Youss Atacora à propos de "Le Songe" : « Cette exposition est un mélange du monde réel et du monde imaginaire »

Isac A. YAÏ 1er mars 2022

Youss Atacora, artiste peintre autodidacte. Ainsi se décline l’identité de l’artiste qui expose ses œuvres dans les locaux de l’imprévu à Ganhi à Cotonou. Evoluant dans son propre style intitulé "Réalisme stupide", les œuvres issues de cette balade artistique ne sont pas pour autant stupides. Elles s’expriment dans un langage imprévu par l’artiste. Dans cet univers où l’imaginaire se mêle au réel, place est vite cédée au songe. Ainsi, des faits vécus à l’imprévu dans les rêves, peuvent aider à trouver solution à certains problèmes dans le monde réel. Cette de cette manière qu’évolue Youss pour accoucher ce mélange de toiles accrochés à l’imprévu.

Vous exposez depuis le 25 février dernier vos œuvres à l’imprévu. Dites-nous pourquoi cette exposition ?
Je suis présentement en exposition à Cotonou dans un lieu appelé L’imprévu. Cette exposition est intitulée "Le songe". Cette exposition est donc un mélange du monde réel et du monde imaginaire. Parfois, la vie nous joue de sales tours. Il y a donc pleins d’illusions. Il faut donc se coucher pour mieux réfléchir et dans un rêve, on peut trouver ce qu’il faut faire pour résoudre un problème dans un monde réel. C’est l’explication de la plupart de mes toiles. Raison pour laquelle quand vous les observez, vous vous rendrez compte que j’ai fait des dessins imaginaires, j’ai aussi fait des portraits voilés de certaines personnes pour ne pas les révéler dans leur aspect réel

Dans vos toiles, on observe effectivement un mélange de tableaux abstraits et de figuratifs. Pourquoi cette option ?
C’est l’ensemble de ces toiles qui donnent la stupidité de mes créations. La définition du réalisme stupide est la folie du réel. Donc, quand je suis en plein création, je quitte ma dimension humaine. Et c’est après avoir fini ma création que je reviens à mes dimensions humaines. C’est cela qui donne l’aspect spontanéité à mes œuvres. Cela donne une certaine liberté à mes créations qui ne s’expliquent pas. Mes œuvres s’expriment et s’expliquent d’elles-mêmes. J’ai tellement travaillé ce style qu’il est devenu une partie de moi-même.

Cette exposition compte combien d’ouvres et elles seront exposées pendant combien de temps ?
Cette exposition compte 16 œuvres qui seront exposées pendant deux semaines. Donc, du 25 février au 11 mars 2022.

Parmi ces 16 œuvres, quelles sont celles qui vous ont particulièrement marqué ?
Il y a deux œuvres qui m’ont marqué dans cette exposition. L’une est intitulée "Amazone" et l’autre "Zoulou". Ces deux toiles parlent des combattants au front.

Quand on parle d’Amazones, il s’agit des guerrières et Zoulou, les guerriers sudafricains. Pourquoi ce rapprochement ?
Je parle dans le style de guerrières et guerriers. Car, il n’y a pas une différence de sexe quand il s’agit de la révolte.

Depuis le vernissage, cette exposition est-elle visitée ?
Absolument. J’expose dans un lieu populaire, les gens y viennent et découvrent les œuvres. J’invite donc le public à venir contempler les œuvres exposées. Elles sont exposées jusqu’au 11 mars prochain.
Propos recueillis par Isac A. YAÏ





Dans la même rubrique