Valorisation du Vodoun au Bénin : La vision de Avocètien Dôflin Mètôgandji

Karim O. ANONRIN 25 janvier 2022

Quelques jours après la fête des religions endogènes célébrée chaque 10 janvier, les langues continuent de se délier au sujet de la valorisation du Vodoun au Bénin et au-delà de ses frontières. Les universitaires en parlent ainsi que les acteurs culturels et surtout les adeptes du cette entité considérée par beaucoup comme une religion au même titre que les religions monothéistes qui ont pénétré l’Afrique. Au nombre de ces adeptes du Vodoun, il y a Avocètien Dôflin Mètôgandji, chef de culte et adepte du Vodoun Houéssio dans le village Gbagla-Ganfan, Arrondissement de Kouti, Commune d’Avrankou. Pour ce dernier, la fête du janvier doit aller au-delà des spectacles au cours desquels des curieux viennent découvrir le Vodoun. « Nous devons accentuer des initiatives qui permettent de valoriser le Vodoun », a t-il dit en langue Goun, une langue parlée au Sud du Bénin dans la région de l’Ouémé et une partie de Cotonou. Sur le sujet, il n’a pas caché son enthousiasme de voir des décideurs politiques et des universitaires commencer par se pencher sur la question à travers des colloques scientifiques.
Poursuivant dans le même ordre d’idées, Avocètien Dôflin Mètôgandji, a déclaré que le Vodoun n’est pas synonyme du mal, mais plutôt du bien parce que le Vodoun respecte toutes sortes de créatures de Dieu et tout ce qui est sacré pour la vie. Pour Avocètien Dôflin Mètôgandji, lorsque tu es adepte du Vodoun, tu maîtrises les 10 commandements de Dieu et plus sans avoir été Chrétien étant donné que l’adepte du Vodoun pense d’abord au bonheur de son prochain et œuvre pour le bien-être social. Mieux, l’adepte n’est jamais partisan d’actes de violence ou de vandalisme au risque de subir la colère de Dieu, la pratique du Vodoun répondant à des règles très strictes axé sur le positif. L’adepte du Vodoun détient des savoirs en médecine traditionnelle qu’il utilise pour sauver des vies et autres rituels de purification.
A titre illustratif, Avocètien Dôflin Mètôgandji, a confié que dans la communauté où ils vivent (village, arrondissement et Commune), il n’est pas rare de voir les adeptes de vodoun prendre des initiatives pour purifier la localité lorsqu’ils sentent de mauvaises vibrations susceptibles de nuire à la santé des habitants ou de perturber la cohésion sociale dans la localité. Ils sont parfois même solliciter par les autorités politico-administratifs pour la purification et des prières en faveur des administrés. Avocètien Dôflin Mètôgandji, préconise donc que l’on parle très souvent des bienfaits du Vodoun dans notre société pour sa valorisation. En cela, il a tenu à rendre hommage aux frères Augustin et Jean-Claude Ahouanvoèbla pour leurs appuis dans la valorisation du Vodoun. Au titre des projets, Avocètien Dôflin Mètôgandji, envisage la création à Kouti d’un musée à ciel ouvert où les noms initiés peuvent venir découvrir les bienfaits du Vodoun à travers des conférences publiques périodiques et où les malades peuvent venir se faire soigner à base des plantes thérapeutiques dont il détient les vertus. Enfin, il rassure que le Vodoun ne disparaîtra jamais parce que les initiations au Vodoun sont régulièrement organisées dans des couvents pour assurer la relève.





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