Covid-19 en Afrique : l’OMS intègre la médecine traditionnelle dans la riposte

28 juillet 2020

Mise à l’écart au tout début de la pandémie du Coronavirus sur le continent, la médecine traditionnelle est en voie d’être utilisée dans la lutte contre cette maladie, qui a déjà causé le décès de plus de 17 000 personnes en Afrique. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) ont tendu la main à cette médecine reposant essentiellement sur l’utilisation des milliers de plantes dont dispose le continent.

Alors que l’Occident a une attention particulière sur les grands laboratoires à la recherche d’un vaccin contre cette maladie qui ébranle le monde entier, le Bureau Afrique de L’organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) se tournent plutôt vers la médecine traditionnelle. La semaine dernière, ces deux institutions sanitaires ont mis en place un Comité consultatif d’experts chargé de fournir un soutien et des conseils scientifiques indépendants aux pays sur la sécurité, l’efficacité et la qualité des thérapies de médecine traditionnelle.

En effet, ce comité d’experts appuiera les pays dans un effort de collaboration pour mener des essais cliniques de médicaments traditionnels en conformités avec les normes internationales. Un apport visant également à faciliter l’enregistrement des médicaments issus de la pharmacopée traditionnelle jugés sûrs et efficaces.

Vers la valorisation de la médecine traditionnelle !
Selon l’OMS, le recours à cette forme de thérapie fait suite à son utilisation par environ 80% de la population ; une plus-value dans la mise en place d’une stratégie capable de contribuer à l’atteinte des objectifs de la couverture sanitaire universelle, par la réduction de la pauvreté et de la faim.

« La fabrication et la Commercialisation à grande échelle des médicaments issus de la pharmacopée traditionnelle, qui impliquent la culture des plantes médicinales ainsi que les processus de récolte et de post-récolte présentent des avantages en termes de développement socio-économique », a précisé le Dr Ossy Kasilo, conseillère régionale chargée de médecine traditionnelle pour le bureau régional de l’Organisation mondiale de la Santé en Afrique.

De son côté, Dr Moatshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique met l’accent sur les principes empiriques de la science : « L’intérêt pour la médecine traditionnelle en tant que traitement potentiel contre le Covid-19 est croissant en Afrique », ajoutant : « au moment où le monde se lance à la recherche de traitements et de vaccins contre le virus, la recherche sur les médecines traditionnelles et orthodoxes en tant que thérapie potentielle du Covid-19 doit être fondé sur la science, et ce jour marque une étape importante dans le soutien de ces efforts » .

A l’aube de l’annonce des premiers cas confirmés, à l’instar de Madagascar, plusieurs Etats du continent ont plaidé pour l’intégration de la médecine traditionnelle dans la riposte contre la pandémie. Des sources proches des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies indiquent que certains États dont le Nigeria et l’Ouganda ont lancé des recherches thérapies traditionnelles.
Source : afrik.com





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