Déou Malè parle du décès de Kwamy Mensah Gnonnas : « Ça a été une surprise, rien ne montrait qu’on pouvait le perdre »

La rédaction 8 octobre 2021

Le Directeur du Fonds des arts et de la culture (Dfac), Gilbert Déou Malè s’est prononcé sur le décès de l’artiste Kwamy Mensah Gnonnas. « Ça a été une surprise, parce que nous l’avons vu quelques heures avant son décès, et rien ne montrait qu’on pouvait le perdre… », a confié Gilbert Déou Malè. Agé de 49 ans et père d’une fille, Kwamy Mensah fils d’une autre icône de la musique béninoise, feu Gnonnas Pedro, s’est éteint des suites d’une courte maladie, le samedi 2 octobre 2021 au Centre national hospitalier et universitaire (Cnhu) de Cotonou.
« Donc dès que la nouvelle est tombée dans la nuit. Nous étions déjà le petit matin à son chevet, parce que pour un cas de maladie, il n’est pas question de mettre en place une procédure administrative, avec beaucoup de protocole », a expliqué le Directeur du Fonds des arts et de la culture (Dfac) avant d’ajouter : « On l’avait retrouvé dans un état qui n’était pas trop critique, puisqu’il a parlé avec nous. Nous avons même pris une photo. Et quelques instants après mon retour, il m’a écrit aux environs de 15 heures. On était tous confiants. Dieu seul peut savoir ce qui s’est passé subitement. Face à la mort, l’homme ne peut rien. Dieu est au-dessus de tout et sa volonté prime ».
A en croire Gilbert Déou Malè, c’est un combattant qui est tombé les armes à la main. Car, Kwamy Mensah faisait de la salsa comme son défunt père mais y ajoutait sa touche afin que sa musique porte l’identité de son pays. « Il s’est engagé à accompagner ses pairs pour qu’un pan de notre culture soit révélé. C’était le combat de son papa. Pour lui, il fallait que la salsa aille au-delà de nos frontières, mais avec la marque que ça provient du Bénin. C’était son combat. C’est artiste engagé, un combattant qui est parti les armes à la main. C’est dommage. Son œuvre doit faire école au sein des acteurs culturels, parce que lorsque vous avez le talent, le don que vous mettez au service de votre communauté, vous ne mourrez jamais », souligne Gilbert Déou Malè. Mais dans une sorte de prémonition, l’artiste avait chanté il y a quelques semaines qu’il allait mourir en héros comme son défunt père.
Le Directeur du Fonds des arts et de la culture va présenter ses condoléances à sa famille biologique de même qu’à celle artistique. « Dieu a donné, Dieu a repris. Il ne manquait pas de moyens pour ses soins. Si vous voyez un peu la manière dont cela s’est passé avec Mensah, vous comprendrez qu’il y a la main de Dieu derrière. Quelques semaines avant cela, il a dit que son père est mort en héros et que lui-même va mourir en héros. Et il est mort ainsi. Je voudrais inviter les artistes à tout positiver », a-t-il conclu.





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