laquelle il y a beaucoup d’obstacles culinaires à savoir les viandes, fromages et tout. C’est une pièce basée autour de la danse zinli. C’est une représentation revisitée par des corps Hip hop. C’est une manière pour nous de raconter comment nous exécutons le zinli à Cotonou, Découvrir comment des artistes hip hop exécutent le zinli et comment nous l’utilisons pour raconter des situations. C’est une déconstruction et un développement autour de la danse du zinli. Faire le zinli avec un langage et un code urbains par des danseurs Hip hop.

Dites-nous ce que vous réservez au public qui va effectuer le déplacement ?
Le samedi ça va être flamboyant, glorieux. Notre leitmotiv est de pouvoir faire rayonner la culture béninoise à travers la jeunesse que nous représentons. On espère créer des spectacles aussi grands que ceux qu’on pourrait voir à l’extérieur mais en suivant le contexte de Cotonou. Il y a une chose dont les cotonois doivent être déjà fiers. Le samedi ce sera ce dynamisme que nous allons présenter et le public découvrira. Ce sera vraiment une bonne redécouverte.

Nous savons que la danse c’est l’expression du corps, comment cela se passe aujourd’hui avec la Covid-19 ?
Je sais que cela ne va pas plaire à beaucoup de personne. Il faut comprendre que nous sommes des têtes brulées dans notre compagnie. Certes il y a la Covid, avec tout ce que nous pouvons rencontrer comme obstacle, par rapport à la crise sanitaire, mais nous essayons d’être constant afin d’atteindre nos objectifs quelle que soit la situation. Nous essayons de nous armer par rapport à la maladie, de respecter les gestes barrières, d’avoir une bonne hygiène. Mais nous essayons de fonctionner comme si cette pandémie n’existait pas. Nous récupérons le contexte, pour pouvoir recréer, remonter et être plus fort.

Un mot pour conclure
(Rires) Cotonou est magique. Merci pour l’opportunité que vous nous donnez de pouvoir nous exprimer mais surtout de faire découvrir ce que nous faisons.
Propos recueillis par : Marina HOUNNOU (Coll.)





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