Jean Michel Abimbola à la célébration du 10 janvier : « Les religions endogènes constituent le pétrole ou l’or qui dorment dans notre sous-sol »

Arnaud DOUMANHOUN 15 janvier 2020

Un héritage immortel. Le ministre de la culture, Jean Michel Abimbola a présidé les manifestations officielles de la commémoration de la fête des cultes endogènes, le 10 Janvier à Ouidah. A l’occasion, il a mis en exergue la place prépondérante de ces religions dans le vivre ensemble sous nos cieux. Au-delà, Jean Michel Abimbola replace le Vodoun au cœur du développement touristique du Bénin. Pour lui, célébrer nos religions endogènes tous les 10 janvier, constitue une occasion pour notre pays de vibrer au rythme d’une fête en vue de réhabiliter un culte traditionnel longtemps diabolisé, parce que mal connu. Il rappelle à juste titre que le peuple béninois et ses gouvernements successifs ont toujours insisté sur le fait que la culture constitue le fondement de notre identité dont elle caractérise la diversité. Et le Vodoun révèle le mieux cette identité. « Personne ne conteste aujourd’hui à notre pays, le Bénin la paternité du Vodoun, culte voué à un ensemble de divinités présentes partout, en tout. Le Bénin est le Berceau du Vodoun et c’est avec fierté qu’on lui concède une place importante dans notre identité », a expliqué le ministre Jean Michel Abimbola.
Le Vodoun, en tant qu’organisation sociale, spirituelle et philosophique régissant la vie chez nous et dans les communautés afro descendantes est un élément de notre patrimoine culturel immatériel. Il relève à la fois des traditions et expressions orales, des arts de spectacle, des pratiques sociales, des rituels et des événements festifs. Aussi, les pratiques Vodoun renvoient-elles à des connaissances liées à la nature et à l’univers. Et dans les arts Vodoun, plusieurs savoir-faire artisanaux sont mis en œuvre.
En effet, le Vodoun, en tant qu’organisation sociale, spirituelle et philosophique régissant la vie chez nous et dans les communautés afro descendantes est un élément de notre patrimoine culturel immatériel. Il relève à la fois des traditions et expressions orales, sauvegarde et promeut les valeurs que portent nos religions endogènes. « C’est aujourd’hui une question d’identité et d’existence stratégique dans un monde globalisé. Vous remarquez alors que les religions endogènes constituent le pétrole ou l’or qui dort dans notre sous-sol et qu’il ne nous reste plus qu’à en extraire. C’est pourquoi le gouvernement donne la main aux partenaires privilégiés que vous êtes, vous dignitaires, prêtres, adeptes, pour faire de cet héritage vivant un gage de développement socio-économique », a conclu Jean Michel Abimbola.





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