Célébration du 10 janvier au Bénin : Daah Metofodji et les siens fêtent le vodoun à Glo Glégbodji

La rédaction 11 janvier 2022

La fête nationale du vodoun est célébrée chaque année le 10 janvier au Bénin. Elle a été initiée dans les années 1990 par le président Nicéphore Soglo. A l’instar des autres villes du pays, la commune d’Abomey-Calavi a aussi abrité quelques manifestations. En effet, Daah Metofofji, fondateur de l’église des cultes endogènes Gbezinkpo dans l’arrondissement de Glo Glégbodji n’est pas resté en marge des manifestations officielles. A l’occasion, les Hounnon, sages, adeptes de divinités et populations environnantes et d’ailleurs se sont mobilisés massivement pour accompagner l’événement. Selon Daah Metofodji, cette initiative qui a lieu tous les ans à son domicile est une occasion pour lui, d’une part, de parler un langage franc avec les populations afin d’éclairer leur lanterne sur certaines pratiques endogènes dont elles n’ont pas connaissance et qui font polémique en leur sein. Et d’autre part, il sera question de faire asseoir un comité pastoral qui dirigera le culte du dimanche au sein de l’église.
Selon les explications du Daah Metofodji, le monde vodoun est souvent associé au mystérieux pour tous, indépendamment du moment et du lieu, par conséquent ce qui relève du divin. D’après lui, quelqu’un qui meurt devient vodoun au sens littéral. En d’autres termes, celui qui meurt part vers un monde inconnu et sans aucun doute divin. Ainsi toute manifestation d’une force qu’on ne peut définir ; tout phénomène dépassant les limites de l’imagination est Vodoun et réclame donc un certain culte précis. Il faut comprendre plus loin que le vodoun n’est pas uniquement caractérisé par le mystère ou tout ce qui a trait au mystérieux, mais le vodoun traduit dans d’autres sens, une tentative de domination et de domestication par l’être humain. L’homme capture ces forces ou puissance dont l’explication dépasse son entendement et prise pour surnaturelles. Au-delà de capturer, l’homme doit s’assurer la maîtrise de ces forces et donc la maîtrise du monde et de la vie en dominant les phénomènes naturels. Parlant de forces surnaturelles, Daah Metofodji souligne qu’il faut noter qu’il est question des quatre éléments divinatoires dont l’eau, l’air, le feu et la terre ayant chacun une divinité associée et ses dérivés selon le monde vodoun. Malheureusement se désole-t-il, aujourd’hui, le culte au Vodoun est délaissé au profit des cultes de religions importées au point où beaucoup de jeunes n’ont aucune connaissance en la matière, aucune histoire de leur identité. Le Bénin doit alors revenir à sa source pour le bonheur de ses filles et fils.
Faut-il le préciser, au terme des échanges, certains jeunes adeptes ont été choisis pour leur loyauté, couronnés et installés sur le "Gbezinkpo". Ils ont la mission de diriger les activités de l’église des cultes endogènes dont Daah Metofodji est le fondateur.





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