Exposition "Carte Blanche" à l’Espace le Centre : Quand le street art se délocalise

La rédaction 2 décembre 2020

Graffeur-designer, et promoteur du festival Effet Graff, Mr Stone démontre une fois encore, son talent en participant à l’exposition "Carte Blanche" avec Seencelor Labombe. Prévue pour durer 3 mois, cette exposition marque l’avant-première du festival Effet Graff « ça apportera certainement un plus au festival Effet Graff et je profite pour mentionner que le travail qui a été fait est double dimensionnels d’un côté, on peut considérer que c’est l’avant-première du festival Effet graff qui vient car, le thème c’est Bénin : Patrimoine et potentiel. L’idée est que les artistes relatent l’histoire des peuples du Bénin du 12ème siècle jusqu’au 21ème siècle et d’en ressortir les perspectives », a fait savoir Mr Stone. Habituellement, les artistes-graffeurs peignent sur les toiles, sur des murs à ciel ouvert. Mais ici, c’est le Centre qui décide d’accueillir le graffiti. Le graffeur habituellement utilise l’espace comme bon lui semble car, il n’a pas de limite. Il va de soi qu’une fois qu’il va dans le musée ou un espace qui n’est pas dédié à cet effet, il puisse avoir la largesse qu’il a l’habitude d’avoir d’où le thème de cette exposition "carte blanche". Les messages véhiculés à travers ses murs sont multiples et diverses. Entre dénonciations, devoirs de mémoires et tout, chacun des auteurs a pu attirer l’attention de par son œuvre. « Il y a un truc qui demeure à travers tout ce qu’on fait comme œuvre, c’est la transmission de valeurs, c’est rappeler notre identité. C’est ce que nos parents, nos aïeux ont vécu. Notre mission est de pouvoir transmettre cela, redonner vie à cela de façon éphémère afin que chaque personne d’une certaine manière puisse se reconnecter avec l’histoire et sa culture » fait savoir Mr Stone. Reconnue de par sa signature sur la majorité des murs à Fidjrossè « Fidjros’angels », seencelor labombe revient ici encore dans cette exposition proposer une expérience visuelle qui sort de l’ordinaire. « Habituellement dans les musées ou les salles d’expositions, les murs sont blancs on peint sur les toiles et on s’arrête pour voir, contempler, on apprécie le travail qui est fait et on rentre ragaillardi. Cette fois ci, nous nous sommes dit que nous allions sortir des sentiers battus, nous allons proposer quelque chose d’autre qui sort de l’ordinaire. Alors, on a décidé de peindre que ce soit les plafonds, les murs de sorte à laisser peu d’espace peint en blanc » fait-il savoir. Cette exposition permettra d’une certaine façon, à certaines personnes qui ont des appréhensions sur le racisme, de l’apercevoir autrement et rehaussera le graffiti béninois.
Marina HOUNNOU(Coll.)





Dans la même rubrique